‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 668 sur 683 · IX. — Concours de la Société agricole du Lot · texte numérisé non relu

IX. — Concours de la Société agricole du Lot

La Société agricole et industrielle du Lot, présidée par M. le docteur Rey, vient de déterminer le programme de ses concours pour 1883. Elle tiendra -à Figeac, le jeudi 16 août, un concours d'irnimaux l'eproducteurs des l'aces bovines, ovines et porcines ; im concours de labourage le même jour; et enfin un conc-urs de bêtes à cornes grasses, à Cahors, le 1" février 18S4. Elle décernera, en outre, duns l'arrondissement de Figeac, un prix d'honneur pour l'exploitation la mieux dirigée, des primes spéciales pour le drainage et les irrigations, pour les plantations de mûriers, d'arbres fruitiers, forestiers et de chênes

truffiers, pour les granges, étables et fosses à purin perfectionnées pour les vignobles, pour les élèves de la ferme-école du Montât. Elle donnera aussi des primes aux constructeurs d'instruments aratoires du département qui présenteront des instruments non primés antérieurement et dont l'essai sera fait en présence d'un jury spécial. X. — Nouvelles de l'état des récoltes.

Les alternatives de temps sec et de. pluie qui se succèdent ne sont pas favorables à la coupe et à la rentrée des fourrages; toutefois, celte importante opération est menée avec activité. La plupart des plantes ^se présentent actuellement dans de bonnes conditions. Voici la note 'que M. Neboutnous adresse d'Arfeuilies (Allier), à la date du 20 juin :

<t La végétation a en partie rattrapé le retard que le mois d'avril lui avait donné mais la sécheresse a bien fait souffrir les seigles et surtout les froments dans les terreslégères à sol arable peu profond, la paille sera peu abondante cette année. Les avoines sont partout magnitiiiues, les orges d'hiver sont bien belles aussi et commencent à mûrir. La première coupe des prairies artificielles a été de peu de chose, par suite du temps froid d'avril et cle la sécheresse de mai, les naturelles se rattrapent par les pluies abondantes que les nombreux orages ont versées sur le sol ces jours passés. Le 9 juin nous avons eu un orage qui nous a donné une forte averse d'eau mêlée de grêle et grésil, qui a endommagé les légumes de nos potagers et gâté plus ou moins nos belles grappes de vignes, mais sur ce qu'il y a, la grappe est longue et grosse.

« Nos pommiers sont chargés aussi de fruits, ainsi que nos noyers, nos merisiers, ce qui nous permettra de faire d'excellent kirsch. Les pommes de terre sont bien belles, nos animaux se portent bien et sont hors de prix, ce qui remplit la bourse des agriculteurs ; seuls les cochons se vendent à de vils prix, mais la médaille a son revers.

La moisson des céréales, achevée en Algérie, commence dans le Sud-Est de la France; elle va se poursuivre avec activité. La plupart des agriculteurs se déclarent satisfaits des promesses, snrtout en ce qui concerne les blés et les avoines ; le printemps a été assez pluvieux pour que les plantes herbacées se développent avec régularité. Dans le reste de la France, la végétation desblés se poursuit avec régularité; les appréciations sont assez diverses sur les espérances de la récolte, mais nous ne constatons pas de plaintes graves. Il en est autrement dans l'Europe orientale ; la moisson sera médiocre en Autriche et en Hongrie; en Russie, elle donnera probablement de mauvais résultats ; de vastes régions, parmi celles qui produisent le plus de blés, sont atteintes par les sauterelles ; c'est par milliers d'hectares que l'on évalue aujourd'hui la surface ravagée par ces insectes. J. A. Barral.

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