‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 255 sur 691 · MÉTÉOROLOGIE DU MOIS DE FEVRIER · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE DU MOIS DE FEVRIER

Voici le résumé des observations météorologiques faites au Parc de Saint-Maur, en février 1 893 :

Moyenne barométrique à midi, 754°"". 17. Minimum, le 21, à 5 heures et 5 heures-un quart du soir, 728 millimètres. Maximum, le 6, à 10 heures du matin, 770""". 06. Il faut remonter au 16 octobre 1886, à 4 heures du soir, pour trouver un minimum barométrique plus bas, 727"". 06.

Moyennes thermomélriques : des minima, 3 degrés; des maxima, 9°. 52; du mois, 6°. 26. Moyenne vraie des 24 heures, 5". 99. Minimum, le 6 vers 7 heures du matin, — 5". 3. Maximum, le 15 vers 2 heures du soir, 14°. 6. La moyenne de février n'a pas été aussi élevée depuis huit ans, en 1885 elle a atteint 7''.10.

5 jours de gelée, du 4 au 7 et le 26, plus 11 jours de gelée blanche. Les 4 et 5 la terre n'a pas été gelée à l'ombre, avec des maxima de 5".! et 4". 7.

Tension de la vapeur : moyenne, 5""". 69, minimum, le 5 à 2 heures du soir, S""". 5. Maximum, le l'"', à 5 heures du matin. 8""". 4. — Humidité relative : moyenne, 81. Minimum, le 5, à 2 heures du soir, 41. Maximum, 100 en 5 jours.

Nébulosité moyenne^ 68; 6 jours complètement couverts. Le 5, sans traces de nuages ; le 6, quelques nuages dans la journée.

Pluie : 56°"". 2 en 85 heures répartiesen 20 jours. Le 21 a donné 18"'". 3 d'eau en 12 heures; les autres pluies sont insignifiantes et donnent de 0""".3 à 6"". 3 d'eau.

Les vents ont soufflé de l'E S E au NNW par le SW à peu près également avec grande prédominance du SW, on l'a noté onze fois à midi de cette direction. — 4 jours de petit brouillard.

Température moyenne de la Marne : le matin, 5". 02; le soir, 5". 07 ; en moyenne, 5M0. Sa température a varié de 2°. 01 le 9 à 7". 52 le 21. Transparence moyenne, 0'".19. Hauteur moyenne, 4". 46. Son niveau avarié de 4"". 01 le P"" à 5".01 le 19.

Relativement aux moyennes normales, le mois de février 1893 a présenté les résultats suivants : baromètre plus bas de 4°"". 25 ; thermomètre plus haut de 2". 42; tension de la vapeur plus forte de 0°"". 22; humidité relative plus faible de 5; nébulosité plus faible de 1 ; pluie plus forte de 23""". ^1 .

La moyenne de l'hiver a présenté les résultats suivants

Moyennes. Excèssurlanormale.

Baromètre 157""".66 — 0»-.99

Thermomètre... 1°.83 — 0°.81

Moyennes. E.\cèssnrla normale

Humidité relative.. 86.2 — '2.3

Nébulosité 64 —4

Pluie totale 153"".7 +39""".8

Tension de la vap. 4""". 72 — 0"°'.46

Floraison. — Le 16, Perce-neige et Tussilago far far a ;\e21, Crocus.

E. Rendu,

Membre de la Société nationale d'agriculture

Assurance contre la fièvre aphteuse en Danemark. — En novembre ou même en octobre 1892, il s'est fondé en Danemark une Assurance contre la fièvre aphteuse. Cette fondation a été opérée par les soins de la Société d'assurance « la Custos » et elle est entrée en voie d'exécution, je veux dire en activité depuis cette époque. Aidée de l'appui officiel et de la recommandation expresse du Gouvernement,

