‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 57 sur 691 · II. — Marché du bétail sur pied · texte numérisé non relu

II. — Marché du bétail sur pied

Cours des commissionDauee Poids Cours officiels en bestiaui.

Animaux gênerai 1" 2* 3* Prix 1" ï* 3* Prix

amenés. Invendus, kil. quai. quai. qua!. extrêmes. quai. quai. quai, extrêmes.

Bœufs 2,26i -ils 346 Î.54 1.38 1.18 99 1.60 1.52 1.36 1.16 88 1.88

Vaches 4il 165 240 1.48 1.24 90 80 1.52 1.46 1.22 88 78 1.50

Taureaux... 173 16 398 1.22 1.14 90 84 1.28 1.20 1.12 88 82 1.26

Veaux 1,289 160 80 2.06 1.90 1.78 1.10 2.24 » » » » »

Moutons 11,218 450 15 1.94 1.80 1.60 1.40 2.00 » » » » »

Porcs gras.. 4,i36 19 77 1.42 1.38 1.36 1.20 1.44 » » » » »

— maigres. .» » » »»»»» »»»»»

Vente lente sur le gros bétail, calme sur les veaux, moyenne sur les moutons et les porcs.

BOITE AUX LETTRES

G., à R. {Seine-et-Marne). — Vous faction, non plus qu'à ceux qui désire-

désirez que l'on vous renseigne sur les prochaines foires de bœufs de travail, les meilleures comme pays et comme bœufs. Nous regrettons de ne pouvoir donner satisfaction à cette demande :

pour indiquer, ici, les foires de toutes les parties de la France, il faudrait y consacrer beaucoup de place, et encore n'arriverait-on pas à vous donner satis-

raient des renseignements analogues.

Dans votre région, on emploie surtout comme animaux de travail, soit les bœufs blancs du centre de la France, soit les bœufs comtois, soit même les bœufs rouges de Salers. Pour les premiers, c'est surtout dans les foires de Saôneet-Loire, de l'Allier, du Cher et de la Nièvre qu'on les rencontre; pour les

BMTK AUX LETTRES.

seconds, c'est dans le Jura et le iJoubs; pour les derniers, c'est dans le Cantal. C'est dans les annuaires administratifs de ces départements que vous pourrez trouver la liste que vous désirez.

L., à D. {Vosges). — La réponse à votre première question relative à une propriété d'eau d'arrosage paraîtra prochainement dans le Joinnal. — Vous destinez une terre argilo-calcaire de bonnequalité, que vous nivelez progrès sivement, à porter une prairie. Vous préparez le terrain, et vous vous proposez delà soumettre à l'assolement suivant :

1" jachère avec forte fumure au fum'or de ferme; 2° blé; 3" jachère fumée comme la première année ; 4" avoine et nivellement complet avec semences de toin, eu appliquant un engrais fortement azoté.

L'assolement, que vousvousproposezd'adopter nepeut pas avoir d'inconvénient; au contraire, la jachère cultivée ne peut être que d'une très grande utilité pour détruire les mauvaises herbes avant de semer les graines fourragères ; mais on ne saurait vous consulter d'employer d'engrais azoté au moment du .'•emis de ces graines. Le sol ayant reçu deux bonnes fumures au fumier de ferme conserve une réserve suffisante de matières azotées; on vous conseillerait plutôt, puisque le chaulageparjiît inutile dans une terre argilo-calcaire, d'avoir recours alorsàdesphosphates qui seront favorablesà la pousse des légumineuses dans la prairie. — -Vous avez une source qui donne 800 litres à la minute, et à 200 mètres de cettesonrce, vous avez une chute de 6 mètres; vous demandez quelle force vous pouvez obtenir avec ce débit. La force de la chute en chcvaux-vaneur est égale au débit par seconde^ multiplié par la hauteur de chute, et divisé par 75. Ce calcul appliqué à ce cas vous donne une force brute disponible de un cheval-vapeur. Dans de semblables conditions, il ne paraît pas possible de l'utiliser comme force motrice, car l'appareil moteur absorberait de 30 à 35 pour 100 de la force brute, et il ne resterait qu'une trop faible force disponible.

