V. — Vins. — Spiritueux. — Vinaigres. — Cidres
Vins. — Les affaires restent à peu près dans le même état. Dans le Médoc, on voit des étrangers venus pour préparer les achats; l'attention se porte sur les vins de 1891 et de 1890, et l'on signale des ventes dans le Haut-Médoc, entre 700 et 800 fr. le tonneau. — Dans le Midi, les vins de bonne qualité sont rares et l'on s'attend à leur voir atteindre des prix relativement élevés ; on en a vendu dans le Gard, à 18 fr. l'hectolitre; les Aramons premier choix se cotent de 17 à 19 fr.; les deuxièmes choix, 13 à 15 fr. A Lezignan (Aude), voici les cours pratiqués, Aramons de choix, 13 à 16 fr.; Petits-Montagne, 17 à 18 fr.; Montagne et Lezignan ordinaires, 20 à 22 fr.; Narbonne et Lezignan extra, 25 à 27 fr.; Corbières, 27 à 30 fr. — En vins de Bergerac, les paysans sont payés 350 à 400 fr. le tonneau ; les petits ordinaires de plaine, 300 à 450 fr. — Les vins de la Savoie valent; plaine, 55 à 60 fr. les 210 litres; coteaux, 60 à 70 fr.; ceux du Bugey : plaine, 65 à 70 fr. les 220 litres; coteaux, 70 à 75 fr, — En Bourgogne, les vins de 1892 continuent à être en faveur; en Basse-Bourgogne; ces vins ont été en partie enlevés en blanc au moment des vendanges; il reste encore quelques petits lots aux prix de 65 à 75 fr. les 136 litres pour les vins ordinaires. ■ — Dans l'Aube, les cours varient de 45 à 60 fr. l'hectolitre chez le vigneron, — Dans la Touraine on est inquiet au sujet des dégâts causés par les dernières gelées; toute la rive gauche de la Loire paraît sérieusement compromise. — En Alsace, les- prix oscillent pour les vins nouveaux entre 35 et 40 fr, pour les inférieurs et 40 à 60 fr. pour les supérieurs, — A l'entrepôt de Bercy, on a traité quelques affaires en vins au Midi, mais la reprise n'est pas encore sérieuse.
Spiritueux. — Les affaires ont été suspendues pendantles trois premiers jours de la semaine à cause des fêtes, à la Bourse de Paris. A Lille, le il février, on cotait l'alcool de betteraves disponible 46 fr. 50 l'hectolitre, le livrable jusqu'en août 46 fr. 25 à 47 fr.; les quatre derniers, 42 fr. 75. — En Armagnac, il s'est traité quelques achsts; on a payé des Ténarèze et des bas-Armagnacs de 1891 et 1892, 650 à 700 fr. la pièce. — Les marchés sont calmes dans les Gharentes, sans variations dans les cours. — A Bordeaux, les trois-six fins du Nord disponibles sont tenus de 51 à 52 fr. l'hectolitre; à Marseille, 52 à 53 fr, — Les marchés allemands sont calmes.
Pommes à cidre. — A Rouen; on vend encore 6 fr. à 6 fr. 50 l'hectolitre, y compris 1 Ir. 26 de droits.
Plants américains. — Au dernier marché de Montpellier, il s'est traité pas mal d'affaires pour le Centre et le Nord; mais les prix sont tellement variables, même pour des produits de provenance identique, qu'il est impossible de les fixer. Les Riparia, par exemple, qui sont les plus répandus, se cotent au cours d'un même marché 25 à 55 fr. le mille.
Matières kir triques. — Les cours sont un peu pins fermes à Bordeaux, quoique les transactions restent assez calmes. On cote, lie sèche, 1 fr. 10 le degré; tartre brut, 1 fr. 28 à 1 fr. 30; cristaux d'alambic, 1 fr. 25; cristaux, 90 pour 100, 1 fr. 50; crème de tartre, 175 à 180 fr. les 100 kilog.; acide tartrique, 245 fr.
YI. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Houblons.
Sucres. — Comme pour les spiritueux, nous n'avons pas de cours de la semaine à la Bourse de Paris, samedi dernier les prix étaient en baisse de 12 à 15 centimes pour les sucres roux 88 degrés et les blancs n" 3. Les raffinés sont toujours demandés régulièrement aux prix de 107 fr. à 107 fr. 50 les 100 kilog. pour la con'^ommation, et 44 fr. 50 pour l'exportation.
Les marchés du Nord sont faibles; à Valcnciennes, on cote : sucre roux 88 degrés, 37 fr. 25 à 37 fr. 50; à Lille, roux, 37 fr. 75; blanc disponible, 40 fr.
Fécules. — Même situation. A Gompiègne, la première type de l'Oise est cotée, 25 fr. 50 les 100 kilog.; à Epinal, celle des Vosges, 26 fr. à 26 fr. 50.
Houblons. — La semaine dernière on a vendu des houblons à Boeschèpe (Nord) au prix de 112 fr, en culture; à Poperinghe (Belgique), des achats assez importants ont été faits à 90 fr. les 50 kilog.; les Alost sont cotés 83 à 86 fr. pour les 1892; ceux de la récolte prochaine, 75 à 77 fr.