II. — La vinafje à prix réduit
Dans ses séances des 9, 11 et 12 juin, la Chambre des députés a discuté la proposition de loi de M. Bernard-Lavergne ayant pour but l'autorisation temporaire d(3 verser de l'alcool sur les vins de la récolte de 1 882, au droit réduit de 20 francs en principal par hectolitre d'alcool. M. ïirard, ministre des finances, a déclaré que le gouvernement acceptait la proposition et qu'il était décidé à user de la plus grande rigueur
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contre les fraudeurs. La discussion a d'ailleurs été très vive; on a même voulu faire intervenir le sucrage au lieu du vinage, sans réfléchir que le sucrage, qui est une excellente opération à la cuve, ne peut être employé sur des vins fabriqués, tels que sont aujourd'hui ceux de la récolte de 1882. Plusieurs contre-projets ont été présentés, tendant à faire juger définitivement la question du vinage. Finalement, la' proposition a été repoussée. Nous ne pouvons que le regretter; pour avoir voulu trop obtenir, on n'a abouti à rien. C'est d'autant plus malheureux que ce sont les viticulteurs qui souffriront de ce n^jet, tandis que l'adoption du projet eût favorisé à la fois l'agriculture du Nord et celle du Midi.