‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 552 sur 691 · X. — Le régime des boissons · texte numérisé non relu

X. — Le régime des boissons

Comme nous le disions dans notre dernière chronique, la question d'un droit de circulation sur les vendanges fraîches et sur les fruits de pressoir est remise sur le tapis. Comme nous le disions aussi, l'émotion a recommencé dans les régions à cidre. Le syndicat de la Seine-

Inférieure, administré par M. Fortier, a envoyé, sur ce sujet, une pétition longuement motivée au Sénat. D'autre part, les sénateurs et les députés de la Normandie ont fait une démarche auprès de M. Peytral, minisire des finances, et de M. Dupuy, président du Conseil; ceux-ci ont promis que le Gouvernement s'associerait aux représentants des départements producteurs de pommes et de raisins pour demander au Parlement de ne pas adopter le droit qui serait proposé.

XL — Questions viticoles.

Le Journal officiel du 25 mai publie la note suivante :

« En raison des difficultés qui sont survenues dans le département de la Marne relativement à l'application des mesures à prendre pour empêcher l'extension du phylloxéra dans le vignoble champenois, le Ministre de l'agriculture a, par arrêté en date du 23 mai, institué une Commission à l'effet d'étudier la situation de ce vignoble et d'indiquer les moyens les plus pratiques pour sauvegarder la production viticole de ce département.

« Cette Commission est composée de : M. Risler, directeur de l'Institut national agronomique, membre de la Société nationale d'agriculture de France, président ; — M. Cornu^ professeur-administrateur au Muséum d'histoire naturelle, membre de la Société nationale d'agriculture dp France; — M. Mares, président de la Commission départementale de l'Hérault, correspondant de l'Institut; — M. Viala. professeur à l'Institut national agronomique; — M. Bignon, aîné, viticulteur, membre de la Société nationale d'agriculture de France ; — M. Ravaz, directeur de la Station viticole de Cognac. »

Sous le titre d'Association coopérative des viticulteurs français vient de se fonder à Paris une société anonyme à capital variable. Cette société, qui fonctionne dès à présent, a pour but de faciliter aux propriétaires viticulteurs la vente directe de leurs produits, et de donner aux consommateurs la faculté de s'approvisionner directement sans craintes de sophistications et avec d'entières garanties de qualité et

de provenance.

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