‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 244 sur 691 · II. — Marché du bétail sur pied · texte numérisé non relu

II. — Marché du bétail sur pied

Cours des commissionnaiies Poids Cours officiels en bestiaux.

Animaux amenés.

Bœufs 1,712

Vaches 587

Taureaux... 162

Veaux 1,483

Montons 12,363

Porcs gras.. 5,249 — maifres.. » » » »»»»»»»»

Vente lente sur le gros bétail et les porcs, mauvaise sur les veaux et moyenne sur les moutons.

ivendus

moyen

général

kil.

quai.

quai.

quai.

Prix extrêmes.

1" quai.

2* quai.

3' quai.

Prix extrêmes.

yit

BOITE AUX LETTRES

S.,àR.[Meuse). — Vous désirez qu'on vous donne des indications sur le fonctionnement des Syndicats de vignerons organisés pour lutter contre les dangers des gelées printanières dans les vignes. Il existe un certain nombre d'associations de ce genre qui fonctionnent dans un département voisin, celui de Meurthe-et-Moselle, et vous aurez des renseignements sur leur organisation, en vous adressant à M. Paul Genay,

{)résident du Comice de Lunéville. Dans es régions comme la vôtre, où les vignes sont très souvent morcelées, on ne peut arriver à quelques résultats sérieux, qu'en s'adressant à l'association des voisins entre eux. Parmi les systèmes de foyers qui ont été présentés, les foyers de M. Lestout, à Bordeaux, ont donné d'excellents résultats.

L. A., à M. [Pas-de-Calais). — Vous pouvez avoir à votre disposition une certaine quantité d'écumes de défécation de sucrerie, et vous désirez savoir quel est le meilleur usage que vous pouvez en faire sur vos terres. Les écumes sont surtout un bon amendement calcaire par la notable proportion de chaux qu'elles renferment, et qui est de plus du tiers de leur poids à l'état normal ; elles conviennent surtout pour les terrains argilo-siliceux où le calcaire est en trop faible proportion; elles produisent alors l'effet d'un marnage . La quantité à employer dépend de l'intensité que l'on veut donner à ce marnage et qui varie avec le besoin du sol en chaux. Appliquées en hiver sur les prairies humides, à terre acide, elles contribuent, comme les

BOITE AUX LETTRES

phosphates, à en faire disparaître les mauvaises herbes. Dans tous les cas, avant de les employer, on doit les diviser autant que possible, soit en les faisant déliter à l'air, ce qui se produit assez rapidement, soit en les asséchant par un mélange avec de la cendre. On peut aussi calciner les écumes de défécation dans les fours ordinaires ; on obtient alors une chaux grasse, très légère et en poudre impalpable qu'on peut employer comme amendement.

L. F., à S. {AJgérié). — La fabrication du porteur monorail du système Lartigue paraît avoir disparu; les recherches faites pour vous donner un renseignement à cet égard n'ont pas abouti jusqu'ici.

C. B., à T. [Seine-et-Marne). — Vous demandez où vous pouvez vous procurer des tubercules de la j)omme de terre Richter's Imperator qui n'est pas cultivée dans votre contrée. On peut en trouver chez tous les marchands-grainiers ; vous vous en procurerez aussi en vous adressant soit à M. Têtard, à Gonesse (Seine-et-Oise), soit à M. Maquet, à La Fère- Champenoise (Marne). — Quant à la pomme de terre Gréante sans pareille, on la trouve aujourd'hui chez les principaux marchands-grainiers, notamment chez M. Forgeot et chez MM. Vilmorin- Andrieux, quai de la Mégisserie à Paris.

T., à S. [Aude). — Vous trouverez en effet, dans le Journal., en remontant au numéro du 27 octobre 1888, des détails complets sur la destruction de la mousse dans les prairies par l'emploi du sulfate de fer. Nous rappelons brièvement les principales conclusions.