cette branche d'Assurance a fait faire de nombreuses réclames dans toutes les provinces du Royaume : elle s'est livrée à une active propagande et a usé de la plus vaste publicité. Comme la maladie s'était propagée en peu de semaines d'une façon à peu près uniforme, et que partout où elle avait éclaté, elle s'était attaquée à tout le bétail, il a été décidé que chaque propriétaire de bétail aurait en quelque sorte la faculté de faire par prévision l'appréciation des dommages qu'il aurait à supporter, pour déterminer la valeur de l'assurance. Aucune règle fixe n'a été imposée d'une manière absolue. Chaque propriétaire d'animaux doit décider par lui-même, en tenant compte des circonstances, s'il doit assurer une valeur de 10 ou 20 couronnes pour chaque animal. Cette assurance doit être contractée pour deux ans : pour les animaux au dessous de l'âge de deux ans, le capital assuré est fixé à la moitié.

Si cette maladie contagieuse s'est renouvelée, si même on peut craindre quelle ne puisse plus être déracinée, il faut reconnaître tout au moins l'énergie avec laquelle elle a été combattue dans ses résultats dans le Royaume Danois.

— Nous empruntons au Journal de la Société royale de l'Est de la Belgique des renseignements intéressants sur deux questions.

Phosphate ammoniaco-magnésien. — En vue d'empêcher les pertes d'azote par le lessivage dans le sol, lors de l'emploi du nitrate de soude, du sulfate d'ammoniaque, etc., M. Hélouis propose de remplacer ces sels par du phosphate ammoniaco-magnésien. Un échantillon de cetengraisa été analysé au laboratoire agricole d'Anvers; le directeur, M. Crjspo, dit : « Le phosphate ammoniaco-magnésien envisagé comme un engrais n'est pas une nouveauté. Il en est question théoriquement dans les traités classiques de chimie agricole; mais le programme de sa fabrication économique semble être réalisé, et on espère pouvoir le faire entrer incessamment dans la pratique. Cet échantillon a donné : azote ammoniacal 10.26; acide phosphorique total 49.20. Ce produit contient aussi 25 à 30 pour 100 de magnésie, qui est un aliment indispensable des plantes. L'entrée de cet engrais dans la pratique agricole pourrait avoir pour conséquence une transformation complète de l'industrie des engrais chimiques, ainsi que du mode d'emploi des matières fertilisantes. »

Le phosphate ammoniaco-magnésien n'est pas insoluble dans l'eau, ainsi qu'on l'affirme, il est seulement faiblement soluble, ce qui est un avantage plutôt qu'un inconvénient.

En faveur de ce nouvel engrais, et lui donnant une supériorité sur les superphosphates d'ammoniaque, on fait donc valoir sa teneur en magnésie, considérée par M. Hélouis comme un des plus nécessaires principes fertilisants. L'examen de diverses graines au point de vue de leur richesse en phosphate de chaux et en phosphate de magnésie, a donné les résultats suivants :

100 parties contiennent Seigle Fro-

en : Seigle. d'i:gypte. ment. Avoine. Riz. Maïs. Fève. Lentille.

Piiosphate de chaux 22 2.10 15 16.5 25 18.5 8.40 6.50

— magnésie.. 28 28.3 25 20 24 38 19.60 19.60

Des expériences de fumure faites avec le phosphate ammoniacomagnésien, à la dose de 150 à 300 kilog. par hectare, auraient sur

l'agriculture a l'étranger. 375

diverses céréales produit des résultats exceptionnellement favorables.

Expériences sur l'emploi de l'eau chaude et de leau froide comme boisson pour les animaux. - - Pendant la saison rigoureuse, est-il avantageux de chauffer l'eau donnée aux vaches laitières? On peut supposer à priori que la production du lait est influencée par les variations de la température, puisqu'on sait que la température de l'intérieur du pis doit se maintenir à 37 1/2 degrés centigrades pour que le fonctionnement régulier des ^landes mammaires soit assuré.

