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SUR LA PULPE SÈCHE DE BETTERAVES

Pulpe sèche. Foin de bonne qualité.

Protéine 7 kil. 9 kil.

Matières non azotées et graisse 55 — 45 —

Cellulose 18— 26 —

Matières minérales 6 — 6 —

Eau; 13 — 13 —

100 kil. 100 kil.

Comme on le voit, la pulpe sèche possède à peu de chose près la même composition que le foin, toutefois avec cette différence importante que dans le foin les deux tiers seulement des éléments nutritifs, désignés plus haut, sont assimilables, tandis que dans la pulpe tous ces éléments le sont à peu de chose près. De là cette disposition de la pulpe à favoriser soit l'engraissement, soit la production du lait, puisque Tanimal en absorbant le même poids de nourriture s'en assimile un tiers en plus avec le même travail pour l'estomac.

En réalité, 100 kilog. de ptdpe sèche représentent dans la nutrition 140 à 150 kilog. de foin.

Par sa nature, la pulpe se place dans l'alimentation entre le foin et les nourritures concentrées tels que farineux, sons, etc., donnés comme lécher; par son emploi on peut diminuer foin et lécher et arriver au même résultat, on peut surtout diminuer la ration de foin et l'amener au minimum, chose bien précieuse pour cette année.

Comme emploi, la pulpe sèche doit être imbibée avec son poids environ d'eau tiède, puis mélangée au lécher ordinaire. Pour les vaches laitières, on peut en donner environ 5 et même 6 kilog. par tête et on diminuera le foin dans les proportions indiquées ci-dessus. A la ferme de la Vaivre où les résultats obtenus par l'engraissement sont assez remarquables, voici la ration par jour et par bœuf du poids de 700 à 800 kilog. : loin, 7 kilog.; pulpe sèche, 7 kil. 500; tourteaux, 3 kil. 500. ' C. MoNNOT.

Séance du 11 janvier 1893. — Présidence de M. Tisserand.

M. Bieler, correspondant récemment élu, remercie la Société de sa nomination.

M. Levasseur offre à la Société trois volumes qu'il vient de publier et intitulés La France et ses colonies.

M. Rigaux, professeur d'agriculture de la Haute-Savoie, adresse un certain nombre de brochures parmi lesquelles nous citerons : Manuel de la fabrication du fromage de gruyère ; Simples notions de zootechnie; Les fourrages, études sur la fabrication rationnelle du beurre; Conférences agricoles en 1892-1893.

M. Bouquet de la Grye présente, de la part de M. Lamey, conservateur des forêts en retraite, le livre qu'il vient de publier sur la culture et l'exploitation du chêne-liège.

M. Dybowski entretient la Société du récent voyage qu'il vient d'entreprendre au centre de l'Afrique. L'acajou, l'huile de palme, le café, le cacao, les arbres à gomme et les lianes à caoutchouc sont appelés à être l'objet d'exploitations sérieuses. L'ivoire peut donner lieu à un échange important; mais il importe de bien connaître les monnaies d'échange.

La région basse du Gabon-Congo a une grande fertilité; après la grande forêt équatoriale on trouve une brousse très touffue, puis des steppes possédant des herbes de 3 à 5 mètres de hauteur.

On devrait élever le bœuf et l'âne. Il existe des essais encourageants ; on aurait ainsi des animaux de bal dans un pays où les transports ne peuvent se faire qu'à dos ou à tête d'homme.

Les seuls animaux exj)loités sont la chèvre analogue à celle du Sénégal et une poule grisâtre uniforme.

Entre Loango et Brazzaville, on trouve des porcs noirs vivant à l'état sauvage. A l'embouchure de l'Oubanghi et delà Sangah, on constate des canards muets.

Dans la région profonde, on trouve le manioc, le bananier, le sorgho, le maïs, le sésame, l'arachide, la patate, lïgname, le tabac. M. Dybowski a trouvé également le dattier sauvage et des vignes dont quelques-uns peuvent être appelées à rendre des services. En terminant, le savant explorateur exprime le désir de voir encourager la colonisation agricole de nos nouvelles possessions et il fait appel à la Société pour arriver à ce résultat.

M. Tisserand en remerciant M. Dybowski, insiste sur la nécessité qu'il y a à ne confier des missions de ce genre qu'à des explorateurs instruits, compétents et capables de discerner le parti à tirer des produits naturels des pays qu'ils traversent.

La Société se forme ensuite en comité secret pour entendre la lecture des rapports sur les candidats à une place de membre associé national dans la section de grande culture. La section présente : en première ligne, M. PalUiat de Besset; en deuxième ligne ex-œquo, MM. Brandin et Léon Martin; en troisième ligne, M. Duplessis. L'élection aura lieu le 18 janvier. Georges Marsais.

(14 JANVIER 1893) \. — Situation générale.

Les marchés agricoles se sont encore ressentis de l'influence des fêtes de Noël et du nouvel an. Les transactions ont été calmes pour presque toutes les denrées; mais les cours des blés sont un peu mieux tenus en ce moment. Les prix du bétail ne se relèvent pas.

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