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CULTIVATEUR-SCARIFICATEUR DE M. DURAND

culte la profondeur du labour. Le bâti, qui affecte la forme triangulaire, porte sept lames ou couteaux: dont l'action est indépendante, et donl la pointe recourbée en avant forme une dent qui brise facilement la couche superficielle du sol.

A la partie postérieure, deux roues d'un plus grand diamètre supportent le bâli. A chaque roue est relié un levier agissant sur un arc denté pour faire descendre ou relever les dents latérales. Au milieu un troisième levier permet de relever ou d'abaisser les dents de la

Fig. 17. — Scarificateur-cultivateur de M. Durand.

partie centrale. Il est donc possible de faire un travail régulier, quelles que soient les inégalités que présente le terrain sur lequel on opère, et qu'il s'agisse de planches ou de billons. L. de Sardriag.

CONCOURS REaiONAL DE SIDI-BEL-ABBES EN 1883. -II

m. Animaux reproducteurs. —Le tableau suivant des animaux présentés aux divers concours régionaux de l'Algérie donnera une idée exacte de l'importance numérique de chacun d'eux et permettra au lecteur d'établir du môme coup une première comparaison.

Siège Espèce Espèce Espèce Oiseaux de Au- Espèce Animaux

du concours. bovine. ovine, porcine, basse-coar, truches. cameline. gras.

lots. lots. lots. lots.

Bône, 1879 84 38 6- 43

Oran, 1880 68 19 4 10 45

Alger, 1881 60 42 15 44 6 8 12

Constanline, 1SS2 l.')0 58 24 37 2 35

Bel-Abi)ès, 1883 90 102 22 69 31

Pour bien comparer entre eux les chiffres qui précèdent, il est nécessaire de se rappeler que les bandes d'animaux gras de l'espèce bovine ont été admis à partir de l'année 1881, et de savoir que dans la seule contrée de Bel-Abbès, quarante magnifiques vaches exotiques, suisses, espagnoles, du Jura, ont été éhminées, le programme ministériel n'admettant dans la catégorie des bêtes de travail et des races laitières que les génisses de deux ans au plus.

Si l'on tient compte de ce tait que la génisse ne peut donner que des probabilités

de bonne laitière, et que la certitude ne saurait être acquise que d'après le produit obtenu de la bête adulte, et si l'on se souvient que les vacnes indigènes sont en même temps admises sans limite d'âge, on reconnaîtra qu'il exisle dans le programme une lacune regrettable, qu'il faut faire disparaître à l'avenir, et qui cette année a enlevé à notre concours un appoint sérieux.

Sans tirer une conséquence exagérée de l'examen des chiffres qui précèdent, on peut néanmoins avancer sans crainte de se tromper que Bel-Abbès a tenu dignement sa place dans la série de ces luttes pacifiques.

Signalons aussi en passant la difficulté qui naît de la centralisation à Paris des déclarations des exposants, procédé contre lequel ne cessent de réclamer les intéressés. Les demandes d'admission pour les différentes espèces d'animaux reproducteurs sont en général assez difficiles à établir soit à cause des nombreux renseignements qu'il faut fournir, soit aussi parce que cette division du programme est celle qui renferme le plus do catégories avec des conditions souvent très opposées d'une section à l'autre; nous venons d'en voir un exemple important.

Si les déclarations étaient simplement adressées aux préfectures de l'Algérie, elles y seraient examinées avec soin, dès leur envoi, par le chef de bureau qui pourrait signaler les irrégularités assez à temps pour y porter remède. Tandis que ces pièces sont envoyées de Paris à la Préfecture quelques jours avant l'ouverture du concours pour l'impression du catalogue, et il n'est plus permis à ce moment que d'éliminer toute déclaration qui n'est pas conforme au programme.

Plusieurs demandes d'admission sont ainsi rejetées alors qu'on aurait pu les faire rectifier en temps opportun, et dans tous les cas cela produit un très mauvais effet auprès de certaines personnes qui, au dernier moment, ne se rendant pas bien compte du motif de leur exclusion, sont tentées du même coup de ne plus rien présenter au concours. Nous avons eu de nombreux exemples de ce fait cette année, et il nous a fallu user de toute notre influence pour éviter un découragement sérieux.

