‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 292 sur 691 · XI. — Bétail. — Viande · texte numérisé non relu

XI. — Bétail. — Viande

Bétail. — Le tableau suivant résume le mouvement officiel du marché aux bestiaux de La Villette, du jeudi 9 au mardi 14 mars 1893 :

Poids Prix du kilog. de viande nette sur Vendus moyen pied au marché du 13 mars 1893.

Pour Pour En quart. 1" 2* 3* Prix

Amenés. Paris, l'extérieur. totalité. kil. quai. quai. quai. moytn.

Bœufs 3,896 2,268 1,118 3,386 344 1.52 1.40 1.20 1.29

Vaches 1.50b 831 550 1,381 237 1.46 1.20 0.92 1.18

Taureaux.,. '372 272 68 340 396 1.22 1.14 0 94 1.08

Veaux 3,545 2,209 832 3.041 80 1.96 1.76 1.56 1.68

Moutons.... 28,180 20,368 7,312 27,680 19 1.98 1.80 1.60 1.77

Porcs gras.. 7,998 3,074 4,924 7,998 77 1.52 1.50 1.48 1.35

Les ventes ont été plus fortes que la semaine précédente pour les moutons » plus faibles pour les autres sortes. Le bœuf a haussé de 4 centimes par kilog., le mouton de 4 centimes, le porc de 1 centime; le veau n'a pas changé de prix. — Sur les marchés des départements, on cote : Sedan, bœuf, 0 fr. 80 à 1 fr. 60 le kilog. net; veau, 1 fr. 20 à 1 fr. 80; mouton, 1 fr. 20 à 2 fr. ; porc, 1 fr. 40 à 1 fr. 80. — Lille, bœuf, 0 fr. 63 à 0 fr. 93 le kilog. vif; vache, 0 fr. 53 à 0 fr. 83;

veau, 1 fr. à 1 fr. 30; mouton, 0 fr. 88 à 0 fr. 98; porc, 0 fr. 95 à 1 fr. 05. — Montereau, bœuf, 1 fr. 40 à 1 fr. 52 le kilog. net; vache, 0 fr. 90 à- 1 fr. 35 ; mouton, 1 fr. 50 à 1 fr. 80 ; porc, 1 fr. 30 à 1 fr. 40. — Amiens, veau 1 fr. 45 à 1 fr. 85; porc, 1 fr. 20 à 1 fr. 30. — CJiarlres, veau, 1 fr. 80 à 2 fr. 10; porc, 1 fr. 25 à 1 fr. 30. — Le Neubotirg^ porc gras, 1 fr. 10 à 1 fr. 20; vaches laitières, 225 à 500 fr. la pièce; moutons maigres^ 25 à 38 fr. — Monlarr/is, veau, 1 fr. 90 à 2 fr. 30 le kilog. net; mouton, 1 fr. 80 à 2fr.; porc, 1 fr. 30'à 1 fr. 40. — Bourges, bœuf, 1 fr. 20 à 1 fr. 60; veau, 1 fr. 40 à 1 fr. 80; mouton, 1 fr. 40 à 2 fr. ; porc, \ fr. 20 à 1 fr. 40. — Grenoble, bœuf, 1 fr. 20 à 1 fr. 40; vache, 1 fr. 10 à 1 fr. 30 ; veau (vif), 0 fr. 70 à 0 fr 80; mouton, 1 fr. 40 à l'fr. 70; porc, (vif), 0 fr. 80 à 0 fr. 90. — Genève, bœuf, 1 fr. 30 à 1 fr. 50; vache, 1 fr. 16 à 1 fr. 50 ; mouton, 1 fr. 40 à 1 fr. 50 ; veau (vif), 0 fr. 80 à 1 fr. 05; porc (vif), 1 fr. à I fr. 10. — Lyon, bœuf, 100 à 140 fr. les 100 kilog.; vean (vif), 80 à 100 fr.; mouton, 146 à 190 fr.; porc (vif), 92 à 102 fr.

