‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 336 sur 691 · DES VIGNES AMÉRICAINES ET FRANCO-AMÉRICAINES · texte numérisé non relu

DES VIGNES AMÉRICAINES ET FRANCO-AMÉRICAINES

En se basant sur ce fait que toutes les vignes sauvages de l'Amérique supportent des extrêmes de température que nous n'avons dans aucune région de la France, l'influence du climat fut considérée comme insignifiante, au point de vue de l'adaptation de ces vignes, dès le début de leur introduction dans nos cultures. Mais on n'avait pas fait d'observations précises à ce sujet.

Grâce au froid excessif que l'on a subi cette année dans la vallée de la Saône, j'ai pu noter le degré de résistance à la gelée d'un certain nombre de vignes américaines, espèces pures et hybrides.

Les températures les plus basses que j'ai enregistrées dans les collections de la Station viticole de Yillefranche ont été — 27° centigrades le 17 janvier 1893, — 24" le 18 et — 23° le 19. Les cépages français : Gamay, Gamay-Teinturier, Petit-Bouschet, Alicante-Henri-Bouschet, Durif, Pinot, Castet, qui se trouvaient dans ces collections, ont été complètement détruits jusqu'au niveau de la couche de neige qui recouvrait le sol à ce moment. Les vignes américaines et leurs hybrides peuvent se classer dans l'ordre suivant au point de vue de leur résistance :

I. Les espèces pures observées : Berlandieri, Candicans, Ciîierea, Cordifolia, Monticola, Riparia, Ritpestrif;, indemnes. IL Hybrides de V. Gandicans et V. Rupestris : Champins, indemnes.

III. Hybrides de V. Gandicans, V. Riparia et V. Rupestris : Solonis, Solonis Feytel, indemnes.

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