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LES NOCTUELLES

Dans les cultures potagères, la Noctuelle potagère (fig. 50) a une chenille qui s'attaque à la plupart des plantes légumières et des arbustes des jardins; cette chenille est \erte, et parfois d'un rouge obscur, avec une bande jaunâtre. — La chenille de la Noctuelle du chou (fig. 51) est le ver du cœur des jardiniers ; elle est verdàtre,

Fig. 50. — Noctuelle potagère.

Fig 5L — Noctuelle du chc

avec des lignes claires; elle s'attaque aux feuilles de la pomme des choux qu'elle dévore avec ardeur. La Noctuelle à double tache (fig. 52) s'attaque à toutes les plantes potagères; la Noctuelle de la laitue est

Fig. 5'2. — Noctuelle à double tâche.

Fig. 53. — Noctuelle glypliique.

partiel lièrement dangereuse pour cette dernière plante. D'autres espèces s'attaquent aux plantes florales; elles sont trop nombreuses pour qu'on y insiste. 'é-^W4

Ce ne sont pas seulement les plantes potagères, ce sont aussi les plantes fourragères qui ont à souffrir des attaques des Noctuelles. Les chenilles de la Noctuelle glyphique (fig. 53), de la Noctuelle du gramen (fig. 54), de la Noctuelle gamma (fig. 55) s'attaquent soit aux

Fig. 54. — Noctuelle du gramen.

Fig. 55. — Noctuelle oramnia.

plantes des prairies, soit aux légumineuses ; la dernière est surtout redoutable pour les champs de luzerne.

Malheureusement, on sait peu de choses sur les procédés qui peuvent détruire les chenilles des Noctuelles; la chasse directe, toujours longue, souvent difficile, apparaît toujours comme le seul procédé qui permette d'obtenir quelque résultat. G. Gaudût.

Dans le numéro du 18 mars du Journal de V Agricullure , M. Pierre Passy a développé une série de considérations pratiques très utiles à propos des expériences que nous avons publiées sur la culture de la pomme de terre.

Nous croyons devoir rappeler, à ce sujet, que nous avions pris soin d'indiquer les questions que nous avions envisagées dans nos essais, sans avoir la pensée de discuter toutes les considérations qui peuvent influer sur le choix que l'agriculteur doit faire parmi les nombreuses variétés qui lui sont offertes. Il est certain qu'il devra consulter le goût du consommateur, les demandes du marché et les faire entrer en ligne de compte avec les rendements à obtenir. C'est une question très importante que chacun doit résoudre au mieux de ses intérêts et pour la solution de laquelle nous avons apporté des éléments ; mais cette solution dépend nécessairement des localités et ne présente plus un intérêt général.

Au point de vue commercial, nous avons seulement voulu appeler l'attention sur ce fait, qu'une variété hâtive, tout en donnant un rendement moindre, peut avoir sur le marché plus de valeur argent qu'une variété tardive, et qu'en opérant l'arrachage des tubercules dès qu'ils ont acquis une grosseur marchande, on peut encore, même avec une récolte notablement plus faible, obtenir un plus grand bénéfice que si l'on attendait l'époque de la maturité complète.

G. Lechartier. Hérissant.

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