L'examen d'ensemble du concours régional d'animaux reproducteurs nous montre encore qu'il y avait en présence trois grandes expositions dont nous dirons rruelques mots avant d'aborder les détails qu'elles comportent : celles de M. Arles Dufour, de la Compagnie Franco-Algérienne, et de divers éleveurs de l'arrondissement de Bel-Abbès présentant des sujets dérivés en général de la race importée par M. Poisson,

M, Arlès-Dufour jouit, comme éleveur et comme agronome, d'une réputation algérienne des mieux justifiées et qui vient de s'affirmer de nouveau àana notre ville où il a remporté, dans cette seule division, 5 premiers prix, 1 second prix et 1 mention honorable. On peut dire que cet exposant contribue pour une grande part au succès de nos concours régionaux de l'Algérie, car nous le voyons luttant à Oran contre MM. Galmels, Somier, Gayraud et Brunet, à Alger avec MM. Sainte-Marie, Holden, de Bonand, à Gonstantine avec M^' Laredan, MM. Samson, Rirnbert, à Bel-Abbès contre la Compagnie Franco-Algérienne et MM, Poisson et Marty,

M, Arlès-Dufour a fait sur sa propriété, depuis l'année 1-868, de nombreux essais appliqués successivement à l'améhoratiun des vacJies de Gruelma, à leur croisement avec un taureau charolais, à l'introduction très coûteuse de l'espèce Durham, essais qui ont été entrepris en cherchant à modifier autant que possible les conditions de vie du nouveau milieu où se sont trouvés les animaux importés, pour les identifier à celles de la région d'où ils ont été tirés, « C'est ce qu'a fait M. Arlès-Dufour, nous dit M. Lecq, dans sa remarquable étude du domaine des Sources, qui, par des constructions savamment aménagées, a pu dans une certaine mesure soustraire ses animaux importés aux influences fâcheuses du climat, en même temps que, par des ensilages de maïs, il pourvoyait à la disette des fourrages. M. Lecq ajoute que ce système, c'est-à-dire l'exploitation des races étrangères mieux douées au point de vue des aptiiudes, ne pourrait jamais donner des résultats économiques satisfaisants qu'entre les mains d'agriculteurs éclairés pouvant disposer de capitaux considérables et qui font marcher du même pas l'amélioration de leur culture et celle de leur bétail; mais que pour la généralité des cultivateurs, la méthode la plus sûre sera toujours l'exploitation des animaux indigèues améliorés pour la sélection, car seuls ils peuvent supporter, sans lutte pour la vie, les conditions du milieu où ils se trouvent, tandis qu'ils tireront le plus grand profit des améliorations a[)portées dans la culture et des modifications favorables introduites dans leur régime. »

CONCOURS REGIONAL DE SIDI-BEL-ABBES. 229

La Compagnie Franco-Algérienne venue en Algérie dans le but de tirer parti de certains avantages faits par l'Etat en échange de grands travaux publics qui lui étaient imposés, a successivement construit un grand barrage près de Perregaux, un chemin de fer à voie étroite, d'abord d'Arzew à Saïda, puis à Mecheria, et a organisé l'exploitation des alfas sur une vaste partie des Hauts Plateaux.

Notre rôle aujourd'hui, laissant de côté l'examen de ces diverses opérations, consiste simplement à signaler qu'elle est entrée dans une nouvelle voie depuis quelques années, en plantant, ?:ous l'habile direction de M. Dejean, plusieurs centaines d'hectares de vignes, en abordant résolument l'élevage du cheval, du bœuf et l'engraissement des animaux de boucherie.

Quant aux efforts produits dans l'an'ondissement de Bel-Abbès et que nous ;ivons inscrits à l'avoir de M. Poisson, ils remontent à plus de vingt-six ans, et s'appliquent à l'introduction sur ce territoire des deux sous-variétés, la femeline et la tourache, de la race comtoise, dont la première est de beaucoup la plus estimée. Ces animaux se sont répandus dans toute la contrée où ils donnent de très bons résultats, à la condition de rafraîchir le sang à certaines époijues. Cet essai heureux a été récompensé d'une médaille spéciale décernée par les soins de la délégation de la Société de-! agriculteurs de France.