Viande à (a criée. — Halles centrales : cours du 13 mars 1893 : bœuf, quart de derrière, 0 fr. 80 1 fr. 80 le kilog.; quart de devant, 0 fr. 50 à 1 fr. 10; aloyau, 1 fr. 20 à 3 fr. ; veau extra 1 fr. 90 à 2 fr. 06 ; l--" quai., 1 fr. 66 à 1 fr. 86 ; 2'' quai., 1 fr. 46 à 1 fr. ôO ; 3« quai., 1 fr. 24 à 1 fr. 40 ; pans et cuissots, 1 fr. 30 à 2Tr. 36; — mouton !"■ quai., 1 fr. 70 à 1 fr. 86; 2^ quai., 1 fr. 36 à 1 fr. 66; 3« quai.. 0 fr. 90 à 1 fr. 30; gigots, 1 fr. 70 à 2 fr. 30 ; carrés et parés, 1 fr. 40 à 3 fr. 20; porc, 1"' quai., 1 ffr. 16 à 1 fr. 26; 2« quai., 1 fr. à 1 fr. 10; 3^ quai., 0 fr. 80 à 0 fr. 96. A. Remy.

MARCHÉ AUX BESTIAUX DE LA VILLETTE

I. — Provenances des marchés des 9 et 13 mars 1893, Bœufs. — Aisne, 152; Allier, 312; Charente, 368; Charente-Inférieure, 20; Cher, 34; Côted'Or, 25; Creuse, 65; Denx-Sèvres, 73 ; Dordogne, 167; Eure, 14; Finistère, 52; Indre, 109; Indre-et-Loire, 36; Loire-Inférieure, 191; Lot, 42; Maine-et-Loire, 546; Marne, 7; Mayenne, 15; Morbihan, 52; Nièvre, 99; Oise. 7 ; Puv-de-Dôme, 13; Saône-et-Loire, 21 ; Seine-et-Marne, 17; Seine-et-Oise, 13; Somme, 6; Vendée, 179; Vienne, 841; Haute-Vienne, 20; Yonne, 33.

Moutons. — Aisne, 4,782; Allier, 455; Basses-Alpes, 816; Ardennes, 130; Ariège, 150; Aube, 328; Aveyron, 1254; Cantal, 380; Charente, 110; Cher, 99; Corrèze, 435; Côted'Or, 430; Dordogne, 294; Eure, 354; Eure-et-Loir, 2,400; Haute-Garonne, 130; Indre, 301; Indre-et-Loire, 237; Loiret, 920; Lot, 3,450; Nièvre, 226; Nord, 56; Seine, 512; Seine-et-Marne, 3,900; Seineet-Oise, 3,047- Somme, 290; Tarn, 362; Tarn-et-Garonne, 614; Vaucluse, 932; Haute-Vienne, 122; Yonne, 635; Sanatorium, 9,020.

Porcs. —Allier, 690; Aveyron. 39; Calvados, 92; Charente, 400; Charente-Inférieure, 140; Cher, 290; Corrèze, 98; Creuse, 570; Deux-Sèvres, 390; Dordogne, 230; Ille-et- Vilaine, 153; Indre, 611; Indre-et-Loire, 181; Loire-Inférieure, 567; Loir-et-Clier, 40; Loiret, 63 ; Maine-et- Loire, 1,121; Manche, 30; Mayenne, 208; Morbihan, 30; Puy-de-Dôme, 138; Sarthe, 739; Seine, 100; Seine-Inférieure, 36; Vendée, 791; Vienne, 75; Haute-Vienne, 183. II. —Marchés du jeudi 16 mars 1893.

1" quai, fr.

Cours 68 à 70;

2* qnal.

fr.

Cours de la viande à l'abattoir (par 50 ki Veaux.

5* quai fr.

r quai.

fr.

