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PRÉSERVATION DES VIGNES DES GELÉES PRINTANIERES

préparés avec pointes et trait de scie, 5,000 à 1 franc le 100 == 50 fr. Soit : 1 ,050 francs.

La main-d'œuvre, pour la préparation des liteaux ne doit pas figurer dans ce calcul, car ces derniers peuvent être préparés par les vignerons pendant la saison d'hiver, alors qu'ils ne peuvent travailler dehors.

La toile pouvant durer au moins six ans, le prix de revient annuel est de 175 francs. Il s'abaisse à 87 francs, si on a soin de la sulfater en la plongeant dans un bain de 3 ou 4 pour 100 de sulfate de cuivre, car sa durée peut être doublée, et à 88 francs, si l'on tient compte de la valeur du sulfate de cuivre employé.

Les frais de pose et d'enlèvement ne sont pas estimés à plus de 20 francs par hectare.

Lorsque les gelées ne sont plus à craindre, les toiles sont roulées en ballots et mises à l'abri. Pour faire cette opération, on profite d'un temps sec, afin d'éviter toute cause de détérioration, qui ne manquerait pas de se produire, si on roulait les toiles encore humides.

Le système de protection avec les toiles, essayé l'année dernière, comparativement avec les capes, a donné d'excellents résultats. Les deux procédés sont également bons, et il convient de donner la préférence à celui qui est le plus économique.

Ainsi que j'ai eu l'occasion de le dire dans ce Journal, le prix de revient annuel des capes pour un hectare de vigne est de 80 fr. environ. Ce prix se trouve porté à 120 fr. environ lorsqu'on y ajoute les frais de pose et d'enlèvement estimés à 40 centimes.

Le prix de revient annuel des toiles, frais de pose et d'enlèvement compris, s'élevant à 108 fr., l'avantage reste à ces dernières.

Essai du procédé Lubet-Barbon (Mixture résineuse). — Ce procédé que j'essaie cette année a été découvert dans les circonstances suivantes : l'inventeur, capitaine en retraite possédant dans le département des Landes un \ ignoble auquel il consacre les loisirs cîe sa retraite, faisait préparer l'année dernière un mélange liquide dans lequel entraient en grande proportion des matières résineuses. Ce mélange, dans la pensée de M. Lubet-Barbon, devait servir au traitement des ceps, seulement pour les préserver du phylloxéra, aussi avait-il recommandé à ses ouvriers de ne l'employer que dans ce but. Néanmoins ces derniers, soit oubli, soit négligence, trempèrent dans la mixture résineuse les pinceaux dont ils se servaient, et barbouillèrent de haut en bas les pieds de vigne.

Furieux de la désobéissance à ses ordres, le capitaine réprimanda son personnel, car dans son esprit ses vignes allaient périr. Survint bientôt la gelée terrible qui a anéanti en grande partie les espérances de l'année.

Qu'arriva-t-il? Tous les pieds de vigne n'ayant pas été enduits de la façon indiquée succombèrent sous l'action de la gelée. Seuls les ceps ayant reçu le badigeonnage qui exaspérait leur propriétaire restèrent indemnes. Les bourgeons qu'ils portèrent furent d'une vigueur étonnante.

On expliqua de la façon suivante le succès de cette expérience de hasard :

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La composition résineuse appliquée sur les boutons de vigne a retardé léclosion de ces boutons en formant une cuirasse protectrice. Sous l'action de la chaleur la résine a fini par fondre et la poussée de la sève aidant, la végétation prit une vigueur exceptionnelle. Ce retard dans le bourgeonnement qui explique l'heureuse influence da badigeonnage, fut vite rattrapé et les pousses provenant des boutons enduits se montrèrent plus belles que celles des boutons non enduits et que la gelée avait épargnés.

Ayant eu connaissance, par l'intermédiaire du bulletin de l'Union des Syndicats des agriculteurs de France, des résultats obtenus l'année dernière par le capitaine Lubet-Barbon, et désirant me rendre compte de la valeur d'un procédé si simple et semblant si efficace, j'ai fait celte année quelques essais comparatifs qui portent sur des vignes conduites en souches basses en gobelet, et sur fil de fer (système Guyot, Marcon-Cazenave, Mesrouze et cordon unilatéral préconisé par M. Carré, professeur déparlemenlal de la Haute-Garonne).

Dans ces essais j'ai employé la composition résineuse seule et avec des abris comme les capes. Dans ces deux catégories d'essai un rang de ceps a reçu la mixture seule, le rang suivant a été abrité au moyen de capes, le troisième rang a bénéficié à la fois de l'enduit protecteui et de la protection des capes. Enfin le quatrième rang n'a rien reçu et est gardé comme témoin.