L'ensemble du concours a d'ailleurs mis une fois de plus en lumière quelques principes généraux que nous rappellerons une dernière fois dans l'examen que nous allons faire des diverses sections.

fia première et la deuxième catégories, affectées aux races nord-africaines, avaient quelques beaux spécimens, bien faits pour mettre en évidence les qualités de notre race indigène qui s'assimile facilement touie nourriture pour la convertir prompteraent en viande dans les parties préférées de l'animal, qui peut vivre sur nos sols les plus arides ou proliter des plantes les plus grossières, dont l'aptitude au travail est bien appréciée et qui résiste merveilleusement aux grandes intempéries, à l'excès de chaleur ou d'humidité, précieux mérites qu'il est facile d'augmenter encore avec quelques soins intelligents.

A côté de ces exemples on est frappé de voir le petit nombre de concurrents indigènes et surtout leur insuccès, pas un seul d'entre eux n'ayant été distingué par le jury. Cet état de choses ne laisse pas que de donner de vives inquiétudes, sachant qu'il est provoqué par de nombreuses raisons que nous avons énumérées trop souvent pour y levenir, mais qui montrent bien que l'élevage, qui est entre les mains des indigènes, ne fait que péricliter chaque année davantage.

L'épuisement de nos terres par une culture peu raisonnée, en nous mettant dans l'obligation de chercher les moyens propres à les améliorer par d'abondantes fumures, et l'impossibilité oi!i l'on va se trouver désormais d'alimenter l'industrie européenne qui consiste à engraisser le bétail tout à la fois aux champs et à l'étable, font un impérieux devoir à tous nos colons d'aborder résolument cette partie importante de l'économie rurale.

Les sujets, présentés sous la dénomination de race de Guelma, variété nordafricaine des plaines, étaient généralement bons, plus forts de taille que ceux du reste de la colonie, avec la tète fine, et les cornes petites; le premier prix, quoique rie conformation médiocre et un peu sanglé, reproduisait d'une façon remarquable le type que nous venons de décrire.

Les animaux nord-africains des variétés de montagne étaient tous plus petits, courts, en général fauves, le cou peu développé, la tête forte, les yeux à fleur de tète. A part quelques beaux spécimens, de bonne coniormatioa, bien entretenus et ayant bien les caractères des bœufs de l'ouest de l'Algérie, cette collection était gt^néralement médiocre; aussi n'a-t-il pas été permis de décerner le second prix des mâles et le premier des femelles, bien que le nombre des animaux présentés fût de 25.

Mais à côté des qualités que nous reconnaissons à notre race indigène, nous ne saurions oublier qu'elle est petite de taille et mauvaise laitière, aussi n'est-il pas surprenant que l'agriculture ait cherché de tout temps à obtenir plus vite la viande et le lait nécessaires à la consommation par l'introduction de diverses races exotiques et à l'aide de certains croisements.

Le mélange un peu incohérent de ces divers essais qu'il est possible d'examiner dans nos concours de l'Algérie, n'est p;is encore propre à montrer la véritable voie à suivre sous ce rapport.

La nature des cultures de la colonie, la grande suparficie des propriétés qui réclament de la célérité dins les façons, l'étendue de plus en plus considérable

der- plantations de vignes, ont fait abandonner depuis longtemps déjà le bœuf comme élémentde travail en y substituant le cheval et le mulet au furet à mesure de la suppression des prairies naturelles, déjà fort rares dès les débuts de la conquête.

