II. — Marché du bétail sur pied
l" qualité
Cours des
commiâsionnairee
Animaux
Poids moyen général
Cours officiels
en 2'
bestiaux 3*""
3* Prix
Prix
amenés.
Inven
dus
kil.
quai, extrêmes.
quai.
quai
quai.
extrêmes.
Bœufs
Vaches
l.iS
Taureaux...
l.CO
Veaux
Montons...
Porcs gras..
— maigres. ,
Vente mauvaise sur toutes
es espèces.
BOITE AUX LETTRES
r., à L. {Lozère). — Vous désirez savoir le nom d'une chenille noire, de 6 à 12 millimètres de longueur, qui s'attaque aux prairies, en se cachant dans une enveloppe composée de brins
d'herbe dans laquelle elle se dissimule complètement; lorsqu'elle n'est pas dérangée et qu'elle cherche sa nourriture, une partie seulement du corps sort de cette gaîue, et elle chemine
BOITE AUX LETTRES
ainsi vers les parties non dévorées.
Les parties de prairie atteintes se voient de loin, car l'herbe y est rasée, et elles se manifestent sous la forme de cercles qui s'agrandissent constamment. Quoique nous n'ayons pas vu la chenille, celte description montre que vous êtes très probablement en présence d'une invasion de la Psyché stomoxelle, qui a été déjà signalée en 1891 et surtout en 1892 dans plusieurs parties du massif central, notamment dans les départements de l'Aveyron, de la Lozère et de l'Ardèche; vous trouverez, sur ses ravages, des détails dans le Journal du 13 août 1892 (p. 304). On n'a malheureusement trouvé iusqu'ici aucun procéJé efficace de destruction de cette chenille; on en est réduit à conseiller le labour des prairies pour les faire périr par la famine; c'est un remède qui n'en est pas un. Vous dites que vous avez pu enrayer le mal en faisant entourer avec des barrières les parties attaquées et en faisant piétiner ce sol par votre troupeau; ce procédé doit mieux valoir que le labour, car on a chance encore de voir reparaître la prairie. Il pourrait être utile pour d'autres agriculteurs qui se trouvent dans le même cas que vous.
G. D., à N. [Sarthe); F. G., à T.
{Allier). — Nous apprenons que la fabrication des pièges en poterie pour les taupes dont il est question dans la Boîte aux lettres du 6 mai, a été abandonnée depuis quelques années; mais il existe un assez grand nombre de modèles de pièges en gros fil de fer, dont la valeur varie de 4 à 8 fr. la douzaine, qu'on peut se procurer chez M. Aurouze, 8, rue des Halles, ou chez M. Borel, quai du Louvre, à Paris. Les pièges ordinaires des taupiers se trouvent aussi chez M. Aurouze; ils sont à clé, et se vendent 4 fr. 50 ladouzaine, plus 0 fr.75 pour la clé.
£"., à D. [Seine-et-Marne). — Vous trouverez dans la dernière Boîte aux lettres, comme dans le Journal du 4 juin 1892, les renseignements que vous désirez sur le moha de Hongrie.
M. C.,à N. [Vie^me). — LeJowmal du 8 février 1891 a donné la description d'un moulin pour broyer les nitrates elles engrais similaires ; cet appareil peut travailler 2,000 kilog. à l'heure avec deux hommes aux manivelles; son prix est de 220 francs. Il est construit
par M. Faul, mécanicien à Paris (rue Pierre-Levée). Le même appareil peut servir pour le broyage des tourteaux.
A.,à L. (Ain). — Un de vos voisins vous somme d'avoir à élaguer des arbres qui ont plus de trente ans, mais dont les branches dépassent la ligne séparative de vos héritages ; d'avoir à arracher des arbres, noyers et sapins, plantés à la distance légale de deux mètres. Sur le premier point, votre voisin est dans son droit; aux termes de l'art. 673 du Code civil, modifié par la loi du 20 août 1881, le droit de faire couper les branches qui dépassent est imprescriptible. Sans doute, il vaudrait mieux que la taille ait été faite à une époque plus propice, mais la jurisprudence est muette sur la question de saison. Quant à la deuxième prétention, on ne saurait l'admettre; on ne peut (art. 672) exiger l'arrachage que des arbres plantés à une distance moindre que la distance légale; celle-ci est de deux mètres (art. 671) pour les arbres à haute tige dont il s'agit, à moins de règlements particuliers ou d'usage locaux anciens, que la législation a respectés.
L., à L. — Vous désirez que l'on vous indique le moyen de guérir des brebis du mal de pis; ce mal se manifeste par le gonflement et le durcissement d'une des mamelles, et la bête meurt peu de jours après. Il est probable (on ne peut, sur ces indications, donner qu'une probabilité) qu'il s'agit de la mammite gangreneuse. Dans cette maladie, la mamelle devient tuméfiée, chaude et douloureuse: la peau, d'abord rouge, devient violacée, puis noirâtre; il y a une violente fièvre de réaction, et l'inflammation s'étend à la face interne des cuisses. Les moyens de traitement proposés contre la mammite gangreneuse ont échoué; le traitement est exclusivement chirurgical, et il doit être fait par un vétérinaire; il consiste dans l'ablation de la mamelle atteinte, et ensuite dans le lavage de la plaie avec une solution de sulfate de cuivre, ou des applications de pommade contenant 6 à 7 pour 100 de ce sel.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture, 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (27 mai 1893).
La fin de la sécheres5e. — Conséquences heureuses des pluies survenues depuis une semaine. —
Circulaire du Minisire des travaux ])ubiics rcJative aux tarifs de trans[)orl des fourrages.
Lettre de M. Petit sur les rhubarbes comme fourrages. — EHorls des professeurs départementaux d'agriculture pour propager les semis de plantes fourragères. — Appréciations publiées
par le Ministère de l'agriculture sur la situation des récoltes de céréales au 25 mai. Itésumé
de ces évaluations. — Le délicit en paille et en grain. — Relevé des déclarations po::r les concours régionaux d'AIbi, de Lilois et de Quimper. — Mesure relative aux prescriptions sanitaires dans les concours régionaux. — Les chevaux boulonnais à l'Exposition universelle de Chicago. — Prochaine exposition des industries de fermentation à Blois. — Concours spécial de la race tarentaise. — Conférence de M. Méline à Houen. — Proposition de M. Monis relative aux incendies de forêts dans les landes de Gascogne. — Protestation contre les droits de circulation sur les fruits de pressoir. — Commission chargée d'étudier la situation vi icole en Champagne. — Association coopérative des viticulteurs français. — ['rochains concours dans les Ecoles nationales vétérinaires. — Recherches de M. Lechartier sur la consoude rugueuse du Caucase. — Conséquences de ces recherches. — Concours du Comice de l'Aube, des Sociétés d'agriculture de l'Allier, des Deux Sèvres, de Montreuil-sur-Mer. — Vœux de cette dernière Société relativement aux tarifs de douane. — Nécrologie. — Mort de M. Riciiard de Jouvance.