IV. — Fruits et légumes frais
Fruits. — On vend à la halle de Paris : poires, le cent, 25 fr. à 140 fr., pommes, le cent, 20 fr. à 130 fr. ; le kilog., 0 fr. 25 à 0 fr. 50; raisins, chasselas de serres, le kilog., 4 à 14 fr.
Gros légumes. — Dernier cours de la halle : asperges de châssis, la botte, de 20 à 35 fr.; aux petits pois, la botte, 1 à 2 tr.; betteraves, la manne, 0 fr. 40 à
I fr. 40; carottes communes, les 100 bottes, 20 à 35 fr.; d'hiver, l'hectolitre, 3 fr. à
5 fr. ; de chevaux, les 100 bottes, 15 à 22 fr.; choux communs, le cent, 5 à 15 fr.; navets communs, les 100 bottes, 20 à 33 fr.; de Freneuse, le paquet, 35 à 40 fr. l'hectolitre, 3 fr. à 4 fr.; oignons en grain, l'hectoUtre, 9 à 12 fr.; panais communs, les 100 bottes, 12 à 15 fr.; poireaux communs, les 100 bottes, 30 à 65 fr.
Pommes de terre. — Hollande communes, l'hectolitre, 14 à 16 fr.; le quintal, 20 fr. 14 à 22 fr. 85 ; jaunes communes, l'hectolitre, 8 à 9 fr.; le quintal,
II fr. 42 à 12 fr. 85.
Menus légumes. — On vend à la halle de Paris : ail, le paquet de 25 bottes, 3 fr, à 4 fr. 50; appétits, la botte, 0 fr. 10 à 0 fr. 20 ; barbe de capucin, la botte, G fr. 15 à 0 fr. 30; cardon, la botte, 2 fr. à 4 fr. ; céleri, la botte, 0 fr. 50 à G fr. 60; rave, la pièce, 0 fr. 15 à 0 fr. 20 ; cerfeuil, la botte, 0 fr. 30 à 0 Ir. 60; champignons, le kilog., 1 fr. à 1 fr. 60; chicorée frisée, le cent, 12 à 17 fr.; choux-fleurs de Bretagne, le cent, 25 à 50 fr.; choux dé Bruxelles, le litre, 0 fr. 30 à 0 fr. 40 î ciboules, la botte, 0 fr. 15 à 0 fr. 20; cresson, la botte de 12 bottes, 0 fr 90 à 1 fr. 70; échalottes, la botte, 0 fr. 25 à 0 fr. 40; épinards, le paquet, 0 fr. 40 à 0 fr. 50; escaroile, le cent, 14 à 20 fr.; laitue, le cent,
6 à 14 fr.; mâches, le calais, 0 fr. 20 à U fr. 30; oseille, le paquet, 0 fr. 60 à 0 fr. 90; persil, la botte, 0 fr. 40à 0 f r 50; pissenlits, le kilog., Ofr. 30 à 0 fr.70; potirons, la pièce, 1 fr. à 5 fr. ; radis roses, la botte, 0 fr. 50 à 0 fr. 70; noirs, le cent, 5 à 20 fr.; romaine, la botte de 4 têtes, 1 fr. 60 à 2 fr. 40; salsifis, la botte, Ofr. 50 à 0 fr. 60 ; thym, la botte, 0 fr. 10 à 0 fr. 20.
V. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres. Vins. — Le grand fait de la semaine, c'est le retour inopiné du froid, retour tel que la neige est tombée avec abondance dans la plus grande partie de la France, et que, dans un grand nombre de localités, on signale des vignes gravement atteintes par la gelée. Heureusement, dans la plus grande jjartie des vignobles, les bourgeons ne s'étaient [)as encore épanouis, de telle sorte que là le mal ne paraît pas considérable pour le moment. Mais dans la Provence, l'Hérault, le Roussillon, beaucoup de pousses nouvelles étaient sorties, et elles ont été profondément atteintes par des froids de — 5 à — 6 degrés que l'on a dû.
constater prepque partout, au grand désespoir des vignerons Que sera-ce, en définitive, de ce cruel phénomène? Il est encore bien diflicile de le dire S'il s'était p'oduit une juinzaine de jours plus tard, on aurait eu certainement beaucoup plus de mal à déplorer; dans l'état actuel des choses, il est à présumer que, si le froid ne persiste pas, la prochaine récolte ne sera compromise nulle part par ces phénomènes. Les mêmes faits se sont produits dans les vi^^nobles d'Algérie et d'Espagne, sans que l'on ait non plus beaucoup de 'mal sérieux à redouter pour le moment. Au point de vue commercial, on se plaint i)eaucoup, dans le Midi, de l'importation en grandes quantités de piquettes d'Espagne introduites sous le nom de vins à l^ degrés d'alcool, et qui se vendent de 15 à 18 l'r. l'hectolitre sur les marchés des Pyrénées-Orientales et de l'Aude; ce ne sont, en réalité, que des liquides alcooliques n'ayant du vin que le nom.