Beaucoup de cultivateurs sont convaincus que l'eau chauffée, donnée en boisson, détermine une augmentation de la production du lait. Voilà un premier point qu'il était intéressant de contrôler et en cas qu'il fût reconnu exact, il restait à s'assurer, par des expériences comparative^, si ce surcroît de rendement est ou non accompagné d'une augmentation proportionnelle du poids total de la matière sèche du lait, en d'autres termes, si le lait devenu plus abondant est plus pauvre, ou bien s'il conserve sa richesse primitive. Enfin, à supposer la qualité du lait obtenu satisfaisante et la quantité augmentée, le bénéficeà retirer de l'emploi d'eau chauffée compense-t-il les frais de combustible? Ces questions ont fait l'objet d'expériences poursuivies pendant deux mois (21 janvier au 25 mars 1889) à la station agronomique de l'Université du Wisconsin (Amérique du Nord). Six vaches furent partagées en deux groupes de trois vaclies chacun et reçurent la même ration composée, par tête et par jour, de 2 kil. 1/2 de son mélangé avec 1 kilog. d'avoine égrugée et 3 kilog. de foin, plus des tiges de maïs haché à discrétion. Durant toute l'expérience, les animaux reçurent deux repas par jour et furent abreuvés une fois. Quand le temps le permettait, on les laissait sortir dans la cour.

Un groupe fut abreuvé d'eau à 0° etl'autre d'eau à 21". L'expérience fut divisée en trois périodes de seize jours chacune et à la fin de la première et de la troisième, le régime boisson fut changé pour chaque vache, à l'effet de déterminer les différences individuelles qui se produiraient dans le rendement en lait. Voici les résultats fournis par cette expérience :

1. L'emploi de l'eau chauffée a déterminé un rendement d'un demi kilog. de lait en plus, par tête et par jour, comparativement à l'emploi de l'eau à 0".

2. La consommation moyenne d'eau, par vache et par jour fut : pour l'eau froide 31 kil. 1/2, et pour l'eau chaude 36 kil. 1/2, soit 5 kilog. de plus.

3. Pendant qu'elles étaient abreuvées à l'eau chauffée, les vaches s'assimilaient plus de fourrage, environ 375 grammes par tête et par jour.

4. L'augmentation de la consommation d'eau était accompagnée d'une augmentation de la production de lait, que l'eau fût froide ou qu'elle fût chauffée. En moyenne on a constaté une augmentation de 1 kilog. de lait par 100 kilog. d'eau consommée en plus.

5. Pour chaque kilog. de lait produit, les vaches consommèrent en fourrage sec : 1 kil. 44 avec la boisson chauffée et 1 kil. 54 avec l'eau froide.

6. Une consommation plus considérabie d'eau, de même tempéra-

ture, était accompagnée dune augmentation de la teneur du lait en eau sans augmentation appréciable de la matière sèche.

7. L'élévation de la température de l'eau déterminait une augmentation de la teneur du lait en matière sèche plus notable que ne le faisait l'augmentation de la quantité d'eau absorbée.

8. La teneur du lait en eau présentait des variations journalières en rapport avec les quantités de boisson absorbées.

9. Cinq des vaches manifestaient une préférence très marquée pour l'eau à 21°; la sixième préférait l'eau à 0°.

10.. A l'exception d'une seule, les vaches mangeaient et buvaient moins pendant les périodes d'expérimentation avec l'eau froide et gagnaient en poids, tandis que trois perdaient de leur poids lorsqu'elles recevaient de l'eau chauffée.

11. En supposant le beurre à 2 fr. le kilog. et les 1 00 kilog. de lait maigre à 2 fr. 50, les 1,000 kilog. de maïs à 25 fr., et en estimant les frais de chauffage de l'eau pour 40 vaches pendant 120 jours, à 75 fr., on conclut des expériences ci-dessus à un bénéfice d'environ 107 fr. pour une production de 8 kilog. de lait par tête et par jour. Le bénéfice réalisé variera évidemment avec le prix des fourrages. Bien entendu, les températures de 0° et de 21° ont été adoptées arbitrairement comme points de comparaison ; dans la pratique, on s'en écartera plus ou moins suivant les circonstances. P. du Pré-Collot.

Les agriculteurs des environs de Saint-Malo et de Paramé, utilisant la douceur relative du climat du bord de la mer et les débouchés que leur offre l'exportation à Jersey et en Angleterre, cultivent en grand les pommes de terre comestibles, de manière à livrer à la vente les plus précoces dès la fin de mai et dans la première quinzaine de juin.

