II. — Marché du bétail sur pied
s* quai, fr.
qualité
Cours des commissionnaiies
Animaux
amenés.
Invendus
Poids
moyen
gênera!
kil.
Cours officiels
en 1
estiaux
qtial.
2* quai.
3* Prix
quai, extrêmes.
quai.
2" quai.
3' quai.
Prix extrêmes.
Bœufs
Vaches
Taureaux. . .
Veaux
Moutons...
Porcs gras.
— maigres.
Vente calme sur le gros bétail et les porcs, facile sur les veaux et moyenne sur les moutons.
D. [Loir-et-Cher] . — Vous trouverez plus haut, d;ins la chronique de ce numéro, les dates des concours régionaux qui n'avaient pas été indiquées jusqu'ici.
A. R, [Eure). — Vous avez acheté une certaine quantité d'engrais compo-
BOÎTE AUX L^:TTRES
ses pour laquelle votre vendeur vous donnait la garantie suivante : azote organique, 2à 3 pour 100; acide phosphon([ue total, 6 à 7 pour 100 dont 4 à, 5 solubles dans le citrate d'ammoniaque; potasse, 1 à 1.5 pour 100. Vous avez fait analyser cet engrais pour une Sta-
BOITE AUX LETTRES
lion agronomique, qui a obtenu les résultats suivants : azote (par chaux sodée), 2.4 pour 100; acide ptiosphorique,7.0; potasse, 1.3. Vous demandez si la vendeur est d'accord avec la Station agronomique sur la richesse de cet engrais. La réponse affirmative s'impose; en effet, pour les trois éléments, la richesse indiquée par l'analyse dépasse le minimum de la garantie donnée par le vendeur; pour qu'il y eût divergence, il eût fallu que l'analyse de la Station agronomique accusât, pour l'un des éléments, une proposition inférieure à à ce minimum de garantie, c'est-à-dire moins de 2 pour 100 d'azote, de 1 pour 100 de potasse ou de 6 pour 100 d'acide phosphoriûue. Il convient d'ajouter que le procédé ae dosage par la chaux sodée donne des résultats excellents quand il s'agit d'azote organique, comme c'est le cas de votre engrais ; il en serait différemment s'il s'était agi d'azote à l'état nitrique.
L. V.^ à P. {Algérie). — Vous demandez s'il existe un ouvrage spécial sur le siphon employé en irrigation, et s'il serait possible d'en établir un qui servit à transporter de l'eau d'un réservoir à une distance de 400 mètres, avec une diflerence de niveau très faible entre les extrémités du siphon ( 1 mètre). Il n'existe pas, à notre connaissance, d'ouvrage spécial sur l'emploi du siphon comme appareil d'irrigation; mais tous les ouvrages sur cette matière signalent les avantages qu'on peut tirer de cet appareil, notamment pour la vidange des réservoirs; dans les travaux de captation et de dérivation de sources pour l'alimentation des villes, on fait souvent usage de siphons, soit droits, soit renversés. Il n'y a donc pas d'impossibilité matérielle à se servir d'un siphon pour utiliser en arrosage les eaux d'un réservoir. La question capitale est celle de l'amorçage : le siphon peut s'amorcer de lui-même quand sa partie supérieure est encastrée dans la paroi du réservoir à une hauteur inférieure à celle que l'eau y atteint; si cette partie supérieure passe par-dessus la paroi du réservoir, on devra adapter une disposition mécanique pour l'amorçage. Quant au diamètre à donner au siphon, il dépend du débit qu'on veut en obtenir, le'juel est aussi en raison de la charge d'eau, c'est-à-dire de la hauteur de l'eau au-dessus de la bou-
che de la petite branche : ainsi avec une charge de 1 mètre, un siphon ayant 27 centimètres de diamètre intérieur peut débiter 4,040 mètres cubes en 10 heures, et le même avec une charge de 2 mètres, débitera 5,050 mètres cubes dans le même temps. Il y a lieu aussi de tenir compte de la perte de charge qui se produit par le frottement de l'eau dans le siphon, mais elle est peu considérable.
M. L., à M. [Seine-Inférieure). — Vous avez réuni, au mois de septembre dernier, deux petites fermes en une seule, et vous avez adressé une demande pour qu'on vous déchargeât de l'impôt foncier et des portes et fenêtres de l'une des maisons, en déclarant que vous transformeriez le rez-de-chaussée en laiterie et l'étage supérieur en grenier. Vous demandez si vous devez boucher les fenêtres et la cheminée, et si le contrôleur peut vous y obliger. La transformation de la construction en bâtiment rural implique l'exonération d'impôt; on ne peut pas vous obliger à boucher les ouvertures, du moment que la destination nouvelle est bien établie.
V. R., à F. [Var). — Vous dites qu'un fermier entrant dans une ferme épuisée n'y a trouvé ni pailles, ni fumier, ni terres préparées; cela est constaté dans le bail, et il a dû apporter les fourrages nécessaires pour le bétail ; il a fait des améliorations notables sur le domaine; vous demandez si, à fin de bail, il a droit à une indemnité. Il n'y a eu encore que des propositions relatives à des indemnités à attribuer dans pareil cas ; aucune disposition définitive n'a été votée jusqu'ici. Le fermier dont il s'agit est donc sous le régime du Gode civil ; il devra laisser, à fin de bail, les fourrages et les fumiers existant à cette époque, mais le propriétaire devra lui en payer la valeur après expertise ; les autres améliorations sont acquises au domaine, s'il n'y a pas de stipulation à cet égard dans le bail. — Nous recevrons volontiers les échantillons de plantes dont vous parlez, et on vous en indiquera les noms.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture^ 2, carrefour de la Groix-Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (15 avril 1893).
Sécheresse anormale de la première quinzaine d'avril. — Conséquences sur la marche des cultures. — Arrêt dans la végétation des prairies et des cultures fourragères. — Nécessité de pluies. — La session d'avril des Conseils généraux et le régime, des boissons. — Les certificats sanitaires des animaux exposés dans les concours régionaux. — Analyse du programme du concours rég.onal d'Albi. — Programme du concours spécial de la race bovine normande à Saint-Lô. — Inconvénients de la nomination des jurés par les préfets. — Décision du Ministre de l'agriculture relativement aux encouragemen.s à attribuer pour la production mulassière. — Elèves diplômés de l'Ecole nationale d'agriculture de Grandjouan. — Vente de béliers à Grignon. — Le jubilé des expériences de Rothamsted. — Lettre de M. Passy. — Nécrologie. — Mort de M. Parien. — Police sanitaire du bétail. — Traitements des vignes contre le mildiou à la ferme-école du Montât. — Rapport de M. Margoltet au Comité de la Côte-d'Or. — Rapport de M. Batallia-Reis sur une mission viticole en France. — Préservation des vignes contre les gelées printaniéres. — Extrait d'une instruction de M. Millardel sur l'u'^age des nuages artificiels. — Réunion de l'Association des chimistes de sucrerie et de distillerie. — Exposition de machines organisée par la Société centrale d'agriculture de la Haute-Garonne. — Primes culturales à décerner dans l'arrondissement de Gien. •— Concours de l'Union agricole et viticole de Chalon-sur-Saône. — Expériences sur la désinfection des étables.