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DE LA POMME DE TERRE

Dans un article intéressant (Journal dû 11 mars), MM. Lechartier et Hérissant, étudient les pommes de terre au point de vue de leur rendement et de leur précocité.

Il semblerait résulter de cet article, qu'à rendement égal, une variété plus précoce doit toujours être préférée à une variété qui l'est moins. A mon avis la question ainsi étudiée l'est d'une manière insuffisante et il conviendrait, je crois, de l'envisager, à un autre point de vue.

La précocité et le rendement ne sont pas en effet les seules raisons qui devront faire choisir une sorte de préférence à une autre ; le prix que les tubercules de telle ou telle variété peuvent atteindre sur le marché a aussi, dans certains cas, une très grande importance et pourra en déterminer le choix

Ce prix dépend dans une large mesure des qualités que ces tubercules présentent pour la consommation. Le goût des consommateurs entre donc ici en ligne de compte.

Toutes les personnes qui s'occupent de ces questions savent que sur ce point il y a de grandes divergences, et que notamment les goûts nationaux sont très différents.

C'est ainsi, par exemple, que les Anglais préfèrent les pommes de terre à chair blanche; à ce titre ils achètent en France les pommes de terre des variétés Earlyrose, Magnum bonum.

La consommation française, au contraire, refuse ces deux sortes, parce que chez nous l'on préfère, à juste titre, selon moi, les pommes de terre à chair jaune et savoureuses.

La Belgique nous achète en quantité énorme la pomme de terre Saucisse rouge^ qui est à chair jaune et incontestablement une de nos meilleures pommes de terre de grande culture.

Si l'on examine quel est le rapport entre les prix que ces pommes de terre peuvent atteindre, on voit que les variétés à chair blanche, et se délitant à la cuisson, ont toujours une valeur inférieure à celle des pommes de terre à chair jaune.

En supposant que la Saucisse atteigne, par exemple, le prix de 8 francs le quintal, la Magnum bonum et î'Early rose ne vaudront que 7 francs à 7 fr. 50.

Au contraire certaines autres variétés recherchées par la consommation de luxe dépassent les prix que peut réaliser la Saucisse ; telles sont : la HoUanideT la Joseph Rigault, la Royale Kidney et la Marjolin, etc.^ cette dernière étant la plus savoureuse.

Ces pommes de terre et autres analogues sont vendues aux halles sous la dénomination générale Quarantaine pour les variétés les plus hâtives et de Hollande pour les variétés moins hâtives.

En rapportant les prix de ces dernières sortes à celui de la Saucisse, on voit qu'ils atteindront 10 à 12 francs le quintal, c'est-à-dire qu'il y aura un écart, en leur faveur, de 2 à 4 francs.

MM. Lechartier et Hérissant, dans leur article, comparent I'Early rose et la Joseph Rigault au point de vue de la précocité, et en concluent que la première pourrait se vendre plus cher que la dernière parce qu'elle mûrit plus tôt.

Je me demande qui consentirait à payer I'Early rose, cette pomme de terre sans mérite, plus cher que la Rigault qui est une excellente pomme de terre.

Je n'ai d'ailleurs jamais remarqué grande différence dans l'époque de maturité de ces deux sortes.

Si maintenant on se reporte à ce que j'ai dit des prix et aussi au rendement indiqué par les auteurs, on voit que la Rigault passe bien avant I'Early rose, au point de vue des sommes produites, puisque le rendement de la première est légèrement supérieure à celui de la deuxième.

La précocité de lamaturité n'a d'ailleurs pas toujours une influence sur le prix. S'il est incontestable que les pommes de terre sont plus chères au mois de juin qu'au mois d'août, il n'en découle pas nécessairement que les prix, même pour la môme variété,, soient plus élevés

au 19 août (date de la maturité de TEarly rose d'après les auteurs) qu'au 20 septembre (date de la maturité de la Rigault).

