‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 85 sur 683 · V. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres · texte numérisé non relu

V. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres

Vins. — La situation n'a pas sensiblement été modifiée depuis huit jours. Les

affaires sont calmes partout; les prix que nous avons précédemment enregistrés

se maintiennent, mais les ventes sont très peu importantes dans la plupart des

chais. Nous n'aurions presque rien à dire, si nous ne trouvions dans les journaux

de Bordeaux quelques indications sur la comparaison du commerce des vins en

1881 et en 1862. La progression croissante des imporlations de vins pendant les

années précédentes s'est arrêtée en 1882 ; il y a environ 40,000 hectolitres de moins

qu'en 1881, Quant aux exportations, le mouvement est à peu près le même ; le

total s'est élevé à 1,186,000 hectolitres ; c'est à peu près le chillre de 1881, avec

quelques milliers d'hectolitres environ en plus ; "toutefois il y a diminution assez

sensible dans les exportations du côté de l'Angleterre et du côté des Etats-Unis.

Il y a lieu, pour le commerce, de s'occuper de cette situation pour ne pas laisser

s'amomdrir deux des débouchés les plus importants de notre production vinicole.

Spiritueux. — Les affaires sont calmes sur tous les marchés, mais les prix accusent presque partout une grande fermeté, aussi bien dans le Midi que dans le Nord. On cote actuellement sur les marchés du Midi : Celle, 3/c5 bon goût, 105 fr; Béziers, 3/6 bon goût, 103 fr.; marc, 95 fr.; Montpellier, 3/6 bon goût, 96 fr.; marc, 90 fr.; -— dans les Gharentes, les prix des eaux-de-vie sont maintenus pour toutC'S les catégories avec une grande fermeté. — A Lille, on paye le 3/6 betteraves, V qualité, 48 fr. par hectohtre. — A Pkris, on paye : 3^6 betteraves, V qualité, 90 degrés, disponible, 51 fr. 50 à 51 fr. 75 ; février, 52 fr. à 52 fr. 25 ; mars et avril, 53 fr. à 53 fr. 25; quatre mois de mai, 54 fr. 25. Le stock était, au 17 janvier, de 17,375 pipes.

Raisins secs: — Les affaires sont plus calmes dans tous les ports du Midi,, et pour les diverses provenances, nous avons un léger affaiblissement à sip:naler dan-s les cours.

Tarlres. — Les ventes sont peu importantes. A Bordeaux, les cours sont tes mêmes que précédemment, de 210 à 220 fr. par 100 kilog. suivant les sortes. VI. — Sucres.. — Mêlasses.. — Fécules. — Glucoses. — Houblons.

Sucres. — Pour toutes les sortes de sucres, les a.ff'aires sont calmes. Les cotirs varient peu, et il y a même plutôt une certaine tendance à la reprise. On cote actuellement par 100 kilog. à Paris : sucres bruts, 88 degrés sacchari métriques, 52 fr. 75; les 99 degrés, 59 fr. 25; sucres blancs, £9 fr. 25 à. 59 fr. 50; — à Yalenciennes, sucres bruts, 51 fr. 50 sa &2 fr.; à. Lille, 5.1 fr. 50; sucres blancs, 58 fr. 25 à 58 fr. 50; à Saint-Quentin, sucres bruts, 52 fr. à 52 fr. 25. Le stock de l'entrepôt réel des sucres était, au 17 janvier, à Paris, de 788,000 sacs, avec une augmentation de 34,000 sacs depuis huit Jours. — Pour les sucres raffinés, on paye, comme précédemment, 106 à 107 fr. par 100 kilog. à la consommation, et 64 fr. 75 à 67 fr. 25 pour l'exportation. — A Marseille, le marché est calme pour les sucres coloniaux ; les raffinés valent actuellement 113 à 114 fr. par 100 kilog. suivant les sortes.

Mélasses. — Prix soutenus. On "paye à Paris : mélasses de fabrique, 12 à 12 fr. 25; de raffinerie 14 fr. par 100 kilog.

Fécules. — Les prix sont plus faibles, quoique les offres soient toujours restreintes. On paye à Paris : fécules premières du rayon, 39 à 40 fr.; à Gompiègne, fécules de l'Oise, 38 fr.; à Epinal, fécules des Vosges, 41 fr.

Glucoses. — Les ventes sont calmes. Les prix se maintiennent. On cote par 100 kilog. à Paris : sirop de froment, 56 à 57 fr.; sirop massé, 47 à 48 fr.; sirop liquide, 41 à 42 fr.

Houblons. — Les transactions sont actuellement peu importantes sur la plupart des marchés; les brasseurs dont les besoins ne sont pas immédiats attendent pour faire des achats un peu importants. Mais les prix continuent à êlre très bien soutenus, En Allemagne, à Nuremberg, on cote de 8^0 à 900 fr. par 100 kilog. A Londres, les houblons anglais se vendent 900 à 1,300 fr. suivant la qualité. VII. — Huiles et graines oléagineuses, tourteaux.

Huiles. —- G'est une hausse assez notable qui se manifeste, depuis huit jours, dans les prix des huiles de graines. On cote à Paris par 100 kilog. : huiles de colza en tous fûts, 86 fr. 50; en tonnes, 88 fr. 50; épurée en tonnes, 96 fr. 50; huile de lin en tous fûts, 58 fr. 25; en tonnes, 60 fr. 25. — Sur les marchés des déparlements, on paye les huiles de colza : Caen, 82 fr. Lille, 31 fr.; Gambrai, 81 à 82 fr.; et pour les autres sortes : huile de lin, 56 fr. 50; œillette, 118 fr.; de cameline, 67 fr. — Les prix de 150 à 160 fr. par 100 kilog. pour les huiles nouvelles d'olive se maintiennent sans changements en Provence.

Graines oléagineuses, — Maintien des cours sur les principaux marchés. On paye en Normandie, par 100 kilog : graine de colza, 36 fr. 50 à 37 fr. ; de lin, 25 à 30 fr.; de chs.nvre, 34 à 35 fr. Dans le Nord, les prix 'sont ceux de notre dernière revue.

Tourleaux. — On paye par 100 kilog. : à Caen, tourteaux de colza, 16 fr. 50;

— à Gambrai, tourteaux de colza, 15 fr. 25 ; d'œillette, 17 fr.; de lin, 19 à 20 fr.

— A Marseille, les prix se maintiennent sans changemenls.

Engrais. — Les nitrates de soude se vendent 31 fr. par 100 kilog. àDunkerque.^ VIII. — Matières- résineuses, colorantes, tannantes.

Matières résineuses. — Les cours varient peu depuis huit jours. On paye à Bordeaux, 96 fr. par 100 kilog. 'pour l'essence pure de térébenthine ; — à Dax, 85 Ir. A Bazas, les gemmes valent 50 fr. la barrique.

DBS DfîNRÉES AGRICOLES (20 JANVIER 1883). 119

Gaudes. — On paye comme précédemment dans le Languedoc, 20 fr. par 100 kil.

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