C'est au printemps, généralement en mars, qu'on doit appliquer ce traitement. On peut employer 300 kilog.

pour les jeunes prairies, et redoubler ensuite si l'action a été insuffisante; dans les vieilles prairies, on peut employer immédiatement 600 kilog. ; si la mousse atteint une hauteur de 8 à 10 centimètres, il peut être utile de recourir à une quantité de 2,000 kilog.; ces doses s'entendent pour 1 hectare.

On peut répandre le sulfate ue fer à l'état solide, en le répartissant également sur toute la surface, ou bien faire usage d'une dissolution faite à raison de 5 kilog. par hectolitre d'eau, qu'on répand avec un tonneau à purin.

A. M., à T. [Yo7ine). — Une personne est morte en laissant à ses quatre enfants 18 hectares de terres en plusieurs pièces ; trois sont d'accord pour vous vendre leur part indivise, mais le quatrième s'y refuse. Vous demandez si, une fois propriétaire des trois quarts, le quatrième pourra demander la licitation de la terre, et pourra faire mettre la totalité en vente, ou bien si le tribunal pourra nommer des experts qui, déclarant la propriété partageable, poursont lui faire son lot. Aux termes de l'art. 815 du Code civil, nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision, et le partage peut être toujours provoqué; mais, aux termes de l'art. 827, la vente par licitation n'est de rigueur que si les immeubles ne peuvent pas se partager commodément : il appartient aux héritiers deprovoquer une expertise à cet égard, ou de se mettre d'accord pour opérer la licitation devant un notaire; mais ils ne peuvent pas vendre leur part avant le partage parce qu'ils ne deviennent propriétaires réels qu'après cette opération.

L. I»., à M. {Allier). — Vous demandez si, contrairement aune opinion qui a cours dans vos alentours, vous pouvez faire consommer les topinambours par des bêtes bovines, même par de jeunes animaux qui ne sont pas destinés cette année à être engraissés. Les tubercules de topinambours peuvent servir avec avantage à la nourriture de tous les animaux domestiques, chevaux, bêtes bovines, moutons, porcs ; il faut avoir soin de les laver, pour les débarrasser des pierres et de la terre logées dans les anfractuosités, et de les passer ensuite au coupe-racines; les jeunes bêtes et les vaches laitières s'en trouvent aussi bien que les animaux soumis à l'engraissement. Si l'on aobservé que des bêtes nourries au topinambour ont dépéri quand on a changé la nourriture, ce que nous entendons dire pour la première fois, c'est qu'on leur a donné ensuite une nourriture insuffisante; cela ne provient pas des topinambours.

Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adresséesà la Rédaction du Journal de l' Agriculture, 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.

Le Gérant : A. Bouché.

CHRONIQUE AGRICOLE (n mars 1893).

Décrets relatifs au fonctionnement du Conseil supérieur de l'ap^riciillure. — But de ces nouvelles mesures. — La question du régime des boissons devant le Sénat. — Résolution de la Commission des finances de la haute Assemblée. — Itéclaration du minisire des finances.»— Le commerce du blé avec l'étranger jusqu'au 31 janvier. — Programme du Congrès viticole de Montpellier. — Concours spéciaux d'instruments et excursions à l'occasion de ce Congrès. — Les champs d'emploi des engrais dans les écoles rurales. — Circulaire du ministre de l'instruction publique. — Nécrologie. — Mort de M. Emile Dumont. — Les grèves de bûcherons dans la région du Centre. — Travaux de la Station agronomique du Pas-de-Calais. — Influence des engrais sur la composition des fourrages. — Elude de M. Pagnoul sur la pulpe de sucrerie desséchée. — Etudes de M. Bernard sur les lerres calcaires. — Conclusions d'une conférence faite à Virieu. — Le rôle du sulfate de fer. — Expériences entreprises par le Comice de Saint- Quentin sur les races de betteraves hâtives. — Conclusion du rapport de M. Vivien. — Difficulté de ce genre de recherches. — Les plantations d'arbres fruitiers sur les routes. — Lettre du ministre des travaux publics sur ce sujet. — Concours du Comice agricole et viticole d'Epernay. — Prochaine exposition de la Société nationale d'horticulture. — Rapport de M. Guillemet sur la nature des boissons alcooliques vendues par les débitants de Paris.

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