On voit souvent au contraire les prix remonter vers la fin de l'été. C'est ainsi qu'en 1891, vers le 20 septembre, la Saucisse était achetée dans mes environs au prix de 6 francs les 100 kilog. Les prix se sont élevés petit à petit, et le 25 octobre ces pommes de terre valaient 9 francs.

J'ai observé le même mouvement ascensionnel plusieurs fois. Cependant il serait téméraire d'en conclure qu'il en est toujours ainsi, et d'autres fois, comme en 1892, on voit les prix aller toujours en s'abaissant. On peut dire que la précocité a une influence sur le prix, de mai à juillet; passé cette époque, les prix peuvent aussi bien s'élever que s'abaisser. Cela dépend de l'offre et de la demande du moment. Or, à cette époque, la demande provient surtout de l'étranger et dépend de la récolte que les conditions climatériques y ont permise.

D'une manière générale, lorsque la saison a été humide en Angleterre et en Belgique, les pommes de terre atteignent des prix plus élevés en France. C'est que le Peronospora dans ce cas a compromis les récoltes de ces pays septentrionaux. Au contraire, dans les années sèches le parasite cause de moindres dégâts ; il s'en suit une récolte plus abondante, et par suite une plus faible demande.

C'est ce qu'on a pu observer cette année où les prix de la Saucisse se sont abaissés jusqu'à 2 francs les 100 kilog. sur les marchés français.

Pour conclure, je dirai que, pour les espèces hâtives, le plus ou moins de précocité peut avoir une très grande importance, non seulement parce que quelques jours au commencement de la récolte peuvent amener de très grands changements de prix, mais aussi parce qu'une récolte très hâtive permettra l'emploi du terrain pour une seconde plante.

Au contraire, pour les pommes de terre demi-tardives et tardives, c'est-à-dire, toutes celles mûrissant après le 15 août, le plus ou moins de précocité n'a pas d'influence sur le produit en argent. Seuls, le prix spécifique et le rendement doivent être considérés. Mais si, en ce qui concerne le produit en argent, la précocité n'a pas d'importance pour cette catégorie, il n'en est plus de même si on se place à un autre point de vue, je veux dire celui de la facilité de l'arrachage, des transports, de la vente, enfin de l'emblavement des terres qui ont porté cette récolte.

Sous ce rapport, les pommes de terre plus hâtives présentent un grand avantage. En effet, dans la grande culture, les terres qui sortent de cette culture sont destinées à porter du blé. Il n'est point nécessaire d'insister sur ce point, pour faire comprendre de suite que les pommes de terre qu'on pourra arracher dans le courant de septembre, laisseront le terrain libre pour préparer facilement la terre à blé. Tandis que les pommes de terre qui ne peuvent s'arracher bien souvent qu'en octobre, comme Magnum bonum, Impérator, etc., entraînent à la saison des emblavures d'automne, souvent pluvieuse et surchargée de travaux, un surcroit de besogne et un retard préjudiciable à la récolte de blé.

A ce titre, une pomme de terre demi-tardive, donnant même un produit argent, un peu inférieur, pourra être préférée à une variété tardive, donnant un produit plus élevé, parce que l'arrachage en sera plus facile, l'emblavuredu blé facilitée et la récolte de ce dernier plus élevée.

On n'oubliera pas de longtemps les difficultés qu'à présentées l'arrachage de la récolte 1 892 après le 20 septembre ; et si le mois de novembre s'était montré aussi pluvieux qu'octobre, une grande partie des ensemencements d'automne auraient dû être remis au printemps, au grand détriment de la récolte de blé.

Je crois, par ce qui précède, avoir clairement montré que la question est plus complexe qu'il ne semble au premier abord, et que la précocité et le rendement ne sontpas les seules causes qui devront déterminer le choix d'une variété. Pierre Passy.

I. — Décret instituant un Conseil de discipline de l'ordre du Mérite agricole.

Le Président de la République française,

Vu les décrets des 7 juillet 1883 et 18 juin 1887 qui ont institué la décoration de l'ordre du Mérite agricole ;

Considérant l'utilité de soumettre à un examen spécial les cas litigieux ou de nature à porter atteinte à la considération qui doit s'attacher à la décoration dont il s'agit, — Décrète :

Art. I«'. — Il est institué un conseil de discipline de l'ordre du Mérite agricole.

