MOYEN DE COMBATTRE L'ÉRINOSE DE LA VIGNE
ments ont été bien faits dans une campagne, il est rare que l'année suivante il y ait encore de nouvelles taches.
La Phytoptose du poirier est aussi une affection, qui, depuis quelques années, devient très nuisible, en occasionnant, lorsque les taches sont nombreuses, la chute des feuilles en plein été. Elle est due aussi à un acarien microscopique : le Phytoptus piri décrit par le docteur H. Jolicœur dans son opuscule :Les cryptogames et les insectes nuisibles aux poiriers.
Comme pour l'Erinose de la vigne, elle se montre au début de la végétation : les feuilles apparaissent avec de petites taches, rosées par dessus, mais cette coloration rose ne persiste pas longtemps ; ces taches deviennent verdâtres et visibles seulement par î'épaissisement du parenchyme de la feuille et par une teinte légèrement différente ; plus tard ces taches {cécidies) noircissent, et si elles sont nombreuses la feuille tombe. Il n'y a pas de feutre blanc au revers de la tache comme dans l'Erinose de la vigne. Dans le cours de l'été, un peu avant que les taches noircissent, si on laisse un peu sécher la feuille tachée, on peut reconnaître que chaque tache, au revers de la feuille, présente des animalcules en grand nombre, que la dessiccation a fait sortir de leurs cécidies. Ils ne sont visibles seulement qu'avec une forte loupe.
Les solutions de sulfate de cuivre, de sulfate de fer, ne semblent avoir aucune action sur ces insectes. Mais la Heur du soufre, ou le soufre précipité Schlœsing paraît donner d'assez bons résultats.
Toutefois mes expériences n'ont pas encore été assez poursuivies pour me permettre d'être aussi affirmatif que pour le traitement de l'Erinose de la vigne. Je constate cependant qu'une partie de mes espaliers ayant été soufré deux fois depuis le départ de la végétation ne présente que très peu de Phytoptes, tandis que sur les parties non traitées les taches sont nombreuses. G.-D. Huet,
Jardinier-chef à Boult-sur-Suippe (Marne).