ET DES MOISSONNEUSES
Au concours spécial de moissonneuses, à Albi, en 1882, le premier prix, consistant en une médaille d'or, pour les appareils à aiguiser les scies des faucheuses et des moissonneuses, a été décerné à M. Bussereau, constructeur à Paris (22, rue de Picardie). La fig. 46 représente la meule et son appareil d'aiguisage.
Cet appareil, qui peut d'ailleurs être adopté à toutes les meules, consiste en un support en fer qui est monté sur l'auge de la meule. Ce support est articulé, et muni, à sa partie supérieure, d'une vis de pression pour recevoir et serrer la scie. Un levier permet de l'abaisser jusqu'au point oii la scie est en contact avec la meule ; l'adhérence est assurée au moyen de deux ressorts, et à l'aide d'un loqueteau et de deux entailles sur le support, on peut incliner la scie à droite et à gauche suivant le côté que l'on veut aiguiser.
Les deux colonnetles qui soutiennent le support peuvent être plus ou moins montées dans les douilles munies de vis de pression, où entre
leur partie inférieure. On peut, grâce à cette disposition, descendre la scie lorsque la meule vient à s'user, en même temps qu'on règle l'inclinaison suivant laquelle la dent se présente sur la meule. Pour aiguiser avec justesse, il est important de s'assurer que l'appareil e.^t réglé régulièrement, de telle sorte que l'angle de la meule corresponde bien entre les deux dents de scie. Si l'on veut s'assurer de la marche du travail, on renverse la scie en arrière grâce au levier à main, sans rien desserrer, et on peut, si le travail n'est pas achevé,
Fig, 46. — Meule de M. Bussereau pour aiguiser les scies des laucheuses et des moissonneuses.