Dans ces conditions on s'est tout d'abord appliqué à produire de la viande, aliment de première nécessité réclamé d'autant ])lus vivement que l'élément européen étendait davantage son action sur le pays. Chacun a demandé la solution du problème à l'introduction des races qui lui étaient plus particuhèrement connues ou qui lui paraissaient devoir donner une production économique, à peu de frais et abondante. C'est ainsi que nous avons successivement assisté à l'importation des races suisses de Fribourg, ou de Schwytz, du durham, du piémontais, de l'espagnol et de nos diverses races françaises : le charolais, le breton, le comtois, etc., suivant les diverses situations topographiques ou les conditions agronomiques imposées à chaque expérimentateur. Quels que soient les résultats obtenus de la sorte, nous constatons en ce moment une tendance à faire de nouveaux essais motivés par la nécessité de se porter du côté de la production du lait, sollicitée par l'accroissement considérable de notre population, ce qui rendrait, par suite, cette opération lucrative entre toutes. L'opinion à peu près générale cette fois, étant qu'il faut tenter cette expérience avec la race tarentait^e, nous croyons utile de reproduire l'appréciation suivante de M. Ad. Bénion, vétérinaire, membre correspondant de la Société d'agriculture de France : <r La tarentaise est remarquable de formes, sobre, rustique, grande marcheuse, forte, travailleuse, excellente productrice de lait, douce et facile à conduire et à manier, réunissant à un kaut point presque toutes les quabtés désirables dans les pays chauds, aecs et à agriculture peu développée. »

Les vaches de moyenne et de petite taille donnent, lorsqu'elles sont bien nourries, de 15 à 18 Ktres de lait, souvent 12 ou Ik et jamais moins de y à 10. M. Graston Bazille, qui depuis 1856 n'a pas manqué une occasion de la faire apprécier, a toujours déclaré que cette race avait le plus grand avenir dans le Midi, et M. Barrai, avec l'autorité qui s'attache à son nom, a rappelé combieu elle était appropriée aux besoins de l'agriculture méditerranéenne. Voilà bien des raisons pour que chacun de nous essaie ces animaux que les éleveurs tarentais ont perfectionnée par la consanguinité et la sélection et dont les agriculteurs les plus distingués du centre- Est, du Sud et du Sud-Est, ajoute M. Bénion, exaltent le mérite vraiment exceptionnel, reconnaissant la pureté et l'ancienneté de cette race, la rusticité native accrue par le régime naturel et la vie au grand air, la'vigueur, la sobriété, l'aptitude au travail, l'excellence de la chair et les qualités laUières isurprenantes.

Les Durham-Gruelma de M. Arlès-Dufour ont été très remarqués ; leurs traits distinctifs étaient une grande régularité, avec la ligne du dessus parfaitement soutenue, les hanches larges, les cuisses bien descendues, la croupe forte, une excellente conlormation, oiïrant bien le quadrilatère du bœuf de boucherie.

Les sujets de la Compagnie Franco-Algérienne étaient également satisfaisants ; le n" 62, indigène-tarentais, qui doit être un des principaux reproducteurs de es troupeau, se faisait remarquer par une ligne du dessus bien soutenue, des hanches larges, les aplombs et les membres bien faits, une tête expressive et belle, les oreilles petites, les cornes moyennes.

Parmi les bêtes du pays appartenant à la race comtoise, dont nous avons déjà parlé, on ne saurait omettre de citer la génisse de M. Marty, très belle, pure, bien réussie, très bien conformée et bien nourrie. Cet éleveur obtiendrait certainement les meilleurs résultats, eu égard aux exigences du pays sous ie rapport du climat et de la nourriture, en la livrant à un beau taureau arabe pur.

Quel([ues autres animaux, notamment le n" 81 bis^ ont paru médiocrement conformés, trop gros et trop forts; ils ne peuvent être utilisés que pour les vaches de la même race, et ne pourraient servir au croisement de la petite espèce de cette région.

L'espèce ovine était représentée par quelques beaux spécimens, mais l'ensemble de cette catégorie ne répond pas, selon nous, à l'importance de la production indigène qui est réelle, et aux résultats cfue l'on peut obtenir en élevant le mouton pour la viande et sa laine.

Les mérinos présentés à nos expositions, quoique en très bon état, n'ont pas encore donné des résultats tels que l'on puisse les otlrir en exemples. A Bel-Abbès se sont particulièrement distingués, dans cette catégorie, MM. Antonin Cousin, Pedro Fernandez, et le directeur de l'orphelinat agricole du Sig.

Mais la race la plus importante est celle dite des Hauts-Plateaux et du Sud à face brune et à face blanche, couleurs qui descendit jusque sous la gorge et les membres ; son crâne est très court à diarfiètre transversal ; les cornes au nombre de cinq sont droites, la queue très longue, la taille moyenne, la conformation très belle.