J'ai fait ces essais comparatifs : r afin de me rendre compte de la valeur protectrice de la mixture ; 2" de m'assurer si les deux protections réunies n'avaient pas plus d'effet que l'enduit résineux seul; 3" de reconnaître s'il était nécessaire d'enduire les boutons déjà abrités par des capes qui protègent suffisamment quand on constate les bons effets résultant de leur emploi, mais qui ne peuvent cependant assurer une protection absolue, car il arrive fréquemment que les chaumes qui les constituent, libres à la base et au milieu, se tiouvent accidentellement écartés et cessent de protéger les boutons situés en face des ouvertures ainsi produites.

Enfin, afin de pouvoir me rendre bien compte de l'efYetde la mixture résineuse au point de vue du retard apporté dans le bourgeonnement, j'ai aussi appliqué celte dernière sur une collection de plants américains producteurs directs : Noah, Othello, JUack-Défiance, Cornu copia, Huntington. Dans chaque variété, 6 pieds ont été badigeonnés et 6 pieds gardés comme témoins.

La mixture a été appliquée le 25 mars et les capes le lendemain. Elle a été déposée au moyen d'un pinceau de façon à former un enduit protecteur sur les boutons non éclos et sur leur base, sans recouvrir entièrement le bois de taille, coursons ou longs bois.

Il importe de ne pas badigeonner des boutons qui sont déjà éclos ou qui commencent à éclore, sous peine de s'exposer à les brûler.

Il est donc nécessaire d'appliquer la mixture de bonne heure. On peut s'en procurer une petite quantité pour essayer, en s'adressant à MM. Salvat et Humblot, négociants à Mont-de-Marsan (Landes).

Ce nouveau procédé de préservation serait très économique, car d'après les quelques constatations que j'ai pu faire déjà, un litre de la mixture peut suffire largement pour enduire les boutons d'une

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vigne taillée à coursons et à longs bois, et occupant une surface de dix ares environ, et il y a lieu de croire que celte mixture, à cause du peu de valeur des matières qui entrent dans sa composition, n'atteindra pas un prix trop élevé, le jour où, son efficacité étant bien constatée, elle entrera dans le domaine de la pratique courante.

P. Hoc,

Professeur d'agriculture de Charlieu (Loire).

Bulletin du 1" trimestre 1893.

Agriculture. — Pendant les trois premiers mois de l'année nous n'avons comme d'habitude, que peu de dégâts par les insectes à constater, si ce n'est cependant dans le Midi, où les premières chaleurs ont déjà fait éclore des myriades d'ennemis de nos cultures; les oliviers notamment, les cédratiers et la vigne semblent attaqués avec vigueur par divers insectes.

L' Ephestia Kuehniella. — Nous avons, dans un de nos précédents bulletins, parlé des dégâts causés aux farines, dans la Bretagne, par VAsopia farmalis, que nous avons décrit et pour lequel nous avons indiqué des moyens de destruction.

Aujourd'hui, nous recevons de nouvelles plaintes au sujet de ravages causés aux farines déposées dans les magasins et les greniers par un petit papillon assez semblable à VAsopia farmalis, désigné sous le nom à' Ephestia Kuheniella.

Cet insecte qui appartient à l'ordre des papillons est d'origine américaine; il a été introduit en Eui ope avec les farines provenant d'Amérique; il mesure 12 millimètres de longueur, a l'abdomen grisâtre, le tborax gris et noir, la tête de couleur foncée et ornée de longues antennes.

Les ailes supérieures sont d'un gris foncé, marquées de points blancs ; une série de points noirs placés à la suite les uns des autres, garnit le bord postérieur de ces ailes.

La face supérieure des ailes porte un assez grand nombre de taches noires irrégulières ayant parfois la forme de lignes brisées.

Les ailes inférieures sont d'un blanc sale, elles ont la frange inférieure bordée par une bande gris foncé, les nervures de ces ailes sont grises.

La chenille est d'un blanc rosé, sa tête est de couleur testacée, le premier anneau de son corps est noir et le dernier porte une petite bosse de couleur foncée, deux petites lignes longitudinales sont formées par l'assemblage de deux points noirs placés sur chaque anneau.

La chrysalide, de couleur fauve, s'entoure d'un fourreau de soie blanche.

Ces papillons ont au moins deux générations chaque année, l'une en juinjuillet et l'autre en novembre.

La génération de novembre passe l'hiver et le commencement du printemps à l'état de chenille. Les papillons éclosent au mois de mai.

Cependant une partie de la génération û'hiver se transforme en décembre et donne des papillons une quinzaine de jours après.

La chenille deV Ephestia Kuehniella est extrêmement nuisible; non seulement elle détruit une très grande quantité de farine, mais encore les nombreuses toiles qu'elle construit nuisent beaucoup aux différentes manipulations que doit subir la farine.

Moyens de destruction. — Gomme moyens préventifs, exercer une surveillance sur les farines venant d'Amérique et refuser d'une façon absolue celles qui contiendraient des chenilles d'Epheslia.

