V. — Vins, spiritueur, vinaigres, cidres
Vins. — Les premières semaines da mois d'avril avaient été assez favorables aux travaux de la vign?, en même temps qu'à la végétation de la plante. A ces conditions dont on n'avait qu'à se louer, en ont succédé tout à coup d'autres beaucouo moins avantageuses. La température s'est abaissée rapidement, et elle est descendue au-des'sous de zéro dans un grand nombre de localités du Centre, de FOaest et du Sud-Ouest ; h pluie est tombée en assez grande abondance, accompagnée parfois de raffales de neige. Ces circonstances sont peu favorables aux vignes ; il est encore difficile d'apprécier l'influence que ces intempéries auront exercée sur leur végétation, mais il est certain qu'elles ne peuvent lui avoir été avantageuses. Chaque année, la période que nous traverosas actuellement est la plus critique ; les phénomènes contraires qui se sont produits trop généralement durant les années antérieures ont été la cause principale de la faiblesse des récoltes. Malheureusement, le vigneron ne peut rien sur ces phénomènes ; tout ce qui est en son pouvoir, c'est d'es>ayer d'en alténuer les effets par des iuesures de précautioa, trop peu répandues encore dans la plupart des régions viticoles; ces mesures demandent souvent beaucoup de main-d'œuvre, et c'est ce qui en rend l'application difficile. En ce moment, les affaires sur les vins sont peu importantes; beaucoup de livraisons s'elîectumt dans les celliers, mais il y a peu de vantes nouvelijis, La période actuelle de cûva'i ne cessera probablement que lorsque les gelées ne seront plus à redouter dans les vignobles.
Spiri'aeax. — Les affaires sur les alcools de toutes sortes sont, comme précédemment, très peu importantes, et c'est une nouvelle baisse que nous devons signaler dans les prix des alcools de betterave. Dins le Midi, on paye, suivant les marchés : Cette, 3/6 bon goût, 105 fr.; marc, 100 fr.; Baziers, 3/6 bon goût, 103fr.; marc, 95 fr. MontpeUier, 3/6 bon goût, 100 fr.; mire, 90 fr. Pézenas, 3/6 bon goût, 102 fr.; marc, 9ï fr. Dans le Griirs, on paye les eaux-de-vie d'Armagnac :
Haut-Armagnac, 150 fr.; Tenarèze, 152 fr. 50; Bas-Armagnac, l'^'' cru, 200 à 205 fr.' — A Paris, on paye les alcools du Nord : 3/d betteraves, 90 degrés, l''« qualité disponible, 59 fr. 25; mai, 49 fr. 75 à 50 fr. ; quatre mois de mai, 50 fr. 75; quatre derniers mois, 51 fr. 25. Le stock était, au 25 avril, de 21,375 pipes, contre 14,600 en 1882.
Vinaigres. — Les prix sont sans variation. On paye, par hectolitre, à Orléans : vinaigre nouveau de vin nouveau, 40 à 42 fr.; vinaigre vieux, 50 à 60 fr.
Cidres. — Pas d'affaires, à raison de la mauvaise qualité d'une trop grande proportion dç cidres nouveaux.
Rnisins sers. — Il y a |)eu de vente, mais les prix accusent beaucoup de fermeté. On paye à Marseille, par 100 kilog. : Gorinthe, 54 à 55 fr. 50; Thyra, 47 à48 fr.; raisins noirs, 43 fr. 50 à 44 fr.; Beyrouth, 45 fr,; Chypre, 48 à 56 fr.; Samos noirs, 50 à 51 fr.; Vourlas rouges, 45 à 47 fr. Crème de tartre. — Prix en hausse. On paye à Lyon 325 à 3^0 fr. par 100 kilog.
Soufres. — On cote, par 100 kilog., à Montpellier, soufre sublimé, 19 fr. 50; rituré, 16 fr. 75 à i9 fr. ; en canons, 17 fr. 75 à 18 fr. 25.
VI. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons.
Sucres. — Nous n'avons pas une grande activité à signaler dans les affaires sur les sucres. Pour toutes les sortes, les prix sont ceux de la semaine précédente. On paye par 100 kilog. suivant les marchés : à Paris, sucres bruts 88 degrés saccharimétriques, 53 fr. à 53 fr. 25 ; les 99 degrés, 60 fr. 25 ; sucres blancs, 60 fr. 25 ; — à Lille, sucres bruts, 52 fr. 50 ; blancs, 59 fr. 75 ; — à Valenciennes, sucres bruts, 52 fr. à 52 fr. 25; — à Saint Quentin, sucres bruts, 52 fr. ; sucres blancs, 59 Ir. 75 à 60 fr. — Le stock de l'entrepôt réel des sucres, à Paris, était, au 25 avril, de 757,000 sacs pour les sucres indigènes, avec une diminution de 25,000 sacs depuis huit jours. — Les prix demeurent sans changetiients pour les sucres raffinés. On les paye de 105 fr. 50 à 106 fr. 50 par 100 kilog. à la consommation, et de 64 fr. à 67 fr. pour l'exportation. — Dans les ports, ventes restreintes pour les sucres coloniaux.
Mélasses. — Prix soutenus. On coteà Paris par 100 kilog. : mélasses de fabrique, Il fr. 50 à 12 fr. ; de raffinerie, 13 fr. 50 à 14 fr.
Fécules. — Mêmes cours que précédemment. On paye à Paris par 100 kilog. 41 fr. pour les fécules premières du rayon; à Compiègne 40 fr. pour celles de l'Oise; à Epinal, 41 fr. pour celles des Vosges. ,
Glucoses. — Prix fermes pour les sirops. On paye par 100 kilog.; sirop de froment, 54 à 56 fr. ; sirop massé, 43 à 44 fr. ; sirop liquide 35 à 37 fr..
Amidons. — Il n'y a pas de changements dans les prix. On cote par 100 kilog. : amidons de pur froment, 66 à 68 fr. ; amidons de province, 64 à 66 fr. ; de maïs, 54 à 56 fr.
Houblons. — Il y a toujours le plus calme dans les transactions ; très peu de ventes aux prix des précédentes semaines. En Lorraine, on cote actuellement de 600 à 700 fr. par 100 kilog. suivant les sortes.