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CONCOURS D'ANIMAUX GRAS A BOURGES

La Société d'agriculture du Cher a tenu, pendant les 11^ 12, 13 et 14 courant, son concours annuel d'animaux gras, auxquels étaient annexées des expositions d'animaux reproducteurs et de machines.

Comme les années précédentes, les animaux ont été installés sous la Halle, vaste local réunissant toutes les conditions favorables à ce genre de concours. Les machines et instruments étaient placés sur le champ de foire et y occupaient une assez vaste étendue.

Par son ensemble et par ses détails, le concours a été très intéressant à visiter, et ce qui a beaucoup ajouté à son intérêt, c'est l'espèce chevaline, qui a été admise, pour la première fois, dans la St^ction des reproducteurs. Tout le monde a applaudi à l'excellente idée qu'a eue la Société de faire appel aux productenrs de chevaux, et d'encourager cette partie de la production animale, qui n'est pas sans importance dans ce département. La statistique officielle porte à 40,000 le chiffre de la population chevaline du Cher.

La Section des animaux de boucherie a été véritablement remarquabie, surtout au point de vue de la qualité. Jamais encore, au dire des grands connaisseurs, on n'avait exhibé, dans les concours du genre de celui-ci, un ensemble de sujets plus parfaits. Le perfectionnement apporté dans les formes et dans l'engraissement de ces animaux dénote un grand talent dans l'art d'élever et d'engraisser le bétail.

Le succès obtenu par le concours de Bourges s'explique quand on sait que presque toutes les grandes étables du Cher et plusieurs de la Nièvre y étaient représentées. Nous y trouvons, en effet, des animaux de MiM. Larzat, Mary-Lépine, Robert, Mativon, Beliard, Gasté (du Cher), et Tiersonnier, Bellard, de Bouille, Benat, Bourdeau (de la Nièvre). Le prix d'honneur a été remporté par M. Gasté.

La réputation de ces producteurs n'est plus à faire et nous ne nous arrêterons pas à faire ressortir leur mérites ; néanmoins nous tenons à faire remarquer qu'ils ont présenté cette année des produits d'une perfection poussée plus loin que dans ceux des années précédentes. On pourra en juger du reste en visitant les prochains Concours de Nevers et du Palais de l'Industrie, où certainement la plupart des lauréats d'ici iront cueillir d'autres lauriers.

L'exposition des animaux reproducteurs et des bêtes à laine a été fort belle, cette dernière surtout, qui, étant donnée la région où se tenait le Concours, ne pouvait manquer de réussir. Parmi les exposants des reproducteurs de l'espèce bovine, nous trouvons MM. Mary-Lépine, Larzat, Massé, Parizot, Chénon; dans la Section de l'espèce ovine, MM. Massé, Laine, Jugand, Edme (Jean), Aucouturier, Flin, Charelle, Mme la baronne de Lattre (tous du Cher).

Les chevaux étaient présentés par MM. Martin, à jMozières, Jugand, au Coudray, Bruère, à Saint-Germain-du-Puits, Roger, à Yornay, Millet, à Feux ; Robert, à Bannegon, et le comte de Bosrcdon, à Vereau.

L'exhibition des machines et instruments agricoles a été aussi

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complète qu'on pouvait le désirer. Nous y remarquons la Société Française du matériel agricole de Vierzon, avec diverses locomobiles à vapeur, des batteuses, etc.; M. Presson, à Bourges, avec une grande collection de trieurs, tarares, coupe-racines, hache-paille, cuscuteurs, barattes^ etc.; M. Ballut, à Bourges, avec des moissonneuses, faucheuses, tarares, etc.; M. Merlin, à Vierzon, avec des locomobiles à vapeur, des batteuses, etc.; MM. Renaud et Bernard, à Bourges, etc.

Franc,

Professeur départemental d'agriculture à Bourges»

Séance du 17 janvier 1883. — Présidence de M. Dumas.

M. le ministre de l'instruction envoie plusieurs fascicules de la Revue des travaux scieîitifîquis, dans laquelle se trouve l'analyse de plusieurs travaux intéressant l'agriculture.

M. Pasquiar offre, pour les archives de la Société, le portrait de son père, M. Nicolas Pasquier, ancien membre titulaire de la Société.

M. Terrel des Chênes fait hommage d'une brochure qu'il vient de publier sous le titre : La trilogie du phylloxéra] — et M. Favier, de Villefranche, envoie une étude sur la nouvelle industrie de la ramie.

M. de Lagorsse envoie le programme du Congrès de mécanique agricole, en invitant la Société à s'y faire représenter.

M. Barrai fait une communication sur les expériences d'une charrue tilbury automatique, auxquelles il a assisté la veille à Bobigny. On trouvera plus haut dans ce numéro (page 1 11) la description de cette charrue. M. Barrai insiste sur les avantages que présente cet appareil, et notamment sur la rapidité du travail, ainsi que sur la facilité qu'il présente. Après quelques observations présentées par M. Pluchet et par M. Bertin, principalement sur la quantité de travail que peuvent faire les charrues de ce genre, M. Grandvoinnet fait observer que les charrues tilburys présentent un avantage incontestable sur tous les autres systèmes, parce qu'elles exonèrent le laboureur du travail très pénible de marchera pied dans des terres remuées.

M. Risler fait une communication sur les expériences de végétation du blé auxquelles il s'est livré à Calèves. Les résultats de ces expériences ont été publiés récemment dans ]q Journal (numéro du 30 décembre dernier, page 506 du tome IV de 1882). M. Risler ajoute des détails sur la quantité de chaleur nécessaire pour chaque phase de la végétation ; il insiste surtout sur le développement hivernal des racines qui assure la vigueur de la plante, et sur ce fait que le tallement du blé, contrairement à l'opinion générale, commence souvent à la fin de l'automne et se poursuit pendant l'hiver^ lorsque la saison est douce. M. Boussingault 'fait observer que sous les tropiques, oii les saisons présentent une régularité inconnue ailleurs, les expériences de ce genre peuvent se faire dans les meilleures conditions. Henry Sagnier.

RE\UE COIIMERCÏALE ET PRIX COUKVNT DES DENRÉES AGRICOLES

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