Gomme le bœuf du pays, ce mouton est ru-<tique, supporte les privations, les changements de climat, les longues courses, Son œil est vif; il est lui-même très éveillé, tandis que la femelle très féconde produit abondamment agneaux et iait. Sa laine est cependant très médiocre et peu estimée, le plus souvent droite, sèche, dure et sans suint, ([uelquelbis au contraire plus courte mais roulée, soyeuse avec assez de suint pour être travaillée.

Ces désavantages sont aggravés par la mauvaise coutume indigène qui consiste à enlever la laine à l'a de d'une faucille, ce qui fait perdre une notable partie de ce produit, abime la peau et tortui'e l'animal, victime de ce grossier procédé.

On sait, d'après les belles expériences publiées par M. Ghauveau, que le mouton algéiica joint à ses qualités le mérite d'être rebelle aux inoculations du virus charbonneux.

L'indigène abandonne presque complètement le mouton aux soins de la nature, et ce n'est qu'entre les mains de l'européen qu'il est entretenu comme l'exige 1 industrie de l'engraissement à laquelle se livre plus particulièrement le colon français.

Dans les races pures et croisements autres que ceux indiqués ci-dessus, M. Arlès-Dufour seul a présenté les sujets qu'il obtient en croisant les brebis de Tiarct avec un bélier de race anglaise à rendement en viande considérable, le shropshire, et en soumettant les agneaux ainsi obtenus à un régime de stabulation mixte, grâce auquel le poids net du mouton à onze mois est porté à 25 kilog,, tandis que celui de l'agneau indigène n'est que de 15 kilog.

L'espèce porcine est exclusivement élevée par les Européens qui en détiennent deux races bien distinctes; la première, à longues jamljes, corps assez étendu, pelage noir et soies longues, est la plus répandue et s'accommode le mieux de nos pâturages ordinaires; l'autre, plus ramassée, à jambes courtes, aux oreilles droites, au pelage blanc, s'engraisse très rapidement, mais exige une alimentation spéciale à la porcherie et des soins plus indispensables.

Ont été particulièrement remarqués, parmi les races étrangères, deux beaux yorkshire à M d'Aurelle de Paladines, et, parmi les races françaises, deux magnifiques sujets de la Bresse appartenant à M. Poisson,

Les nombreux lots d'oiseaux de basse-cour étaient des plus variés, puisque l'on y trouvait des poules de la Bresse, Brahma-Poutra, indigènes, espagnoles, anglaises croisées, japonaises, italiennes, cochinchinoises, des dindes, oies, canards, pintades, des pigeons de diverses espèces, des paons et à côté d'eux quelques couples de lapins ordinaires, d'angoras et de léporides. ,

Les récompenses accordées ont surtout mis en évidence le lot de poules Brahma- Poutra, les poules indigènes très bonnes couveuses, et les poules espagnoles excellentes sous tous les rapports.

Aucun animal n'a été présenté dans l'espèce camebne ni dans la section des autruches, et l'on sait cependant les bons résultats obtenus par M. Gréput dans l'établissement important qu'il a créé à Minerghin, près d'Oran, où l'élevage de ces dernières, parfaitement entendu, lui procure de beaux bénétices annuels.

Nous attachons ici un intérêt tel aux concours d'animaux gras que le Gomice de Bel-Abbès récompense cSaque année ceux qui se distinguent dans ce genre d'industrie d'une si grande importance pour l'alimentation publique.

Aussi applaudirons-nous vivement aux succès de la Gompagnie Franco-Algérienne qui dans cette seule division a remporté 7 récompenses dont 3 premiers prix, pour des sujets en très bon état, finement engraissés et offrant des points de maniement bien accentués, résultats qui n'ont pu être obtenus seulement pour les besoins du concours, mais qui dénotent des etforts soutenus et des soins assidus.

Le lot n" 30 '4 à M. Gousin de Sidi-Daho, très bien réussi, a principalement montré les aptitudes de la race indigène à prendre facilement la graisse.

Li'S premiers prix pour les moutons gras ont été décernés aux Tiaret-Sbrosphire de M. Arlès-Dufour, et ceux des porcs à trois industriels de Bel-Abbès pour de magnifiques sujets de races indigène et française,

L, Bastide,

Président du Comice de Sidi-Bel-.\bbès

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