‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 31 sur 691 · I. ■ — Le Ministère de l'agriculture · texte numérisé non relu

I. ■ — Le Ministère de l'agriculture

De nouveaux chanpements sont survenus, cette semaine, dans la composition du cabinet. Par suite des modifications qui en résultent, M. Jules Develle quitte le Ministère de l'aginculture pour prendre le portefeuille des affaires étrangères, et M. Viger lui succède en qualité de Ministre de 1 agriculture.

M. Jules Develle était ministre de ragricultnre depuis le 17 mars 1890 ; i] avait occupé le même poste du 7 janvier 1886 au 31 mai I8.S7. Dans ses deux passages aux afTaires, il avait su conquérir la confiance et laffection par les mesures qu'il avait provoquées ou prises en faveur des intérêts agricoles ; un très petit nombre de ses actes ont pu prêter à la critique, et encore il s'y était plutôt laissé pousser sans en prendre l'initiative. On peut donc dire, en toute sincérité et sans flagornerie, qu'il a été un excellent ministre de l'agriculture, d'autant plus qu'il a contribué à la réforme douanière,. dans latpielle il a joué un rôle très efficace. Il possède une connaissance approfondie des affaires agricoles qui sera certainement utile encore dans les conseils du Gouvernemenl, quoique l'on ne puisse que regretter son départ du Ministère de lagricullure.

M. le docteur Albert Viger, député du Loiret, vice-président du Groupe agricole, est membre de la Chambre des députés depuis 1885 ; il a pris, comme on s'en souvient, dans les deux législatures, une part importante aux discussions économiques, surtout sur les affaires agricoles. Vice-président de la Commission des douanes, il a été rapporteur de cette Commission dans plusieurs occasions, notamment en ce qui concerne le maïs, le bétail et les farines, et il a défendu les intérêts de l'agriculture nationale avec vigueur et talent. Dans le courant de l'année i892, il a été chargé par le Ministre de l'agriculture d'une mission en Algérie pour y étudier la production des moutons; à la suite de cette mission, il a rédigé un rapport important, que nous avons reçu récemment, et dont nous avons préparé une analyse qui paraîtra dans notre prochain numéro. On est en droit de compter que M. Viger apportera, comme ministre, pour la défense des intérêts agricoles, lardeur et le dévouement dont il adonné maintes preuves comme député.

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