‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 245 sur 691 · I. — Conseil supérieur de l' agriculture · texte numérisé non relu

I. — Conseil supérieur de l' agriculture

Lorsque le Ministère de l'agriculture fut créé, un Conseil supérieur de l'agriculture fut institué par les décrets du 1 1 janvier et du 25 juillet 1882. Aux termes de ce dernier décret, le Conseil supérieur devait se composer de 100 membres au plus. Il se divise en quatre sections : agriculture, forêts, hydraulique agricole, haras. On trouvera plus loin, à la partie officielle (p. 369), deux nouveaux décrets dont l'un tend à étendre l'action du Conseil supérieur et à lui donner une plus grande activité, et dont l'autre désigne des membres destinés à le compléter. L'un et l'autre décret sont à approuver; tant que la représentation légale de l'agriculture n'aura pas été organisée, le Conseil supérieur peut être appelé à jouer un rôle important qu'on ne lui a demandé que rarement jusqu'ici. En y appelant les présidents des grandes associations agricoles, les présidents d'associations agricoles de régions varices et des agriculteurs éminentsdont l'expérience est bien connue, M. Visrer a ao;i avec un sao;e libéralisme dont il serait oiseux de le féliciter, mais qu'on peut et qu'on doit constater avec plaisir. L'intention qu'il manifeste de donner aux travaux du Conseil supérieur de l'agriculture un objet permanent ne peut que provoquer des mesures utiles à l'agriculture.

IL — Le régime des boissons.

Le Sénat, est comme on sait, saisi du projet de budget pour 1893, et il devra l'avoir discuté avant la fin du mois de mars. Dans ces conditions, on se demandait depuis longtemps s'il y maintiendrait les dispositions relatives au régime des boissons introduites par la Chambre des députés. Dans la séance du 6 mars, la motion suivante, signée par 126 sénateurs, a été présentée : « Les sénateurs soussignés demandent que la réforme de l'impôt des boissons soit distraite de la loi de finances de l'année 1893. » D'autre part, la Commission des finances a décidé de proposer cette disjonction, et elle l'a annoncé dans la séance du 7 mars. Le Sénat se ralliera à cette méthode ; il était difficile qu'il en fût autrement.

A cette occasion, M. Tirard, ministre des finances, a présenté la déclaration suivante : « Des observations échangées, il résulte que si la commission ne juge pas avoir le temps suffisant pour étudier la réforme, elle ne la repousse pas ; mais elle veut l'étudier sérieusement et à fond. Le Gouvernement n'a qu'une chose à faire, c'est de s'incliner devant la décision de la commission. Mais il met le vœu formel

N° 1373. — TOME h' DE 1893. — 11 mars.

362 CHRONIQUE AGRICOLE (il MARS 1893).

que cette réforme ne soit pas abandonnée, que le résultat de tous les travaux ne soit pas un avortement. »

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