Dans les localités déjà atteintes, munir les fenêtres des magasins ou des locaux renfeimant de la farine d'une toile métallique à mailles très serrées pour empêcher l'entrée des papillons.

Quand la farine est attaquée, le meilleur moyen consiste à la chauffer entre 60 à 70 degrés en ayant soin de remuer constamment, de façon à éviter que certaines parties trop chauffées ne se transforment en dextrine; on peut facilement faire cette opération dans un four de boulanger en agitant la masse à l'aide d'un râteau de bois Ensuite on tamise et les résidus non criblés peuvent être employés pour la nourriture des bestiaux.

Il faut avoir grand soin de désinfecter le local contaminé, avant d'y placer de nouvelles farines.

— Dans le Midi, les pêchers souffrent beaucoup des dégâts que leur cause le puceron du pêcher [Aphis persicas.)

Voici à ce sujet quelques renseignements :

Le puceron vert du pêcher est en-dessus d'un brun assez clair, très luisant et en dessous d'un vert olivâtre; ses antennes sont brunes avec le troisième article jaunâtre ; sa tête est petite avec les yeux saillants; il possède un bec ou suçoir et un corselet très court, ses cornicules sont également très courtes et sa queue est nulle ; chez les individus ailés la couleur est d'un vert luisant en dessus et d'un gris verdâtre en dessous.

h' A plus persicse peut supporter le froid assez bien à l'état parfait et si l'on en croit plusieurs jardiniers du Midi, on trouverait des pucerons du pêcher dans les hivers peu rigoureux, vivant dans les crevasses des branches ou des murs contre lesquels sont disposés les espaliers.

Mais c'est surtout à l'état d'oeuf que le puceron du pêcher passe l'hiver ; on trouve aux bifurcations rugueuses aes grosses branches, de petites plaques rougeâlres qui ne sont autres que ses œufs; on en trouve également dans les feuilles mortes restées à l'extrémité des jeunes branches.

Ces œufs n'ont pas une éclosion régulière et peuvent rester à cet état plus ou moins de temps , selon la température; en Normandie, ils éclosent très rarement avant les giboulées du mois de mars.

Ce qu'il y a de plus curieux, c'est que les œufs donnent tous des femelles et le plus curieux encore, c'est que ces femelles sont toutes fécondées.

La moyenne des œufs pondus par une femelle est de cent, et d'après Réaumur au bout de cinq générations une seule mère peut produire 5,904,900,000 pucerons.

Ce serait une erreur de croire ce chiffre exagéré, rien ne peut donner une idée de l'excessive fécondité des pucerons ; c'est pourquoi le cultivateur voit en quelques jours tous les arbres de son vrrger ravagés par le puceron, alors qu'il n'en avait pas encore vu dans ses cultures. En deux ou trois jours tout un verger en peut être envahi et lorsque rien n'arrête cette invasion, les pucerons du pêcher deviennent tellement nombreux qu'après avoir tout ravagé ils sont obligés de s'enfuir plus loin pour chercher leur nourriture.

Aussitôt les femelles écloses au printemps, elles se placent les unes contre les autres à l'extrémité des jeunes pousses et là, enfoncent leur trompe dans l'écorce ; or, ces insectes sont si nombreux qu'ils absorbent toute la sève nécessaire au développement de la tige et des fruits et la branche végète; ce qu'il y a de curieux, c'est qu'aussitôt que la sève est introduite dans l'estomac du puceron, elle se décompose ; le puceron absorbe pour s*^ nourrir, les matières colorantes, les amidons, etc., mais n'absorbe pas les matières sucrées, aussi rendent-ils continuellement cette matière sucrée mélangée d'eau comme résidu de leur digestion. Nous verrons un peu plus loin le grand danger pour les pêchers d'être recouverts de cette substance miellée.

Pendant tout l'été il n'éclot que des femelles fécondées qui au lieu de pondre des œufs donnent naissance à des petits qui sortent à reculons du ventre de leur mère et qui se mettent à manger tout aussitôt sortis; ce n'est qu'à la dernière

f génération, en automne, que les femelles donnent des œufs qui doivent passer 'hiver.

Gomme on le voit, il est peu d'insectes aussi bien conformés pour la conservation de l'espèce que le puceron du pêcher, aussi est-il absolument nécessaire, pour détruire le fléau, de prendre des mesures générales; autrement les résultats obtenus par les essais tentés en petit seraient de nul effet, anéantis qu'ils seraient par l'arrivée de nouveaux pucerons provenant de chez un voisin négligent, car ne l'oublions pas, les femelles ailées sont destinées à porter au loin leurs œufs, lorsque la nourriture leur paraît insuffisante pour les pucerons qui doivent en sortir.