Le conseil est chargé de donner son avis sur tous les cas de radiation qui peuvent se produire et, d'une manière générale, sur tous les faits susceptibles de provoquer une mesure disciplinaire à l'égard des membres de l'ordre.

Art. 2. — Le conseil de discipline se composera du conseil d'administration du ministère de l'agriculture et de deux autres membres nommés par décret, choisis dans le conseil supérieur de l'agriculture et ayant le grade d'officier du Mérite agricole.

IL — Décret nommant des membres du Conseil de discipline de l'ordre du Mérite agricole.

Le président de la République française,

Vu le décret en date de ce jour, instituant un conseil de discipline de l'ordre du Mérite agricole;

Sur la proposition du Ministre de l'agriculture, — Décrète :

Art. l''"", — Sont nommés membres du conseil de discipline de l'ordre du Mérite agricole :

MM. Jules Méline, député, ancien ministre de l'agriculture ; — Risler, directeur de l'Institut national agronomique.

Art, 2. — Le Ministre de l'agriculture est chargé de l'exécution du présent décret.

Fait à Paris, le 11 mars 1893. Garnot.

Par le Président de la République : Le Ministre de l'agriculture^ Viger.

III. — Arrêté instituant une commission pour étudier les propositions ayant pour but de favoriser le foctionnement ou la création de distilleries agricoles et nommant les membres de cette commission.

Le Ministre de l'agriculture. — Arrête :

Art. P^ — Il est institué près du Ministre de l'agriculture une commission chargée d'étudier les diverses propositions ayant pour but de favoriser le fonctionnement ou la création des distilleries Hgricoles.

Art. 2. — Cette commission sera présidée par le Ministre de l'agriculture, assisté de deux vice-présidents. Elle se réunira chaque semaine au ministère de l'agriculture, jusqu'à la clôture de ses travaux.

Art. 3. — Après avoir terminé l'examen et l'élude des questions qui lui seront

soumises, elle nommera un rapporteur général qui sera chargé de présenter un compte rendu de ses travaux et de rédiger, comme conclusion de ses délibérations, un projet de législation applicable à la réglementation des distilleries agricoles, en prenant pour base la proposition de la commission précédemment nommée par arrêté ministériel du 3 décembre 1885.

Art. 4. — Sont nommés membres de la commission :

MM. Gaston Bazille, ancien sénateur, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Bernard-Lavergne, sénateur, membre du conseil supérieur de l'agricultnre. — Bernot, agriculteur-distillateur. — Berthelot^ sénateur, membre de l'Institut. — Bonduel, président de la société des agriculteurs du Nord, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Boniface, agriculteur-distillateur à Ghangy (Loiret), membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Catusse, directeur général des contributions indirectes. — Jean Gazelles , secrétaire général adjoint du syndicat des viticulteurs de France. — C/iamjoouno/.s, ingénieurconstructeur, membre de la société nationale d'agriculture de France. — Cornudet, député, agriculteur. — Ditclaux, professeur à l'Institut national agronomique, membre de l'Institut. — Gilbert, agriculteur à Montigny, membre du conseil supérieur de l'agriculture. - Aimé Girard professeur au Conservatoire national des arts et métiers, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Graux, député, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Hardon, ingénieur civil, agriculteur, secrétaire général du syndicat des viticulteurs de France.

— Jametel, sénateur, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Lesouëf, sénateur, président de la société d'agriculture d'Yvetot. — Mâcherez, député, agriculteur. — Léon Martin, président du syndicat des distillateurs agricoles. — Martinon, député, agriculteur. — Marty, député. — Méline, député, ancien ministre de l'agriculture, vice-président du conseil supérieur de l'agriculture. — Pallain, directeur général des douanes, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Tisserand, conseiller d'Etat, directeur de l'agriculture, membre du Conseil supérieur de l'agriculture. — Trannin, député, membre du conseil supérieur de l'agriculture. — Turrel, député, viticulteur.

