LES CULTURES DANS LE SUD-OUEST. - HAUTE GARONNE
II est sage de ne|pas s'aventurer, cette année surtout, à donner des appréciations sur l'état des emblaves de céréales en dehors d'une zone d'observations souvent parcourue, connue, très restreinte.
Au début, après les semailles de céréales, les opinions eussent été assez divisées au point de vue de leur réussite.
En sols calcaires, la satisfaction était générale. Le grain répandu sur un terrain sec, pulvérulent, avait bien levé; sans doute, les esprits chagrins comme il y a en tous milieux, trouvaient le tapis très inégal, du pré. En terres où le calcaire manque, dans ce que la terminologie agricole appelle boulbènes froides, même bâtardes, la réussite n'avait pas été la même, la levée beaucoup plus lente, plus inégale.
Que s'est-il passé depuis? Les données météorologiques des mois écoulés n'ont pas favorisé la plante, elle est triste, chétive ; il n'en pouvait guère être autrement avec la fréquence des pluies, après quelques chutes du thermomètre peu communes dans nos contrées, avec cette intensité.
Le froment a des ressources, de l'énergie même après un hiver humide : il y a du délai, avant l'épiage.
On se demande dans la situation telle qu'elle se dessine, si l'agriculteur n'a pas quelques moyens de réparer le temps perdu, mal employé.