2' quai, fr.

S' quai, fr.

log.)

' quai.

fr.

Moutons.

S* quai, tr.

de la charcuterie. — On vend à la Villette par 50 kilog. : 1" qualité 2% 65 à 68; poids vif, 46 à 48 fr.

— Marché du bétail sur pied.

Animaux amenés. Invendus

Poids

moyen

gênerai

kil.

Cours officiels

Cours des commissionnaires en bestiaux.

quai.

quai.

quai

l.JO

Prix extrêmes.

quai.

2* 3* quai. quai.

Prix

extrêmes.

Bœufs l,6il 45

Vaches 404 4 237 1.46 1.28 1.00 90 1.50

Taureaux... l4l 9 395 1.24 1.16 98 92 1.28

Veaux 1,321 117 79 2,00 1.80 1.60 1.26 2.16

Moutons 11,021 247 19 2 00 1.84 1.64 1.58 2.10

Porcs gras.. 5,260 21 78 1.52 1.50 1.48 1.16 1.54

— maigres. .» » » »»»»» j> j> » ~ ~ Vente calme sur le gros bétail et les porcs, active sur les veaux et les moutons.

BOITE AUX LETTRES

M. de V., à A. (Creuse). — Dans 1 manifeste par des boursouflures sur les votre vignoble, plusieurs ceps d'Herbe- pieds; quelques sujets, nettoyés 1 an mont sont morts, atteints d'une maladie dernier, sont bien morts ; mais ils ont que vous ne connaissez pas, et qui se ' poussé un rejet qui s'est développe

BOITE AUX LETTRES

avec une grande vigueur, et qui perd mettra de reconstituer le cordon. Yous nous avez envoyé un morceau d'un cep mort dans ces conditions, et vous désirez qu'on vous indique quelle est la maladie et quel traitement il y a lieu d'opérer. L'examen de ce morceau de cep a montré qu'il s'agit de l'altération des tissus, connue sous le nom de broussin et qui se manifeste par des bourrelets spongieux de forme irrégulière. On attribue les broussins à l'action des gelées intenses qui ont provoqué des déchirements de cellules dont une altération dans le mouvement subséquent de la sève est la conséquence ; les ceps ainsi atteints dépérissent et meurent d'autant plus rapidement que l'action du froid aura été plus intense. Il est probable que ces broussins auront été provoqués dans vos vignes par les grands froids de l'hiver 1890-1891. Le seul moyen connu pour arrêter la désorganisation des tissus, est de receper les souches au-dessous des broussins jusqu'aux parties saines; cette opération provoque le développement de bourgeons latents inférieurs qui peuvent restaurer le cep.

F. C, à B. [Charente). — Vous cultivez l'ail en grand, et vous demandez quels sont les engrais que vous devez employer pour cette culture. Jusqu'ici les expériences sur les engrais chimiques n'ont été faites que dans de faibles proportions pour les cultures de cette sorte; on a généralement recours à du fumier bien décomposé. Toutefois , d'après la composition de la plante, on peut vous conseiller d'essayer un engrais composé de 800 kilog. par hectare, savoir 200 kilog. de nitrate de soude (ou 150 kilog. de sulfate d'ammoniaque), 400 kilog. de superphosphate à 15 pour 100, et 200 kilog. de chlorure de potassium. Il faudrait répandre ce mélange et le recouvrir par un hersage après le labour qui précède la plantation. — Yous voulez remplacer la betterave et la pomme de terre comme récolte sarclée par le maïs, dans un assolement quadriennal, et vous demandez quelle nature d'engrais vous devez adopter. Yoici un mélange qui doit donner de bons résultats dans une terre argilocalcaire : 500 kilog. de superphosphate à 15 pour 100, 200 kilog. de nitrate de soude et 100 à 150 kilog. de chlorure de potassium. Il est impossible de dire

quel sera le rendement en grain: i^ dépend de la variété semée, des conditions de l'année, de la préparation du sol, etc.; mais on peut vous dire qu'une récolte moyenne de 25 hectolitres de grain enlève au sol environ 50 kilog.

d'azote, autant de potasse et 25 kilog. d'acide phosphorique. La moitié à peu près de ces éléments se retrouvent dans la paille et dans les rafles qui restent sur la ferme. Le maïs à grain est donc une culture exigeante.

