CHARRUE TILBURY AUTOMATIQUE
que pour diriger la charrue, pour porter le conducteur, et supporter la charrue sur les routes, en dehors du travail.
Quant à la charrue, c'est un corps de charrue à col de cygne, comme la plupart des charrues américaines. L'âge se termine en arrière par un soc et un versoir en acier, en avant par un régulateur à cran qui gert à déterminer à la fois la profondeur du sillon et la largeur de la • bande de terre à soulever. Sur l'âge, devant le soc, au lieu de contre, est fixé un disque tournant destiné à couper la bande de terre verticalement. Sur le bâti, à droite et à gauche du conducteur, se trouvent deux leviers, agissant sur des arcs dentés. Le levier de gauche sert à relever ou abaisser la roue de gauche, de manière que le bâti soit toujours d aplomb, quelle que soit la profondeur du sillon dans lequel tourne la roue de droite. Quant au levier de droite, il sert à relever ou abaisser la charrue, i l'extrémité des raies. Grâce à un mécanisme ingénieux, la charrue peut être relevée automatiquement; il suffit d* appuyer sur le levier, pour projeter entre les rayons de la roue un doigt allongé en acier relié à l'arc denté ; si la roue continue à tourner, son mouvement se transmet à cet arc, et les chevaux, en tirant, relèvent soc et versoir. Lorsque le levier est arrivé au point d'arrêt, un décliquetage a lieu et la roue est dégagée. Il suffit, par conséquent, de déployer une force très faible pour soulever la charrue. En fait, pendant les expériences auxquelles nous avons assisté, la charrue a été presque constamment menée par un enfant de douze ans, qui la manœuvrait sans aucune difficulté. La charrue étant réglée à l'entrée du champ, suivant la profondeur à laquelle on veut labourer, il n'y a plus qu'à conduire l'attelage jusqu'à ce que le labour soit achevé.
La largeur du versoir, dans le modèle que nous avons vu fonctionner, est de 0"'.40; il y a un modèle dont le versoir a une largeur de 0"\30. La première est construite pour un attelage de 3 chevaux; la seconde pour un attelage de '2 chevaux, dans les labours moyens. La charrue prenait la terre sur la largeur tolale du versoir; la profondeur du labour était de (r.l8 à 0'".20. Les chevaux marchaient au pas allongé, à la vitesse moyenne d'un mètre par seconde. La terre était détrempée par l'eau, argileuse et collante ; mais l'attelage était assez bon. Travail rapide et bien fait, tels sont les principaux points qui nous ont frapjjé. Il faut surtout ajouter que le conducteur, placé sur son siège, conduit la charrue sans aucune difficulté; il n'est plus besoin d'un laboureur robuste, geignant dans le sillon le labour devient une opération facile, à la portée de tout le monde.
i".Uun;aliqiie.
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La charrue importée par M. Rogy^ figurera, comme nous l'avons dit^ à l'exposition du Palais de l'Industrie; elle y attirera certainement l'attention de tous les agriculteurs qui visiteront cette grande solennité. La charrue Brabant a relégué les mancherons dans la légende; la charrue tilbury porte son conducteur. Henry Sagnier.