Les pucerons aussitôt nés, enfoncent leur suçoir dans la jeune écorce des pêchers et s'y abreuvent de la sève, mais comme je l'ai dit plus haut, l'estomac des pucerons n'absorbe par les matières sucrées, il les rend au contraire et les matières coulent sur les feuilles et les tiges des pêchers ; en deux ou trois jours

l'aspect de l'arbre a changé complèlement, on ne voit plus ces belles feuilles vertes duveteuses et douces au loucher, elles sont devenues plus vertes, plus luisantes, et collent aux doigts lorsqu'on les presse un peu.

Les feuilles dans ces conditions sont malades et c'est cette maladie que l'on nomme le rnietlat; les feuilles sont en quelque sorte vernies par du sirop de sucre, le dépérissement de l'arbre est d'autant plus rapide que toutes les piqîues faites par les pucerons, continuent à couler môme après le départ de ces derniers; l'arbre manque d^ sève et la matière sucrée se répand sur toutes ses parties, bouche ses pores, empêche sa respiration aérienne, y ariéte tout développement : lorsqu'on coupe un ttonr de pêcher et que 1 on observe le dévelo[)pemcnt des diflércnles couches du bois, on peut voir, dans une année à pucerons, que le bois ne s'est presque pas développé.

Celte maladie est causée aux pêchers par la présence sur cet arbre de VAphis persiae. Le seul moyen de l'éviter est de détruire les pucerons dès le printemps; j'indiquerai plus loin comment on y parvienL

Lorsque les leuilles du pêcher se recroquevillent et se recouvrent de cloches comme si on les avait passées dans le feu, elles sont atteintes d'une maladie appelée la cloque. Trois causes distinctes peuvent occasionner celte maladie.

I" Un changement brusque de température. Il suffit d'une variation subite de 10 à 15 degrés pendant la nuit, pour que le lendemain les feuilles soient courbées en spirales et cîoquées; c'ans ce cas, les feuilles ne sont pas collantes aux doigts et conservent la teinte verte des feuilles saines.

2" La présence sur les feuilles du pêcher d'un petit champignon, VExoascus deformans, dont le mycélium provoque l'hypertrophie des tissus qu'il occupe; l'humidité au printemps est très favorable au développement de ce champignon.

3° La cloque la plus commune est provoquée par VAphis persic.i? et voici comment.

Aussitôt le miellat formé par les pucerons, si les pêchers qui en sont atteints se trouvent dans le voisinage de fourmilières, ce qui est 1res commun, les fourmis sont atlirécs par le liquide sucré du miellat sécrété par les pucerons, aussi les voit-on aussitôt monter le long de l'arbre et aller se nourrir de ce liquide.

Or, les fourmis ont le grand désavantage de sécréter constamment un liquide acide, spécial, appelé acide formique qui brûle les feuilles, les déforme et leur donne des cloques absolument comme le ferait le feu, de là le nom de cloque donné à cette maladie.

On peut facilement empêcher les fourmis de monter aux pêchers, en entourant le tronc d'une bandelette de ouate ou colon cardé; les fourmis ne traversent jamais celle matière où elles se prendraient les pattes et ne pourraient passer, mais le remède n'est pas là, ce qu'il faut surtout, c'est empêcher la formation du miellat, cause première du mal, en tuant le puceron.

Moijensde destruction. — VApJiis persicœ dépose ses œufs le plus souvent à l'extrémité desjeunes branches qui détiennent pendant l'hiver quelques feuilles sèches (feuilles cîoquées de l'année précédente où vivaient les pucerons), il est de toute nécessité, dès les premiers beaux jours de février, de couper avec soiu toutes ces branches et de les brûler; on détruira ainsi la moyenne partie des œufs, mais tous ne sont pas placés ainsi à l'extrémité des branches, on en trouve des compagnies nombreuses aux bifurcations des grosses branches, à l'écorse rugueuse et remplie d'aspérités et de gerçures; il faut donc, à l'aide d'un pinceau à goudronner les bateaux, badigeonner toutes les parties rugueuses de l'arbre avec la composition suivante: eau, 10 litres; savon noir, 500 grammes; pétrole, 1 kilog.

On commence par dissoudre le savon dans l'eau, puis l'on place le pétrole dans un seau ordinaire et à l'aide d'un balai de bois on agile fortement le pétrole en même temps que l'on verse doucement l'eau de savon, de façon à bien mélanger le tout et à obtenir une émulsion blanche comme du lait; il faut employer celte émulsion aussitôt préparée et de préférence le soir, pour éviter une évaporation trop rapide du pétrole.

Si les œufs n'ont pas été traités comme nous venons de le dire, on voit bientôt apparaître des myriades de pucerons. Voici ce qu'il faut faire aussitôt que l'on aperçoit ces insectes.

On envoie dans toutes les parties de l'arbre, à l'aide d'un pulvérisateiir, du jus de tabac à P. 1/2 Baume; si ropération est bien faite et que l'on ait soin de

tourner autour de l'arbre, en pulvérisant de manière à injecter le jus de labacdans tons les sens si l'arbre est en plein vent, ou bien pulvériser sur les laites qui soutiennent les branches de ceux en espaliers, on est certain de trouver le lenaemain, tous les pucerons morts, mais il est absolument essentiel de recommencer l'opération au bout de huit jours, car le jus de tabac ce détruit pas les œufs, et le second traitement a pour but de détruire les pucerons non éclos lors du premier* cette seconde pulvérisation est absolument néce^^saire pour la réussite, et ne doit pas se faire plus de huit jours après la première.

