‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 559 sur 691 · CONCOURS DE LA. SOCIÉTÉ HIPPIQUE PERCHREONNE · texte numérisé non relu

CONCOURS DE LA. SOCIÉTÉ HIPPIQUE PERCHREONNE

ont paru à plusieurs concours successivement et qui ont maintenant six et sept ans, n'ont pu être jugés dignes d'être récompensés par le

Seul, un cheval appelé Numéro, et figurant au Stud-Book sous le n° 18,789, qui a obtenu le premier prix, des étalons de 4 ans et au-dessus, avait conservé quelques lignes de la race percheronne au milieu du développement musculaire et lymphatique exagéré que présentent tous ces chevaux, aussi bien les vieux que les jeunes. M. le Ministre de l'agriculture l'a acheté pour l'Administration des haras, ainsi que Capvcin, quatrième prix des chevaux de 3 ans.

En présence de cet encouragement de l'Etat, il faut espérer que les éleveurs comprendront leurs intérêts et qu'ils reviendront aux bons chevaux aux allures ^ives, même avec de fortes charges. Le premier prix des chevaux de 2 ans est une indication dans ce sens; Endormi, n° 37,962, est un magnifique poulain, agréable à voir et possédant tout le cachet de la race percheronne.

Quant aux juments, nous répétons ce que nous avons dit les années précédentes, c'est-à-dire que ce sont elles qui ont eu le moins à souffrir des changements qui ont été imposés à la race percheronne.

Aujourd'hui que la neuvième année des concours de la Société hippique percheronne vient de se terminer, nous pouvons juger si ces changements, qui ont même été qualifiés d'améliorations, ont donné au point de vue zootechnique et scientifique les résultats si avantageux qu'on a obtenus commercialement.

Nous ne le croyons pas, et c'est avec la plus vive satisfaction que nous avons constaté que la race percheronne, qui a subi déjà tant de transformations, devait maintenant reprendre sa place comme cheval de trait capable de tirer au trot les plus lourdes charges. Les Américains eux-mêmes ont compris tous les avantages qu'il y avait à garder à ce cheval ses qualités maîtresses, la vitesse et l'endurance.

Nous avons vu à regret qu'un certain nombre de chevaux amenés à la Ferté-Bernard ont subi une préparation jà l'engraissement comme le faisaient anciennement les éleveurs pour les foires. Dans ces conditions les muscles n'ont plus cette apparence de force qu'on constate chez le cheval qui ne cesse de travailler, c'est regrettable de voir ainsi préparer des animaux qui sont destinés à devenir des reproducteurs. Il y aurait donc lieu de faire comprendre aux éleveurs q ue ces pratiques anciennes qui étaient si funestes aux acheteurs des chevaux de travail, doivent aussi et surtout être abandonnées pour les reproducteurs. 11 y aurait un moyen de les y amener promptement, ce serait d'exiger dans les concours de chevaux de trait, comme en Allemagne, des épreuves de traction, afin de se rendre compte de la capacité de travail des animaux.

Un mot encore à propos du stud-book percheron, qui, vous le savez, a donné lieu à des discussions assez sérieuses à la Société des agriculteurs de France. Il est facile aujourd'hui de voir qui avait raison dans celte discussion, qui a eu pour contre-coup à un moment donné (le porter une confusion inexprimable dans la désignation des races de trait de l'autre côté de l'Atlantique.

Nous avons rapproché les catalogues des neuf années des concours

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