VI. — Vins. — Spiritueux. — Vinaigres. — Cidres
Vins. — Les transactions sont toujours assez suivies dans le Midi ; les prix sont fermes dans le vignoble de l'Hérault; ces beaux vins de 10 degrés et demi ne se trouvent plus qu'à la revente, dan'* les prix de 2 fr. 20 à 2 fr. 30 le degré par hectolitre. Dans le Gard, on cote : Aramon l'"" choix, 16 à 18 fr. l'hectolitre; 2* choix, 12 à 14 fr.; vins gris ou rosés, 18 à 20 fr.; blancs Aramons, 20 à 22 fr. à la propriété. Dans le Bordelais, les chais paysans et artisans rouges de 1892 se vendent de 300 à 400 fr. le tonneau; les blancs de 300 à 360 fr.; on signale une vente sur pied qui s'est faite dans les pâlies à 50 fr. la barrique. — Dans le Nan-
tais, les cours des bons muscadets restent fixés au vignoble de 125 à 130 fr.; les 230 litres, tant en vieux qu'eu nouveaux; les gros plants ordinaires sont très offerts et délaissés; les qualités de choix obtiennent difficilement 65 fr. la pièce. — Dans les côtes du Rhône, les vins de 1892 sont cotés : hermitage, 300 à 320 fr. les 200 litres; Cornas, 200 à 210 fr.; vins de coteaux 1" choix, 100 à 125 fr.; bons ordinaires de plaine, 70 à 100 fr. — Les affaires sont calmes en Beaujolais et dans les Gharentes. Le vin blanc nouveau de l'île de Ré vaut 200 fr. le tonneau, le vieux, 180 à 190 fr.; le rouge nouveau, 240 fr. — Les vins d'Auvergne supérieurs sont rares et recherchés au prix de 4 fr. 75 à 5 fr. 50 le pot de 15 litres. — La vigne offre une belle apparence en Algérie et promet toute abondance.
Spiritueux, — Le marché de Paris est lourd avec peu d'affaires. On cotait le 30 mai : trois-six disponible, 45 fr. 75 l'hectolitre; juin-juillet, 46 fr. 25 à 46 fr. 75; quatre derniers mois, 42 fr. 75 à 43 fr. 25. — À Lille, l'alcool de mélasse disponible, 45 fr. 50 à 45 fr. 75. — Dans les Gharentes, les inventaires sont commencés et les affaires peu actives. — En Armagnac, les acquéreurs s'abstiennent à cause des hauts prix. En Auvergne, on offre les eaux-de-vie de vin à 150 fr. l'hectolitre; les marcs nature de 90 à 95 fr.; les autres qualités, de 70 à 75 fr.
Soiffres et sulfates. — En hausse à Bordeaux. Le soufre trituré est tenu à 16 fr. les 100 kilog.; le sublimé, à 19 fr.; le sulfate de cuivre, de 49 à 50 fr.
Vil. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Houblons.
Sucres. — Les cours ont baissé depuis la semaine dernière à la Bourse de Paris; on cotait le 30 mai : sucres roux, 88 degrés, 49 fr. les 100 kilog., blancs, n» 3 disponibles et livrables juin, 49 fr. 75 à 50 fr.; juillet-août, 50 fr. 25; quatre mois d'octobre, 41 fr. 25 à 41 fr. 50. — Les raffinés valent 119 à 120 fr. les 100 kilog. pour la consommation, et 52 fr. 50 pour l'exportation. — Le marché de Valenciennes est toujours sans affaires. — A Lille, le sucre roux disponible est coté 48 fr. 25 les 100 kilog.; le raffiné, 125 fr. — A Péronne, le blanc n° 3 disponible vaut 51 fr. 50; à livrer sur la campagne prochaine, 41 fr. 50 à 41 fr. 62; le roux disponible, 48 fr. 75; à livrer, 39 fr. 50.
Fécules. — La demande reste active avec peu d'offres ; les cours restent avec tendance à la hausse. Les fécules secondes sont recherchées au prix de 19 à 25 fr. les 100 kilog.
Houblons. — La situation reste ferme sur tous les marchés. Les houblons de Bourgogne sont toujours bien demandés. En Belgique, le houblon d'Alost, 1891, vaut 82 à 85 fr. les 50 kilog.; celui de Popirenghe, 90 à 100 fr.; les achats sur la prochaine campagne sont peu actifs aux prix de 70 fr. à 72 fr. 50.