Si les pêchers sont en espaliers on peut user encore du procédé suivant : on couvre l'arbre avec une bâche et on bri^ile au pied 200 grammes de déchets de tabac des manufactures à 1 fr. le kilog., mais il est essentiel que le tabac briile vite et surtout ne s'éteigne pas, pour cela nous employons du tabac nilré préparé au laboratoire tout simplement en plongeant des déchets de tnbac dans une solution de salpêtre concentré à froid, on fait ensuite sécher le tabac et on obtient ainsi du tabac brûlant avec une grande vigueur et produisant en quelques secondes des torrents de fumée, cette fumée reste emprisonnée entre le mur et la bâche et pénètre dans toutes les fissures et gerçures de l'arbre ; on laisse le tout en cet état pendant une demi-heure, puis l'on passe à un autre arbre, mais il est toujours indispensable de recommencer sept ou huit jours après car la fumée de tabac n'a pas plus d'effet sur les œufs que le jus ; je me hâte de dire que ce procédé est plus coûteux et moins pratique que la pulvérisation du jus de tabac.

Mais il ne faudrait pas croire que l'opération soit terminée.

Le puceron détruit, il s'agit de rendre au pêcher la vigueur qui lui a été enlevée par la perte d'une partie de la sève absorbée par cet insecte; à cet effet il faut se servir d'engrais, mais surtout d'un engrais très soluble et très assimilable pour réparer et réconforter la partie feuillue.

Le meilleur engrais pour le pêcher au printemps consiste après avoir bêché très légèrement la terre au pied de l'arbre sur une surface correspondant à ses branches, à arroser cette surface une seule fois avec 10 litres de la solution suivante : eau, 100 litres; sulfate d'ammoniaque, 3 kilog.; nitrate de soude, 5 kilog.

Ces sels étant solubles sont absorbés par les racines et rendent en moins de quinze jours la santé aux feuilles, et cette vigueur donnée aux feuilles par cet engrais leur évite le retour des pucerons qui attaquent de préférence les arbres malades et languissants.

Prix de revient des divers traitements indiqués.

10 litres de jus de tabac à 12 degrés Beaumé coûtent 5 francs; en y ajoutant 50 litres d'eau on obtient 60 litres à 1" et demi Beaumé : à raison de 6 litres par arbre cela fait pour chacun 0 fr. 50.

Pour l'arrosage, la solution employée contient par 100 litres : 3 kilog. de sulfate d'ammoniaque à 27 francs les 100 kilog., 0 fr. 81; 5 kilog. de nitrate de soude à 24 francs les 100 kilog., 1 fr. 20 ; soit pour 100 litres, 2 fr. 01. 10 litres de celle 'solution suffisant pour un arbre la dépense pour chacun d'eux est donc de 0 fr. 20.

En ajoutant le prix de main-d'œuvre qui est de 3 francs pour 50 arbres environ soit 0 fr. 06 par arbre, on obtient les chiffres ci-ajuès : jus de tabac, 0 fr. 50; engrais spécial, 0 fr. 20; main-d'œuvre, 0 fr. 06; total, 0 fr. 76.

Avec le traitement préventif au pétrole et au savon noir, on arrive juste à la somme de 1 franc montant de la dépense par arbre, dépense qui est largement compensée par l'excédant de récolle résultant du traitement appliqué.

— Il nous est parvenu d'Algérie plusieurs plaintes au sujet des oliviers qui sont ravagés par le Kermès olese (kermès des oliviers).

Les femelles des kermès ont un corps composé de cinq anneaux; à l'extrémité du venlre sont des filets blancs que l'on aperçoit aisément en pressant un peu le coips de l'insecte pour les faire sortir.

Le mâle ne ressemble guère à la femelle que dans le commcncemenl et ce n'est que plus tard aprè.s sa métamorphose, lorsqu'il est devenu insecte parfait, qu'il en diffère complèiement. Dans cet état, il est ailé, fort petit et couvert souvent d'une espèce de poudre blanche. Il a deux ailes fort grandes pour sa taille: les mâles à l'état parlait ne vivent que le temps qui leur est nécessaire pour féconder leurs femelles.