Art. 5. — Sont nommés vice-présidents de la commission : MM. Berthelot, sénateur, membre de l'Institut; — Méline, député, ancien ministre de l'agriculture, vice-président du conseil supérieur de l'agriculture.

Art. 6. — Sont nommés secrétaires de la commission : MM. Marchand, chef de bureau au ministère de l'agriculture. — Kayser, chef des travaux à l'institut national agronomique. — Secrétaires adjoints : Dabal, sous-chef de bureau adjoint, détaché au cabinet du ministre de l'agriculture en qualité de sous-chef de bureau. — Poyard, rédacteur à la direction de l'agriculturec

Fait à Paris, le 12 mars 1893, Viger.

IV. — Arrêté nommant les membres de la Commission consulative permanente du Conseil supérieur de l'Agriculture.

Le Ministre de l'agriculture,

Vu le décret en date du 4 mars 1893, portant réorganisation du conseil supérieur de l'agriculture et instituant une commission consultative permanente nommée par arrêté ministériel parmi les membres du conseil supérieur, — ^ Arrête :

Art. l''^ — Les membres de droit du conseil supérieur feront partie de la commission consultative permanente.

Sont nommés également metnbres de cette commission :

MM. GuiciiARD, sénateur, vice-président du conseil supérieur de l'agricuUure.

— MÉLINE, député, vice-président du conseil supérieur de l'agriculture. — Jules Bénard, agriculteur à Coupvray, membre de la Société nationale d'agriculture. — Bertaux, membre de la Chambre de commerce de Paris, directeur de la régie du marché aux bestiaux de la Villette. — Louis BignOxX, propriétaire agriculteur, membre associé de la société nationale d'agriculture. — Henri Boucard, inspecteur général des forêts, en retraite, président du comité central de la Sologne. — Maxime Cornu, professeur de culture des plantes au Muséum, memDre de la Société nationale d'agriculture. — Deiiér'ain, membre de l'Institut, professeur à l'Ecole nationale d'agriculture de Grignon. — Fûhtier, président de la société centrale d'agriculture de la Seine-Inférieure. — Gatellier, président du comice agricole de Meaux, membre de la société nationale d'agriculture.

— Ernest Gilbert, agriculteur à Montigny (Seine-et-Oise), membre de la société nationale d'agriculture. — Aimé Girard, professeur au Conservatoire des arts et métiers, membre de la société nationale d'agriculture. — Grandeau, inspecteur général des stations agronomiques. — Graux, député. — Grollier. agriculteur-éleveur, membre correspondant de la société nationale d'agriculture.

— Jamais, député. — Labrousse, député. — Lecouteux, ancien professeur de l'Institut agronomique, membre de la société nationale d'agriculture. — Linard, député, président de la société d'agriculture de Retbel. — Loubet, sénateur. — Maringe, agriculteur-éleveur à Gnamplin (Nièvre). — Milochau, député. — Mm, député. — Nouette-Delorme, agriculteur-éleveur, membre de la société nationale d'agriculture. — Sagnier, publiciste agricole.

Art. 2. — La commission se réunira au moins une fois chaque mois au ministère et sur la convocation du ministre pour délibérer sur les questions soumises à son examen.

Fait à Paris, le 13 mars 1893. Viger.

Séance (/^.^4,5 mars 1893. — Présidence de M. Tisserand. La correspondance imprimée comprend les ouvrages suivants : Le livre d' agriculture ^ par Cunisset-Carnot; MoMuel pratique d' arboriculture fruitière^ par J.-B. Focquereau-Lenfant ; Traité de la nouvelle greffe lyonnaise, par J. Dufour; La culture pr^Uique dans V ouest, par F. Nicolle; Guide pratique de vinification, par Léon Joué.