H. J., à 0. [Algérie). — Vous avez employé, sans résultats appréciables, jusqu'ici, plusieurs formules d'engrais dans une vigne située sur une terre végétale peu épaisse, reposant sur un tuf à peu près iriable, où les herbes poussent très dru, au point que vous ne

pouvez que difficilement en être maître L'analyse du sol prouve d'ailleurs qu'il est pauvre en acide phosphorique et en azote. Vous demandez quels essais on pourrait vous conseiller. L'insuccès dont vous vous plaignez peut provenir de diverses causes : ou bien, vous aurez employé une trop faible dose d'engrais, ou bien vous l'aurez appliquée trop tardivement. Il est probable que vous vous trouverez bien de l'emploi d'un mélange de 200 kilog. de nitrate de soude, de 400 kilog. de superphosphate (à 15 pour 100) et de 150 kilog. de chlorure de potassium. Il convient d'employer cet engrais, qui est celui adopté pour un grand nombre des m- illeurs viticulteurs de la région méridionale, à la fin de l'hiver après le premier labour des vignes. On le répartit au pied des souches, dans de petites cuvettes, en divisant la masse totale à employer par hectare, proportionnellement au nombre des souches.

G. C, à P. {Aisjie). — Vous avez un tonneau en fer qui a servi au transport de flegmes de distillerie, et que vous voulez transformer en tonneau à purin ; vous demandez quelle est la meilleure peinture à employer pour le rendre inoxydable. On a recommandé divers procédés pour garantir le fer contre l'oxydation ; mais ils n'ont qu'une durée plus ou moins limitée. Un de ces meilleurs enduits est préparé en recouvrant le fer d'une solution à chaud de soufre dans l'essence de térébenthine; après l'évaporation de l'essence, le soufre reste en couche mince sur la surface du métal à laquelle il s'unit intimement sous l'action de la flamme d'une lampe à alcool; on obtient ainsi un vernis noir, solide. — Un autre pro cédé consiste à peindre le fer avec une couche de minium, recouverte d'une couche de peinture siccative. — Mais ces procédés s'emploient assez difficilement à l'intérieur d'un fût.

M. V., à M. {Allier); R., à Paris.

— Vous trouverez les réponses à vos questions dans l'article de ce numéro même, qui est consacré aux questions de droit l'ural.

Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture^ 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.

Le Gérant : A. Bouché.

CHRONIQUE AGRICOLE m janvier 1893).

Les semailles d'automne et les rigueurs de l'hiver. — Publication par le Ministère de ragriculture des documents sur l'étendue et l'état des semailles au 15 d cembre. — Analyse des renseignements fourni> à ce sujet pour le b é et pour l'orge. — Etal des autres cultures d'hiver. — Les concours régionaux en 1893. — Note publiée à ce sujet par le Ministère de l'agricullure. — Départements dans lesquels auront lieu les concours de prix culturaux et de la prime d'honneur en 1894. — Nominations dans le personnel du cnbinet du Ministre de l'agriculture. — L'émission des billets de la Banque de France. — Aveux des économistes à retenir. — Les résultats de la production séricicole en 1892. — Diminution du grainage. — L'exportation des graines de vers à soie. — Rapport de .M. Dauguil au Conseil général de Constantine sur la reconstitution des vignobles. — Conclusions de ce rapport. — Note de M. de Mcly sur le traitement des vignes. — Recherches de M. Dehérain sur l'appauvrissement des terres par l'écoulement des cau.x de drainage. ~ Nouvelles recherches à ce sujet. — La fièvre aphteuse en France. — Extrait du Bulletin des épizooties. — Concours spécial de la raie normande a 8aint- Lô. — L'effectif de l'Ecole nalionale d'agriculture deOrignon au 1"' janvier JH9o. — Réunion de l'association di^s anciens élèves de celte école. — Le prochain concours de Nevers. — Session de la Société des agriculteurs de France. — Nécrologie. — Mort de M. Midelet. — L'abaissement de la température et les elTets du froid.

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