A. i?., à T. (Seine-et-Marne). — Yous allez semer une luzerne sur une terre de bonne qualité, qui n'a produit depuis plusieurs années que du blé et de l'avoine, sans avoir reçu de fumure d'aucune sorte, et qui est par conséquent très appauvrie. Il est assez difhcile d'espérer que la luzerne pourra prospérer dans de semblables conditions. Le mieux eût été d'enfouir pendant l'hiver une bonne fumure de 30,000 kilog. de fumier par hectare. En l'absence d'une précaution de ce genre, il importe surtout de mettre à la disposition de la jeune plante, un engrais assez promptement assimilable ; on vous conseillerait louc de répandre, avant de semer la graine, un mélange de 300kilog, de nitrate de soude, 400 kil. de superphosphate riche et 250 kilog.

de chlorure de potassium. Suivant la vigueur de la végétation, vous pouvez, l'année précédente, modifier cette fumure et en tout cas, il sera bon de plâtrer les luzernes au printemps de 1894.

L. D., à A. [Yonne). — Yous demandez quelle est la meilleure époque pour opérer le greffage de la vigne, avee des greôons stratifiés après la tille.

D'une manière générale, c'est 9U printemps, c'est-à-dire, depuis le mois de mars jusqu'au mois de mai, qu'on doit préparer les gre fies-boutures à mettre en pépinière. Il est généralement admis que les greffes faites de bonne heure, c'est-à-dire en mars , présentent plus de chances de réussite que celles opérées tardivement. Gela est vrai surtout pour les cépages précoces, or il importe que la greffe soit faite avant le mouvement de la vésrétation.

Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture, 2, carrefour de la Groix-Rouge, à Paris.

Le Gérant : A. Bouché.

CHRONIQUE AGRICOLE (2. mars 1893).

Les conditions climatériqiies et leurs effets sur la végétalion. — La question des concours régionaux et des concours de culture. — Arrêté du Ministre de l'aççricullure fixant à cinq par an le nombre des concours de prime d'honneur et des prix culturaux — Conséquences lâclieuses de cette mesure. — Texte de l'arrêté. — Les concours spéciaux de la race bovine flamande et de la r.ice ovme des Caus-es du Lot. — Arrêté du Ministre des finances relatif aux conditions du sucrage des ci res à impôt réduit. — Organisation de l'Ecole nationale des industries agricoles à Douai. ■— ^écrol(lgie. — Mort de M. J;mietel. — Ventes de béliers à la bergeiie Je La Manderie et à la bergerie nationale de Grignon. — Fête de la Sociê é des agriculteurs du ]Nord à Lille. — Extrait du discours de M Bonduel- — Décorations du Mérite agricole. — l'rmcipaux lauréats de la Sociélé. — Concours d'animaux de bou<herie à Saint-Dié. — Exposition de machines et de produits agricoles à Toulouse. — Concours du Comité central agricole de la Sologne. — Vœ x de la Socii4é d'agriculture de Vauclusc relativement au parasite des vers blancs, au régime des boissons et aux fournitures de draps pour l'armée. — Questions viticoles. — Mémoire de M. Jacquemin sur la préparation et l'emploi des levures dons la production des boissons alcooliques. — Etude de M. Martinand sur la fermentation alcoolique des vms. — Prochain concours régional agricole en Tunisie. — Recensement du bétail aux Etats-Unis. — Les syndicats agricoles. — Protestation de la Société d'agriculture de la Nièvre.

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