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XII. — Ecoles nationales vétérinaires

-Le /oMrn(i/o//?ae/ annonce comme il suit l'ouverture de trois concours pour des emplois de répétiteur dans les Ecoles nationales vétérinaires :

« Un concours sera ouvert le 23 octobre 1893 à l'Ecole vétérinaire de Toulouse,. , pour la nomination à un emploi de répétiteur chef de travaux, attaché à la chaire de physiologie et thérapeutique générale, vacant à l'Ecole vétérinaire de Toulouse.

« Un concours sera ouvert le 14 novembre 1893 à l'Ecole de Lyon, pour la nomination à deux emplois de répétiteur chef de travaux attaché à la chaire de clinique, pathologie médicale, pathologie et anatomie pathologique générales, vacants aux Ecoles de Lyon et de Toulouse.

ce Un concours sera ouvert le 28 novembre 1893 à 1 Ecole de Lyon, pour la nomination à deux emplois de répétiteur chef de travaux attaché à la chaire des maladies contagieuses, police sanitaire, jurisprudence, inspection des viandes de boucherie, vacants aux Ecoles de Lyon et de Toulouse.

Le programme de ce concours se distribue à Paris, au Ministère de l'agriculture (Direction de l'agriculture, bureau des écoles et sei^vices véférinaires) et dans les trois Ecoles d'Alfort, de Lyon et de Toulouse. XIII. — Etude sur la consoude rugueuse du Caucase. M. Lechartier, directeur de la Station agronomique de Rennes, a effectué, de 1887 à 1893, dans le champ d'expériences de la Station, des expériences sur la culture de la consoude rugueuse du Caucase au point de vue des services que cette plante peut rendre dans l'alimen-

tation du bétail. Ces essais ont été poursuivis avec emploi de fumier et sous l'influence des seuls engrais chimiques. Les conséquences de cette étude sont les suivantes :

« 1° Il a été écrit que cette consoude pouvait donner des rendements de 200 à 300 tonnes de fourrage vert par an.

« Si dans des terrains privilégiés frais et suffisamment pourvus de principes fertilisants, la consoude peut être cultivée pendant une série d'années sur le même sol de manière à produire de semblables récoltes, on ne doit pas compter dans beaucoup de terres de fertilité moyenne sur des rendements dépassant 100 tonnes, le nombre des coupes ne s'élevant pas au-dessus de trois et la première fournissant plus de la moitié de la quantité totale. Il n'est pas certain que dans tous les terrains il soit avantageux de conserver la consoude au delà de deux années.

« Les rendements après ce temps diminuent notablement, malgré les efforts tentés pour les maintenir à leur taux primitif.

« 2" Les engrais azotés exercent un effet très notable sur les rendements et sont nécessaires à la culture de cette plante. A ce point de vue, la consoude ne présente pas les mêmes avantages que les légumineuses. Le nitrate de soude doit être préféré au sulfate d'ammoniaque.

« 3» Une récolte de 100,000 kilog. de fourrage vert contient : azote, 274 kilog.; acide phospborique, 105 kilog.; potasse, 314 kilog.

« A l'état sec, la consoude contient des proportions d'azote, d'acide phospborique et de potasse qui se rapprochent beaucoup de celles qui existent dans un même poids de plantes légumineuses. Elle s'en distingue par la présence d'une quantité de soude relativement élevée; la richesse des cendres en soude est à peu près la moitié de la richesse en potasse.

« 4« La consoude constitue un fourrage vert très aqueux ; 100,000 kilog. de cette plante contiennent à peu près cutant de matières sèches que 56,000 kilog. de trèfle vert.

« A l'état sec, elle contient à peu près la même proportion de principes azoté» et de matières grasses que le trèfle. Elle est un peu plus riche en principes extractifs non azotés.

« La consoude n'est pas recherchée par le bétail à l'égal du trèfle vert. Tandisqu'une vache laitière, à laquelle on donne de la consoude à discrétion en mêmetemps que du foin, continue à consommer une certaine quantité de fourrage sec, . elle abandonne le foin dans les mêmes conditions pour ne manger que du trèfle.

« 5° Le poids de consoude récolté dans nos essais contenait le même poids dematières nutritives utilisables que la récolte de trèfle obtenue sur une égale étenduedu même terrain.

« 6" Une vache laitière à laquelle on présentait la consoude à discrétion, a consommé, en moyenne, par jour 12 kilog. de ce fourrage et un demi kilog. defoin par 100 kilog. de poids vif. La vache, du poids de 396 kilog., produisait par jour 8 kil. 950 de lait contenant 321 gr. 32 de matière grasse.

« Un kilog. de consoude à l'état vert contient :

gr-

Eau 894,38

Matières azotées 17 ,14

Matières grasses 3,61

Matières saccharifiables 25 , 1 3 j^^q ^^

« La consoude ne paraît pas avoir d'influence bien marquée, soit en bien, soit en mal, sur la qualité du lait et sur les quantités produites. Pendant l'alimentation à la consoude, la quantité totale de beurre produite a été plus faible que pendant l'alimentation au trèfle vert. Mais la différence en moins n'a été que 4 pour 100 de la quantité totale et le poids de lait obtenu par kilog. de matière nutritive consommée a été plus élevé que pendant la période où l'animal mangeait à discrétion du trèfle vert. Gr. Lechartier.

On doit savoir gré à M. Lechartier des renseignements qui découlent de ses recherches scientifiques et agricoles. La consoude est une plante fourragère qu'on a parfois préconisée à l'excès; on ne doit pas la rejeter, mais la prendre pour ce qu'elle vaut, c'est-à-dire une plante qui, dans

gr. Matières extractives non azotées 31.38

Ligneux 14 . ôti

Cendres 13.70

les sols frais et bien fumés, peut rendre des services signalés aux petits cultivateurs.

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