Les femelles étant jeunes courent sur les feuilles et les tiges cl ressemblent à

de petits cloportes qui auraient six pattes; mais au bout de quelque temps ces femelles se fixent à un endroit de l'arbre sur lequel elles vivent et deviennent parfaitement immobiles; elles tirent leur nourriture de l'endroit où elles sont attache'es au moyen de leur bec, puis elles changent de peau sans paraître faire aucun mouvement ; leurs œufs sortent de la partie postérieure du corps par une ouverture qui est placée de façon qu'ils passent sous le ventre de la mère pour être mis par elle à l'abri des impressions de l'air, puis le corps de ces femelles parvient à se gonller, leur peau se tend, devient lisse, se sèche, les anneaux s'effacent et disparaissent, en un mot elles perdent tout à fait la forme et la figure d'un insecte et ressemblent aux galles et excroissances qu'on trouve sur les arbres, c'est de là qu'on leur a donné le nom de galle-insecte.

Le Kermès de l'olivier est un parasite qui occasionne de grands ravages dans les plantations de cet arbre, sa multiplicaiion est si rapide qu'il ne tarde pas à envahir le feuillage, il absorbe ainsi la sève des arbres, et de vigoureux qu'ils étaient, les rend faibles et languissants. 11 n'est pas rare de voir des femelles fixées sur le fruit même, y opérer leur ponte et y rester collées même après la récolte.

Moyens de destr-uction. — Pour détruire le Kermès, il faut au commencement de février, avant l'éclosion des œufs placés sous les coques, asperger celles-ci à l'aide d'un pulvérisateur avec la solution suivante : eau, 10 litres; pétrole, 0 kil. 500; savon noir 0 kil. 100 le tout bien délayé.

— A Nice, les oliviers ont à subir les dégâts du Phlœùtlirips olese.

Description — Long. : 2 à3 millimètres; corps tout entier d'un noir de poix, brillant, linéaire, tête aussi haute que large, arrondie sur le devant, yeux gros et à facettes, antennes de neuf articles aussi longues que la moitié du corps insérées sur le devant de la tête, les premiers et derniers articles noirs, les intermédiaires couleur de poix, le dernier pointu, garni de quelques poils noirs, prothorax presque hexagone, quatre ailes membraneuses prenant très haut sur les épaules, collées deux par deux et venant se croiser sur le corps de manière à dépasser l'abdomen, chaque aile ressemble à une plume, patt';s noires, courtes, deux tarses dont le dernier est terminé par une ventouse garnie de poils fins et serrés, armés de crochets, abdomen noir de neuf segments avec couleur de poix sombre à la jonction des anneaux terminés dans les deux sexes par un tube ou tarière garni de poils noirs à son extrémité.

Avant d'arriver à l'état parfait le Pholoelhrips passe par deux états préparatoires nommés par Haliday, Propupe et Pupe; ces états sont caraciérisés par la couleur moins noire de l'insecte et par l'absence d'ailes.

Le Phlœotrips olese, d'après M. Bompar, a deux pontes par an, en avril et en septembre, il dépose ses œufs à l'extrémité des tiges du sommet de l'arbre, souvent dans les petits trous qu'y a faits le Neïron [Phlœothubus), il se nourrit du suc des feuilles et des bourgeons qu'il crible de petits trous, et habite pendant l'hiver le dessous des écorces, des feuilles tombées et moisies, mais de préférence les loges abandonnées par le Neïron, choisissant celles qui sont le mieux abritées.

Les larves aussitôt écloses vont se fixer sur la marge inférieure des feuilles pour se nourrir de leur parenchyme.

Moyens de destruction. — Les œuls du Phœolhrips étant pondus ordinairement à l'extrémité des branches, il serait bon de tailler court les branches des arbres attaqués et de les biiiler immédiatement.

Puis au mois de février, badigeonner les oliviers sur les plus grosses branches avec la solution suivante : eau, 10 litres; savon noir, u kil. 500; pétrole, 0 kil. 500. Préparer de la façon indiquée plus haut pour la destruction des œufs de VAphis persicse. Paul Noël,

Directeur du laboratoire.

M. Françon a étudié, en même temps, un autre pressoir continu qui n'a pas encore été construit, mais dont il a bien voulu me communiquer les dessins. Cet appareil a une grande analogie avec le pressoir Tarbouriech. C'est encore une vis d'Archimède qui entraîne la vendange et la comprime dans Une enveloppe à claire-

voie de forme conique. Seulement, M. Françon a cherché à vaincre l'entraînement en rotation de la vendange par la vis, et il pense y être parvenu à l'aide des dispositions suivantes :

La vis, à axe horizontal, est cylindrique sur la première moitié de sa longueur environ, puis conique. Elle est entourée par une claie en bois, conique sur toute sa longueur. Par suite, les dernières spires de lavis arrivent seules au contact des parois de l'enveloppe, les premières laissent un jeu entre leur bord extérieur et la claie. Dans celte sorte d'entonnoir, M. Françon a logé un certain nombre de génératrices qui font saillie à l'intérieur et qui servent d'arrêt au tournage de la matière.