Cette culture 'produit des bénéfices sérieux, et comme on lui consacre de fortes doses de fumier et d'engrais chimiques, elle contribue, dans une large mesure, à accroître la fertilité du sol.

En présence de ces faits acquis, il y avait lieu de rechercher si dans les autres parties du département d'Ille-et-Vilaine on pourrait retirer des bénéfices analogues de la culture de la pomme de terre. C'est dans ce but que nous avons institué diverses expériences sur le champ d'expérience de la Station agronomique, lequel est attenant aux terres de l'école pratique d'agriculture.

Diverses questions étaient à résoudre. Quels rendements pouvait-on obtenir sous notre climat et dans nos terres avec les variétés recommandées pour l'alimentation de l'homme? Les variétés hâtives pouvaient-elles donner, avec des rendements moindres, des bénéfices plus élevés que les variétés tardives récoltées en pleine maturité? Quelle pourrait être l'influence de l'époque de la plantation, sur la précocité de la récolte ?

Pour les essais de précocité, nous nous sommes adressés aux variétés suivantes : Marjolin, Royale-Kidney, Victor, Myatt's prolifique, Prolific.

Au bord de la mer ces variétés commencent à fournir des tubercules

pour la vente : Victor, dès le 24 mai ; Myatt's et Prolific, dès le 1" juin.

Les pommes de terre ont été plantées en billon. Le fumier et les engrais ont été déposés au fond des raies, et les tubercules, placés immédiatement au-dessus, ont été recouverts à l'aide de la terre provenant de la raie suivante.

Les distances entre les pieds étaient de 40 centimètres sur les deux sens dans les essais de précocité. Dans les autres essais les distances adoptées ont été de 50 centimètres. On a employé comme engrais le fumier dans la proportion de 60,000 kilog. à l'hectare et 1 ,080 kilog. d'engrais chimique contenant 400 kilog. de superphosphate à 1 7 pour 100 d'acide phosphorique, 320 kilog. de chlorure de potassium, 160 kilog. de nitrate de soude et 200 kilog. de plâtre.

Dans la région de Saint-Malo l'engrais chimique que, l'on emploie contient 480 kilog. de superphosphate et 160 kilog. de chlorure de potassium.

Nous avons modifié ces dernières proportions de manière à augmenter la dose de chlorure de potassium parce que, sur les champs de la station, les engrais 'potassiques produisent un effet très sensible, tandis que les phosphates n'exercent qu'une action moindre.

Les plantations ont été faites successivement le 9 et le 22 février, et en mars, du 14 au 29. Les tubercules plantés avaient été préparés par l'exposition à l'air et à la lumière et portaient des germes bien sortis. On a procédé à l'arrachage d'un certain nombre de pieds, de huit jours en huit jours, à partir du 18 juin. La récolte totale a été faite à maturité complète, les fanes étant entièrement sèches.

Voici les rendements des pieds arrachés le 1 8 et le 25 juin, puis dans la première partie du mois de juillet, le 2 et le 9 :

Date de la Récolle Récolte

plantation. Gn juin. commencement de juillet.

f 9 février... 7,187 kilog. 8,125 kilog.

Myatt's proliCque... ] 22 février. . . 10,013 — 9,219 —

(14 mars.... 10,000 — 11,219 —

( 22 février. . , 7,343 — 14,063 —

Marjolin ) 14 mars 13,250 — 13,313 —

/ 17 mars.... 8,281 — 9,075 —

.22 février. . . 6,406 — 9,063 —

D , T/.j \ 17 mars 6,0y3 — 11,139 —

Royale Kidney 15 mars.... 13,576 - 17,559 -

( 29 mars 8,033 —

Prolific 29 mars 11,378 —

( 22 février... 16,406 — 20,625 —

Victor 5 15 mars.... 15,000 — 14,238 —

n7mars.... 12,968 — 14,969 —

Saut dans un seul cas, celui de la variété Victor, les plantations faites en février n'ont pas donné des rendements supérieurs à ceux qu'on a obtenus en reculant les plantations jusqu'au mois de mars.

