SEIGLE DE MARS
jours avoir lieu dans la première quinzaine de mars. Les petites i;:'aines semées en même temps que le seigle, loin de souffrir de son contact, germent et poussent avec beaucoup de vigueur présentant un beau gazon lorsque les pailles sont enlevées.
Je n'ai point entendu dire par ces quelques lignes que le seigle de mars devait remplacer partout l'avoine de printemps, mais bien que cette céréale était susceptible, en terre siliceuse et granitique, de donner de meilleurs rendements que l'avoine de printemps qui n'y paie pas toujours très largement le travail et les soins du cultivateur.
Marcel Vacher,
Secrétaire de la Société d'agriculture de l'Allier.
Saint-Jean-d'Ataux, 15 mars 1893.
Le mois de février a été très humide et sa température généralement assez basse* aussi la végétation est-elle peu avancée pour la saison; nous voici au 15 mars et à peine commence-t-elle à s'éveiller.^
Sans avoir eu les rigueurs de celui de 1891, l'hiver qui vient de finir a eu des périodes assez rudes; les blés ont souffert du froid au côté nord du billon ; les larosses d'hiver ont disparu, et certaines vignes, assure-t-on, auraient été sensiblement atteintes.
Dans la région où nous sommes, il n'y a pas lieu de se plaindre : les blés sont dans un état satisfaisant; les fourrages se présentent bien et la prairie naturelle, grâce aux pluies considérables de ce mois, donnera, ou cela mettrait en défaut tous les précédents, une abondante récolte. E. de Lentilhac.
Séance du 22 mars 1893. — Présidence de M. Chatin.
M. Louis Passy annonce la mort de M. Charlier, correspondant dans la Section d'économie des animaux.
M. Naudin, directeur de la villa Tlmret, à Antibes, signale des cas de fécondation de palmiers par des abeilles.
La correspondance imprimée renferme les ouvrages suivants : Lea comeils du bon cultivateur, par P. Berthier; Manuel élémentaire de législation rurale^ par Ernest Pariset; Manuel de V agriculture, par E. Sabalhier,
M. Louis Passy annonce l'ouverture d'une souscription pour élever un monument à ilothamsted en l'bonneur de MM. Lawes et Gilbert. La Société décide de souscrire en raison des services considérables rendus à l'agriculture par ces deux savants.
MM. Tiersonnier et Saglio adressent à la Société la protestation suivante qui a été en même temps adressée à M. le Ministre de l'agriculture :
Une Commission de la Chambre des députés a proposé de soumettre les syndicats agricoles à la patente. ,,„.,,,, 1 1, • U .1
Le Syndicat des membres de la Société départementale d agriculture de la Nièvre proteste contre celte mesure.
Ne faisant pas d'achats pour revendre, ne se livrant pas à des actes de commerce ne réalisant aucuns bénéfices, simple intermédiaire officieux et non rémunéré, il ne peut, d'après tous les principes admis en matière d'impôts, être considéré comme paleniable. . . ^
Ses membres ne pourraient imputer la charge qui lui serait imposée qu a des sentiments tout contraires à la bienveillance et à la protection que leur association croit mériter.
Ils réclament votre intervention pour faire rejeter une proposition qui les léserait sans motifs légitimes.
Il est ensuite procédé à rélection d'un membre titulaire dans la Section d'économie, de statistique et de législation agricoles.
M. Leroy-Beaulieu est élu par 26 voix contre 10 données à M. Sagnier, une à M. Noël et un bulletin blanc.
Georges Marsais.
(25 MARS 1893) I. — Situation génémle.
La température est toujours favorable à toutes les récoltes en terre; l'abaissement de la semaine dernière a été bien accueilli par les cultivateurs. — Les cours des grains ne subissent pas de variations. Les vins se vendent peut-être un peu plus couramment. Les sucres et les alcools sont, en hausse, ain'<i que les engrais et les tourteaux. La verdure se vend bien. Après une reprise légère les produits de basse- cour ont de nouveau une vente lente et une tendance à la baisse. Le bétail s'est un peu mieux vendu.