En tête de l'appareil, une trémie reçoit la vendange à presser. Le marc exprimé est recueilli à l'extrémité opposée, le moût s'écoule à travers les barreaux de la claie. Les côtés de la claie sont à charnière et peuvent être relevés pour le nettoyage de l'intérieur. Le mouvement est donné à l'appareil par une vis sans fin qui commande un engrenage claveté sur l'arbre de la vis d'Archimède. M. Françon compte établir trois numéros de ce pressoir. La vis tournant à raison de trois tours par minute, le premier numéro pourra traiter, par journée de dix heures, le marc d'une cuve de 1,000 hectolitres, le deuxième, celui d'une cuve de 500 hectolitres, le troisième, celui d'une cuve de 250 hectolitres. Ce dernier sera mû à bras.

M. Françon s'est servi d'appareils analogues pour l'extraction des huiles et il a obtenu, par ce moyen, l'avancement de la matière dans la presse, malgré des pressions de 50 à 100 kilog. par centimètre carré. Il espère que le résultat sera aussi satisfaisant avec la vendange. Sans doute, les génératrices qui se prolongent sur la vis empêcheront l'entraînement de la matière en rotation jusqu'à un certain point. Mais je me demande si, pour des pressions un peu fortes, il n'y aura pas séparation de la vendange et si une partie de celle-ci emprisonnée entre les génératrices ne formera pas à son tour un fourreau, à l'intérieur duquel se mettra à tourner l'autre partie de la vendange coincée entre les filets de la vis.

L'expérience, faite à l'époque des vendanges prochaines, nous fixera à ce sujet.

C'est encore un pressoir à vis d'Archimède qui a été imaginé par M. Debonno, propriétaire à Boufarik (Algérie) et construit par MM. Monfort et Bit. Cet appareil a été le clou du dernier concours général agricole. Il figurait à l'exposition des machines du Palais de l'Industrie, où il attirait l'attention et éveillait la curiosité des visiteurs par la simplicité de son mécanisme et surtout parles résultats tout à fait extraordinaires que M. Debonno affirme avoir obtenus avec lui. Il mérite donc de nous retenir quelques instants.

Cet appareil se compose d'un fouloir ordinaire, à broyeurs striés, tournant à vitesse ditïérentielle, au-dessous duquel deux vis d'Archimède jumelles, cylindriques, tournent horizontalement, chacune dans un cylindre concentrique, en forte tôle criblée de trous. Ces deux cylindres débouchent à leur extrémité dans une chambre, également en tôle perforée, close de toutes parts, sauf l'extrémité opposée aux deux vis, qui présente une large ouverture de même section que la chambre elle-même. Une porte à charnière la ferme; elle est maintenue en place par un levier chargé d'un contrepoids.

Si l'on introduit de la vendange dans la trémie du pressoir, elle subit d'abord, en traversant le fouloir, un broyage plus ou moins énergique suivant le rapprochement des rouleaux. La matière déchirée, écrasée, tombe ensuite en tête des deux vis qui la poussent dans la chambre. Pendant ce trajet, une première partie du moût s'écoule par les orifices de la tôle ; elle est recueillie par une goulotte spéciale. Le marc s'entasse peu à peu dans la chambre, se serre contre la porte en subissant une pression de plus en plus énergique, conséquemment il s'égoutte et s'assèche. l,e liquide passe par les trous de la paroi et. comme il a généralement un peu de couleur, il est évacué par une seconde goulotte, pour éviter le mélange avec h s premières parties incolores. Il arrive un moment où la pression atteint son maximum d'intensité. La porte est alors ouverte, et le marc tombe au dehors. De cet instant, la porte reste soulevée et la pression, sur les nouvelles couches de vendange successivement introduites, se produit par la seule résistance du bouchon qui se forme constamment en avant et par le frottement du marc sur les parois de la chambre. Il s'opère un serrage analogue à celui du foin dans les pi esses à fourrage continues.

D'après M. Debonno, ce pressoir peut traiter 80,000 à 100,000 kilog. de vendange par jour, avecune locoraobile de la force de 3 chevaux. La vitesse est telle que la matière reste six minutes dans l'appareil, comptées du moment de l'introduction de la vendange dans la trémie au moment de la sortie de celte même vendange à l'état de marc asséché.

Quant au recdement en liquide garanti par M. Debonno, il est vraiment fabuleux. On obtiendrait, d'après lui. avec de3 Aramons, 78 pour 100 de moût, c'est-à-dire 78 litres de moût par 100 kilog. de vendange. Je ne suspecte en aucune façon la sincérité et la bonne foi de M. Debonno. Mais je me demande si le chiffre du rendement donné par lui est bien le résultat d'expériences précises, si les pesées ont été faites avec soin, sur des quantités un peu importantes, pour éliminer toute cause d'erreur, si, en un mot, les essais ont été conduits avec méthode, ou bien si, au contraire, une trop large place n'a pas été faite à Vappréciaiion. Je crains que M. Debonno n'ait été le jouet de quelque illusion. Et cela, parce que le rendement qu'il accuse dépasse trop celui qu'ont fourni jusqu'à présent les installations les plus perfectionnées imaginées en vue de la fabrication des vins blancs, dont quelques-unes avec des appareils construits sur le même piincipe que le sien, et parce que ce résultat paraît en contradiction avec les observalions récentes faites sur le pressurage des vendange s fraîches et sur l'influence relative de? divers facteurs qui interviennent dans le phénomène.