M. Prillieux présente à la Société, de la part de M. Joseph Perraud,

) attaché à la Station viticole de Villefranche (Rhône), une note sur la

résistance au froid des vignes américaines et franco-américaines. Dans

la vallée de la Saône, les températures les plus basses ont été de

— 27 degrés Ie17janvier1893,de — 24degrésle 18, etde — 23 degrés le 19. Les cépages français, Gamay, Petit-Bouschet, Alicante-Henri- Bouschet, Durif, Castet, Pinot, ont été complètement détruits dans les collections de Villefranche, jusqu'au niveau de la couche de neige qui recouvrait le sol. Les vignes américaines et leurs hybrides peuvent se classer ainsi au point de vue de leur résistance. Parmi les espèces pures observées, Berlandieri, Candicans, Cinerea, Cordifolia, Monticola, Riparia, Rupestris, indemnes; — hybrides de Candicans et de Rupestris, Champins, indemnes ; — Solonis, Solonis Peytel, semis de Linsecumii, Black-Pearl, Clinton, Franklin, Marion, Noah, Oporto, Taylor, indemnes. — M. Perraud ajoute d'autres types de vignes hybrides qui sont indemnes et il en tire les conclusions suivantes : « Toutes les espèces américaines pures résistent en France à

— 25 degrés; les hybrides ont une résistance qui dépend de leur origine. Les hybrides de V. vinifera semblent plus sensibles. Les V. Riparia, Rupestris et Candicans semblent donner la plus haute résistance à la gelée, puis vient le V. Labrusca et enfin le V. Œstivalis. »

M. Renou communique une note sur la première quinzaine de mars 1893. Il en résulte que mars 1893, présente jusqu'ici une température très élevée dépassant de 3°. 5 la moyenne normale. Il n'y a eu que deux jours de petite gelée ; le minimum — 0^8 est tombé le 1 1 ; le lendemain le thermomètre est descendu à — 0°.6 et a atteint 18°. 2 de chaleur dans la journée. Il n'est encore tombé que 8 millimètres en huit heures, répartis en trois journées.

M. Aimé Girard rend compte de la campagne 1892 en ce qui concerne les cultures de pommes déterre en 1892, cultures qu'il poursuit

avec ses collaborateurs depuis 1888. Le Journal publiera in extenso son intéressante communication. Dès à présent, constatons les applaudissements unanimes qui ont accueilli la communication de M. Aimé Girard et les remerciements qui lui ont été adressés au nom de l'agriculture française par M. Tisserand.

M. Louis Passy annonce la mort de M. de Saint-Victor, associé national dans la section d'arboriculture forestière.

M. Brandin pose sa candidature à la place de membre associé national vacante dans la section de grande culture.

M. Chatin présente un spécimen de gui récolté sur un chêne de France, fait assez rare, et dont la rareté est confirmée par MM. Bouquet de la Grye, comte des Cars, Clavé et de Vilmorin.

M. Laboulbène présente une brochure de M. Decaux intitulée : L'olivier^ son avenir, ses principaux ennemis^ moyens de destruction.

M. Louis Passy présente une note de M. Léon Martin, ancien député, sur le phénomène de gelée des blés.

La Société procède à l'élection d'un membre associé national dans la section hors cadre. M. Jules Uevelle, ministre des affaires' étrangères, est élu par 33 voix contre 24 données à M. de Vogué et un bulletin blanc. La nomination de M. Develle dans la section hors cadre est la juste récompense des services distingués qu'il a rendus à l'agriculture française lors de ses deux ministères.

La Société se forme ensuite en Comité secret pour entendre la lecture du rapport sur les titres des candidats à une place de membre titulaire vacante dans la section d'économie, de statistique et de législation agricoles. La section présente : en première ligne, M. Paul Leroy-Beaulieu ; en 2^ ligne, M. Henry Sagnier, notre rédacteur en chef; en 3* ligne ex-sequo, MM. Octave Noël et Daniel Zolla. L'électton aura lieu le 22 mars. Georges 3Iarsais.

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