NOUVELLES MACHINES DE M. ALBARET
d'obtenir un mouvement régulier qui sépare bien les grains de la rafle ; cette difficulté est d'ailleurs accrue par les grandes différences que présente souvent le volume des épis. M. Albaret a su arriver à un excellent résultat. Les épis jetés dans une trémie à la partie supérieure de l'appareil, sont complètement égrenés; les grains sont rejeiés d'un côté, et les rafles de l'autre. Il ne reste pas de grain dans la rafle, et il n'y a pas de grains écrasés. La râfle^ une fois desséchée, peut servir de
Fig. 5. — Hache-maïs Albaret, muni de son élévateur.
combustible, et constituer ce que, dans le Midi, on appelle le charbon blanc. L'égrenoir possède un tarare pour nettoyer le grain, qui sort de l'appareil parfaitement propre. Le grand modèle exposé au palais de l'Industrie peut donner, par jour, 400 hectolitres de grain nettoyé. Son prix est de 1,450 francs.
Déjà en 1882, à la suite du concours spécial de hache-maïs de Sainte-Menehouid (Marne), nous avons signalé à nos lecteurs, le hachemaïs de M. Albaret, muni d'un élévateur. La régularité du travail de cet appareil avait vivement frappé tous les visiteurs du concours. On