A la compagnie des Salins du Midi, aussi bien que chez M. de Divonne, oîi l'on a multiplié les expériences et où l'on a installé les meilleurs types de machines connus, on n'a pas dépassé un rendement en moût de 60 pour ]00. Exceptionnellement, chez M. de Divonne, on a atteint le 65.4 pour 100, mais à la condition de réduire sensiblement la vitesse de marche des appareils. On a donc le droit d'être surpris du rendement de 78 pour 100 fourni par le pressoir de M. Debonno, qui ne constitue pas en réalité un appareil nouveau, mais qui est plutôt une disposition nouvelle d'organes depuis longtemps connus et dont le principe aété fréquemment utilisé. Cet agencement nouveau est-il susceplible de produire ce résultat extraordinaire d'augmenter de près de 18 pour 100 le rendement maximum obtenu avec les autres installations? Au premier abord, cela ne semble pas possible.

Le résultat est d'autant plus étonnant, qu'il résulte des nombreuses observations faites sur les conditions les plus favorables à l'assèchement des vendanges fraîches que celui-ci est fonction de la perfection du foulage, de la perfection de l'égoutlage (préliminaire indispensable du pressurage), de la durée du pressurage, beaucoup plus que de l'intensité même de la pression. En d'autres termes, tous les essais nous ont jusqu'ici amené à conclure que, pour obtenir d'une vendange la plus grande quantité de moût possible, ce n'était pas une pression très forte qu'il était utile d'exercer, mais un broyage parfait, la division extrême de la matière, le déchiquetement complet des grains qu'il était nécessaire de réaliser. En cuire, pour obtenir du ptessurage l'effet maximum, il est avantageux de laisser s'écouler d'abord la plus grande partie du liquide mis en liberté par le foulage, c'est-à-dire que l'égoutlage doit précéder le pressurage pour assurer l'efficacité de ce dernier. Enfin, une vendange rend d'autant plus de liquide que la pression s'exerce plus longtemps, qu'elle est graduée et qu'elle est accompagnée de recoupages.

Ces conditions sont-elles réalisées dans le pressoir de M. Debonno? Très imparfaitement, à mon avis. D'abord, le foulage doit être insuffisant. Gomme je l'ai dit au début de cet article, les fouloirs de ce genre ne donnent qu'un broyage médiocre. Rien n'indique que celui de M. Debonno doive faire exception à la règle. En second lieu, la durée du pressurage est courte, puisqu'une grappe de raisin traverse l'appareil en six minutes. Enfin, la pression s'exerce sans recoupages et sans déplacement des diverses parties qui composent le gâteau. L'égouttage seul pourrait être satisfaisant (les deux vis a'Archiniède constituent, en effet, un bon égoutloir), si la longueur des vis était plus grande et le séjour de la vendange dans cet égouttoir plus prolongé.

D'autre part, je ne vois pas très bien comment M. Debonno a évité l'écueil de l'entraînement en rotation de la vendange par les vis.

D'après M. Debonno, la première goulotte, celle qui est alimentée par le fouloir et par les vis, débiterait les trois quarts du liquide extrait en totalité, soit le

58,5 pour 100 du poids de la vendange. Autrement dit, le fouloir et les deux vis feraient eu quelques minutes, presque instantanément, ce qu'ont peine à produire les installations les plus complètes et les machines les plus efficaces. C'est là un résultat extraordinaire.

Je reconnais à l'appareil de M. Debonno le mérite de la simplicité et je suis disposé à penser qu'il est capable de produire un bon égouttage des vendanges fraîches. Mais j'accepte le rendez-vous que M. Debonno m'a fait l'honneur de me donner à la vendange prochaine, très désireux que je suis de constater par moimême le rendement de 78 pour 100 en moût annoncé par lui. Je répète encore une fois que la bonne foi de M. Debonno n'e^t pas en jeu et que j'ai la plus entièie confiance dans sa sincérité. Mais les expériences en général et celles-ci en particulier ont besoin d'être faites avec une minutie de détails et avec une précision que M. Debonno n'a peut-être pas eu le temps de leur accorder.

Si, réellemmt, le pressoir de M. Debonno donne, avec nos Aramons qui doivent peu différer de ceux d'Algérie, 78 pour 100 de moiàt, je déclare que c'est un appareil rùerveilleux et qui remplacera immédiatement toutes les machines employées à la vinification des vins blancs.

Ce pressoir fait honneur à la construction de MM. Monfort et Bit. Il parait solidement établi, en môme temps que très léger et facile à déplacer. 11 coûte

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