Spiritueux. — La situation est à peu près la même que la semaine précédente sur les marchés du Midi : très peu d'aflaires avec des cours stationnaires. Dans le Nord, au contraire, et principalement à Paris, la hausse que nous avons déjà signalée se maintient et elle prend de nouvelles pr.ipoitions. — A Montpellier^ on cote par hectolitre : 3/6 bon goût, 100 fr.; marc, 90 Ir.; à Celle^ 3/6 bongoijt, 105 fr.; à Béziers, 3/6 bon goijt, 103 fr.; marc, 95 fr. — A Bordeaux, les eauxde-vie nouvelles d'Armagnac, valent : haut Armagnac, 150 à 155 fr.; Ténarèze, 158 à 160 fr.; bas Armagnac, 190 à 200 fr. — A Paris, on cote : 3/6 betteraves, 1'" qualité, 90 degrés, disponible, 54 fr. 50 à 55 fr. ; avril, 5'4 fr. 75; quatre mois de mai, 5o fr. 50 à 53 fr. 75; quatre derniers mois, 52 fr. 50 à 52 fr. 75. — Le stock est actuellement de 1P,9''5 pipes, contre 13,825 en 1882.
Raisins sea. — Il y a toujours de la fermeté dans les cours. Les prix se inaintiennent dan '. le Midi aux taux que nous avons précédemment indiqués.
Vinaigres. — Les prix sont sans changements. On paye à Orléans par hectolitre : vinaigre nouveau de vin nouveau, 40 à kl fr.; vinaigre nouveau de vin vieux, 45 à 47 fr.; vinaigre vieux de vin, , 55 à 60 fr.
^' 1. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons.
Sucres. — Les affaires sont toujours difficiles, et les prix se maintiennent avec peine sur toutes les sortes. On paye à Paris, par 100 kilog, : sucres bruts 88 degrés saccharimétriques, 51 fr.; les 99 degrés, 58 fr. 55; sucres blanc<, 59 fr.; à Lille, sucres bruts, 50 fr ; à Péronne, sucres blancs, .57 fr. 75; sucres bruts, 50 fr. 25; à Saint-Quentin, sucres bruts, 49 fr. 75 à LO fr.; à Valenciennes, sucres bruts, 5U fr. 25. — Le stock de l'entrepôt réel des sucres était, au 14 mars, à Paris, de 869,000 sacs pour les sucres indigènes, avec une diminution de 8,000 sacs depuis huit jours. Il n'y a pas de changements dans les prix des sucres ralfinés; on les paye de 105 à 106 ir. 50 par lOOkilog. à la consommation, et de 63 fr. 75 à 66 fr. 75 pour l'exjjortation.
Mélasses. — Prix fermes. On paye à Paris 12 fr. par 100 kilog. pour les mélasses de fabrique, 13 fr. 50 à 14 fr. pour celles de ralfinerie.
Fécul'S. — Les cours sont plus fermes depuis huit jours. On cote à Paris 39 fr. 50 à 40 fr. par 100 kilog.; pour les fécules piemières du rayon; à Compiègne, 39 fr. 50 pour celles de l'Oise, à Epinal 40 tr. 50 pour celles des Vosges.
Glucoses. — Il y a moins de fermeté dans les prix. On cote à Paris par 100 kilog.: sirop de froment, 53 à 55 fr.; sirop massé, 42 à 43 fr.; sirop liquide, 34 à 36 fr; sirop de maïs, 47 à 48 fr.
Amidons. — Maintien des prix. On paye à Paris : amidons de pur froment, 66 à 68 fr ; de province, 64 à 66 fr.; de maïs, 54 à 56 fr.
Houblons. — Les affaires sont peu importantes; les prix demeurent sans chan gements sur le plus grand nombre des marchés.
vu. — Huiles et graines oléagineuses, tourteaux.
Huiles. — Les affaires ont été moins actives depuis huit jours sur les huiles de graines, et les prix accusent un peu de baisse. On paye à Paris, par 103 kilog., huiles de colza en tous fûts, 105 fr. 25; en tonnes, 107' fr. 25; épurée en tonnes, 115 fr. 25; huile de lin en tous fats, 59 fr. 75; en lin, 61 fr. 75. — Sur les marchés des départements, on paye les huiles de colza : Caen, 102 fr. ; Rouen, 100 fr. 50; Cambrai, 99 fr. ; et pour les autres sortes, œillette, 110 fr. ; lin,58fr. — Dans le Midi, il y a un peu plus d activité dans les transactions sur les huiles d'olive.
Graines olèogineuses. — Les cours ont peu varié depuis huit jours. On paye par hectolitre dans le Nord : œillette, 26 fr. à 28 fr. ; lin, 13 à 16 fr.
Tourteaux. — Les prix se maintiennent bien. On paye par 100 kilot?. : à Cambrai, tourteaux d'œillettes, 17 fr. 50; de colza 17 fr. 50 à 19 fr. 50; de lin, 20 fr. 50 à 22 fr. ; de cameline, 20 fr. ; — à Rouen, tourteaux de lin, 19 fr. 50; de sésame, 15 fr. 50.
VJII. — Matières résineuses, colorantes et tannantes.
Matières résineuses. — Les prix sont en bausse. On ])aye à Dax, 90 fr. par 100 kilog. pour l'essence pure de térébenthine.
Venkts. — Les verdets marchands valent : en pains, 135 fr. ; en boules, 130 fr. par 100 kilog.
Soufres. — Les ventes sont importantes dans le Midi. Les soufres triturés valent de 16 fr. 50 à 17 fr. 50 par 100 kilog. suivant les marques.