‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 412 sur 683 · NOUVELLES MACHINES DE M. ALBARET · texte numérisé non relu

NOUVELLES MACHINES DE M. ALBARET

voit dans la fig. 5 un type de son installation; nous n'avons presque qu'à répéter ce que nous disions il y a quelque mois.

Le hache-maïs de M. Albaret se recommande à la fois par sa solidité et par la régularité de son fonctionnement. Celte régularité est assurée par ce fait que tout le mécanisme dépend de l'action d'un seul organe, grâce. à la combinaison d'engrenages différentiels adoptée par M. Albaret. Celte combinaison consiste en la juxtaposition de séries de roues dentées semblables sur deux arbres parallèles disposés de telle sorte que le premier engrenage de l'un de ces arbres et le dernier de l'autre étant calés sur leurs axes, on obtient, sous un très petit volume, de très grandes et faciles modifications de vitesse. On peut, grâce à ce système, faire varier la longueur de la coupe du maïs, par un embrayage d'une extrême simplicité^ obéissant avec la plus rigoureuse exactitude.

Dans la plupart des exploitations où l'on ensile du maïs ou d'autres fourrages verts, une grande difficulté est de trouver, sur les bords du silo, une place convenable pour l'installation de l'appareil de hachage. Tantôt on le place sur la crête du mur, et alors la difiiculté est d'élever les charges des voitures à cette hauteur ; tantôt on le laisse sur le sol, et alors il faut monter les fourrages hachés. Pour obvier à ces inconvénients, M. Albaret a adapté à ses hache-maïs un élévateur qui complète le travail de ces utiles instruments, comme on le voit dans le dessin qui accompagne cet article. Le fourrage haché tombe dans un tambour oi^i l'élévateur le saisit pour l'entraîner au-dessus d'un mur de deux ou trois mètres de hauteur et le faire retomber de l'autre côté. C'est par des augets en bois que le fourrage vert est enlevé dans le tambour. Les mouvements du hache-maïs et ceux de l'élévateur sont combinés avec une justesse remarquable; nous nous rappelons l'ébahissement avec lequel les visiteurs du concours de Sainte- Menehould ont vu débiter, pendant des heures, d'énormes quantités de fourrages, sans qu'il se produisît, à aucun moment, le moindre engorgement. Cet élévateur trouvera sa place dans toutes les exploitations 01^1 les fourrages à ensiler sont cultivés sur une assez orande échelle.

Ajoutons que le hache-maïs est muni d'un engreneur mécanique ou automatique. Le prix de l'appareil complet, tel que le dessin le montre, est de 1 ,800 francs. Henry Sagnier.

J'ai présenté à la Société des agriculteurs de France pour le concours relatif au prix de revient minimum du blé au quintal métrique, l'étude sur le blé dont une partie a paru dans les numéros des 20 et 27 janvier du Journal de f agriculture.

Pour ne pas être trop long, je ne vous rappellerai pas les questions du programme que j'ai dû traiter dans mon mémoire : T la nature du sol; 2" les engrais employés ; 3" Tassolement; 4° le mode de culture ; 5° la variété des blés employés.

Mais je crois, avant d'entrer en matière, devoir vous dire :

1° Qu'en traitant une question mise au concours par la Société des agriculteurs de France, je n'avais nullement l'intention de nuire à

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