ENGRENEUSE POUR LES MACHINES A BATTRE
A plusieurs reprises, nous avons signalé les efforts faits avec une grande persévérance par M. Demoncy-Minelle, constructeur à Saint- Quentin (Aisne), pour obtenir une engreneuse automatique travaillant avec régularité pour les machines à battre. Le nouveau modèle que nous avons vu dans plusieurs concours régionaux nous a frappé par sa simplicité et la régularité de son fonctionnement.
L'engreneuse est représentée par la fig. 30. Elle attaque la gerbe préalablement déliée et jetée sur un tablier légèrement incliné; elle la divise par portions, par poignées, au moyen d'une série de disques à longues dents montés sur un même arbre et toiirna-^.t avec lui d'un
P'ig. oO. — Engreneuse automatique dite la Française, de M. Demoncy-Minelle.
mouvement intermittent d'amplitude facultative. Les disques sont séparés les uns des autres par des tôles de courbure égale; ces tôles servent à supporter, à diriger la paille entraînée par la rotation des dents.
Au début du travail, un râteau articulé et extensible, convenablement guidé, égalise à l'épaisseur voulue la prise de tiges faite par les dents et rejette sur le tablier tout ce qui vient à excéder. Vers le point culminant des tôles, un autre râteau, qui fonctionne concentriquement à ces tôles, étend la paille de manière à former une nappe parfaitement uniforme et la livre à un dernier râteau qui la prend, à chacune de ses oscillations, pour laconduire finalement, par quantités rigoureusement égales, jusqu'au batteur, lequel fait immédiatement suite à l'engreneuse.
Tous les organes d'action prennent leurs mouvements sur un arbre moteur unique, à l'aide de bielles, de leviers et d'excentriques faciles à régler pour modifier à volonté, en plus ou en moins, la prise des tiges. Enfin un mode de débrayage des plus simples permet d'arrêter instantanément l'entraînement de la paille, en sorte que tous les organes