Nous devons ajouter que les premières pousses, à la sortie de terre, ont été gelées sur les pieds plantés en février. Il en est probablement résulté aans la végétation un retard qui a accumulé le bénéfice que l'on aurait pu retirer d'une plantation hâtive. Il est probable que sur les bords de la mer on est d'avantage à l'abri de ces accidents et il en résulte que l'arrachage peut commencer environ vingt jours plus tôt.

Il faut donc s'attendre dans l'intérieur des terres à des retards semblables à ceux que nous constatons ici.

Ajoutons que les plantations de février n'ont pas augmenté, sauf

378 EXPÉRIENCES SUR lA CULTURE DES POMMES DE TERRE.

dans un seul cas, le rendement des récoltes effectuées en pleine maturité.

R'iadenienls à l'hectare Date delà plantation. Myatt's prolillque. Marjolin. Royale Kidney. Victor.

Février 10,310 kil. 11,562 kil. 2b,000kil. 21,153 kil.

Mars 13,125 16,375 20,350 21,3o4

Nos expériences nous permettent de nous rendre compte, des variations des rendements et des poids moyens des tubercules d'un pied de pomme de terre pendant le mois qui a précédé la maturité complète. En présence de la date de l'arrachage nous indiquons le nombre des pieds pesés dans chaque essai.

Date Nombre Poiis moyen Récolte

de l'arrachage. de pieds. d'un pied. à l'hectare.

( 2juillel.... 24 167 gr. 9,937 kilog.

Mvatl's Drolifiaue ' ^ .i"i'let-- ■ • 22 204 12,500

Myalls pioliuque... <. 20 juillet.. . . 23 195 12,375

f 29 juillet.... 140 210 13,125

. ( 2 juillet... 23 214 13,435

Mariolin ) 9j"i"et--- 18 227 14,190

^^^^i^^^^ •• S 20 juillet.... 18 247 15,440

f 29 juillet.... 105 261 16,375

[ 2 juillet,... 23 249 17,834

RovaleKidneY' 9 juillet.... 19 242 17,285

uojaiejuaney ) 20 juillet.. . . 19 236 16,910

( 12 août 207 285 20,350

/ 2 juillet.... 19 264 16,528

Victor 9 juillet.... 17 191 11,948

^'""•^ • ••• \ 20 juillet.... 17 294 18,312

( 12 août 120 341 21,354

Ces résultats portent avec eux quelques enseignements utiles :

I^La variété Victor et la variété Royale Kidney ont montré sur les précédentes une supériorité très marquée. Subsistera-t-elle dans d'autres années? C'est l'expérience qui l'indiquera. Quoi qu'il en soit, ces premiers résultats sont suffisants pour que l'attention se porte sur elles.

2" L'augmentation de rendement qui résulte de la végétation accomplie pendant le dernier mois, c'est-à-dire entre l'époque où les tubercules ont acquis un volume marchand et le moment de la maturité complète, a varié dans ces essais entre 2,500 kilog. et 4,800 kilog. Dans tous les cas, elle a été inférieure au tiers "du rendement acquis au commencement de juillet.

La supériorité de rendement d'une variété existe déjà longtemps avant la maturité et se conserve pendant toute la durée du dernier mois de végétation.

3° Ces variétés hâtives fournissent à maturité des rendements inférieurs à ceux que l'on obtient avec les bonnes variétés plus tardives.

Comme on le verra plus loin, ces dernières peuvent dans les mêmes terrains fournir plus de 30,000 kilog. à l'hectare.

4° Pour ces variétés précoces, il n'y a pas avantage, au point de vue du bénéfice à retirer de la vente de la récolte, à attendre la maturité complète; il vaut mieux procéder à l'arrachage un mois plus tôt dès que les tubercules ont la grosseur marchande et les porter immédiatement au marché.

En effet, si l'on suit le cours des pommes de terre nouvelles en 1892 à la halle de Paris, on voit qu'au commencement de juillet, elles

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