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II. — Les prochains concours "êgionaux

Voici les relevés des déclarations adressées au ministère de Tagriculture pour les quatre concours régionaux de Blois, Rochefort, Caen et Aurillac.

Espèce Espèce Espèce Animaux Macliines et

) ovine. ovine. porcine, debasse-oour. instrui.n-nts. Produits.

Têtes. Lots. Tètes. Lots. Lots.

Blois 1% 12.T 30 84 1,180 380

Rochefort 422 T.") ^0 187 l,2(iO 3.i0

Caen 34o 101 ni 191 l,:i'30 270

Aurillac 246 103 09 134 744 265

Le concours spécial de laiterie de Caen comprendra 230 instruments, et 149 lots de produits; celui dAurillac comptera 110 instruments et A6 lots de produits. — Le concours régional de Blois sera dirigé par M. Randoing, adjoint à l'inspection générale de l'agriculture; celui de Rochefort, par M. Philippar, adjoint à l'inspection; celui de Caen, par M. de Lapparent, inspecteur général; celui d'Aurillac, par M. Heuzé, inspecteur général.

m. — Conseil supérieur de V agriculture.

Le Conseil supérieur de l'agriculture s'est réuni, à nouveau, le vendredi 4 mai, sous la présidence de M. Méline, ministre de l'agriculture. Voici le résumé des discussions de cette séance :

Le Conseil a abordé l'examen du rapport de la Commission des voies de communications dont les travaux avaient eu pour but la recherche des moyens permettant : 1" De procurer un dégrèvement à l'agriculture; 2'' d'assurer le bon et complet entretien des chemins confectionnés existants; 3" de facihter 'a confection des chemins nouveaux, vicinaux et ruraux dont l'agriculture est appelée à profiter.

M. Jametel, député, et rapporteur de la Commission, a soutenu devant le Conseil supérieur les conclusions de son rapport qui sont ainsi formulées :

Créer dans chaque département un réseau unifié de chemins vicinaux départementaux, comprenant les routes départementales, les chemins de grande communication et ceux des chemins vicinaux ordinaires dont l'importance justifierait le classement.

Les chemins de moyenne communication et les chemins vicinaux classés deviendraient la propriété des départements, sauf les plantations existantes qui, jusqu'à leur maturité, resteraient acquises aux communes.

Les départements seraient tenus d assurer l'entretien des réseaux ainsi constitués et pour lesquels l'Etat allouerait une subvention d'environ 30 millions à répartir entre les départements. Les communes intéressées contribueraient à cet entretien dans la proportion de leur intérêt, mais seulement jusqu'à concurrence de la valeur d'une journée de prestation.

Aucune observation ne s'est produite sur le principe môme de ces propositions, dont le Conseil supérieur a reconnu unanimement l'utilité et l'urgence; mais une discussion s'est élevée sur la difficulté de trouver immédiatement les Tessources nécessaires à la constitution et à l'entretien du réseau projeté.

M. Jametel a rappelé, en effet, qu'à l'époque où la Commission réglait le programme de ses travaux et fixait l'objectif qu'elle désirait atteiiidie, elle croyai-t pouvoir compter, d'après les assurances les plus autorisées qui lui avaient été données, que l'agriculture bénéficierait de la totalité du produit de la conversion.

Malheureusement, il n'est pas certain que cet espoir se réalise, et le Conseil a été ainsi amené à examiner dans quelle mesure les propositions de la Commission des voies de communications pouvaient être adoptées.

A cet égard, MM. Foucher de Careil et Jametel ont déclari; que, rfuelle que soit la somme qui sera affectée à l'agricultuiv, le projet de la Goiumissioa des voies de communications avait cet avantage de pouvoir être appliqué dans sa plus grande partie, sinon complètement, soi, en n'exécutant (jue la ])arlie du programme comprenant les chemins de grande et moyenne commun icdtion, laissant ainsi provisoirement de côté l'exécution de ce qui est relatif aux cliemins vicinaux ordinaires, soit en réduisant d'une demi-journée seulement les deux journées de prestation dont on voulait laisser l'entière disposition aux communes.

Après quelques observations de M. le ministre qui a l'ait remarquer que le Conseil pourrait laisser de côté les questions de détail et se prononcer uniquement sur le principe même des propositions en discussion, les conclusions du rapport de M. Jametel ont été mises aux voix et adoptées à l'unanimité.

Les rapports de la Commission de viticulture sont venus ensuite à l'ordre du jour.

M. Guichard a appelé l'attention du Conseil sur l'application qui est faite à la frontière de la loi sur le tarif général des douanes, en ce qui concerne l'entrée des vins étrangers en France.

Il a fait remarquer que la réduction des droits qui avait été consentie par les traités de commerce ne devait s'appliquer qu'aux vins naturels, et qu'une très grande quantité de boissons alcolisées entraient en France aux mêmes conditions que les vins naturels et portaient ainsi un préjudice considérable à nos vins et à notre production viticole. Il a demandé, en conséquence, que le Conseil prît des mesures pour remédier à un état de choses aussi déplorable.

MM. Devès eL Bernard Lavergne, tout; en regrettant aussi vivement que M. Guichard les fraudes qui se commettaient, ont fait remarquer qu'elles n'étaient pas toujours faciles à constater. Ils ont ajouté que dans le Midi les vins naturels sont très riches en alcool, et qu'à leur avis le mal vient bien plus des obstacles que rencontre le vinage en France dans l'élévation des droits sur l'alcool que de l'application mal entendue des tarifs.

MM. Dumas et Boussingault ont fourni au Conseil sur ce sujet des explications scientifiques très intéressantes, desquelles il résulte que s'il est impossible de constater la fraude lorsqu'elle porte sur 1 pour 100 d'alcool, il est facile de constater lorsqu'elle porte sur 4 ou 5 pour 100, et à plus forte raison peut-On l'établir, quand elle est pratiquée avec des boissons alcoolisées dans lesquelles il n'entre pas de jus de raisin.

A la suite de ces observations et sur la proposition de M. le ministre et de M. Dumas, le Conseil a décidé de renvoyer à l'examen de la Commission de viticulture cette importante question du vinage et de la fraude sur les vins.

La date de la prochaine réunion du Conseil supérieur a été fixée au vendredi 18 mai.

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