IV. — Graines fourragères. — Fourrages
Graines fourrages — Le temps plus sec a de nouveau suspendu les transactions des graines fines ; la demande ne porte que sur les maïs, les vesces et les pois. On cote : trèfle violet vieux, 100 à 160 fr. les 100 kilog.; nouveau, 190 à 225 fr.; blanc et hybride, 185 à 225 fr.; jaune, 120 à 140 fr.; luzerne de Provence, 150 à 185 fr.; de Poitou, 125 à 155 fr.; ray-grass d'Italie, 60 à 68 fr.; anglais, 58 à 62 fr.; minette, 55 à 85 fr.; sainfoin simple, 40 à 46 fr.; double, 50 à 56 fr. ; maïs jaune, 20 à 22 fr.; blanc, 26 fr.; vesce de printemps, 27 à 30 fr.
Fourrages, — Au dernier marché de la Chapelle la luzerne nouvelle se vendait 70 à 76 fr. les 100 bottes; le sainfoin nouveau, 78 fr. et la minette, 79 fr. Les prix des vieux fourrages ont été maintenus comme suit : foin et luzerne, 90 à 105 fr. les 100 bottes de 5 kilog.; regain, 80 à 98 fr.; sainfoin, 85 à 98 fr.; paille de blé, 52 à 61 fr.; de seigle, 43 à 56 fr.; d'avoine, 42 à 48 fr. — A la vente en gare sur wagon, les offres sont très restreintes; on cote par 520 kilog. : foin et luzerne, 80 à 88 fr.; paille de blé, 45 à 47 fr.; de seigle, 38 à 43 fr.; d'avoine, 35 à 48 fr. — Les foins pressés en bottes de premier choix se paient 17 fr. à 17 fr. 50 les 100 kilog. nets. Au Havre, les foins pressés de Norwège valent 15 à 16 fr.; ceux d'Amérique, 14 à 15 fr.; les trèfles, 14 à 15 fr. A Bordeaux, les foins se vendent 17 fr. — Dans les pays de production, les prix sont toujours en hausse. On cote aux 520 kil. : Nancy, foin, 90 à 128 fr.; luzerne et trèfle, 75 à 85 fr.; regain, 80 à 90 fr.; paille de blé, 68 à 70 fr.; de seigle, 90 fr.; d'avoine, 54 à 60 fr.; Beauvais, foin, 79 à 85 fr.; luzerne, 80 à 90 fr.; trèfle, 78 à 82 fr.; paille, 41 à 49 fr.; Bar-sur-Seine, foin, 110 à 120 fr.; paille, 60 à 70 fr.; La Fère, foin, 80 à 90 fr.; luzerne, 70 à 80 fr.; paille, 45 à 50 fr.; Provins, foin, 90 à 100 fr.; paille, 45 à 50 fr.; Quimper, foin, 60 à 80 fr.; paille, 25à35fr.; Rennes, foin, 72 à 75 fr.; paille, 43 à48fr.; Vierzon, foin, 90 à 100 fr.; paille, 45 à 50 fr.; Moulins, foin, 100 à 110 fr.; paille, 40 à 45 fr.; Dijon, foin, 110 à 115 fr.; paille, 60 à 70 fr.; — au quintal: Orléans, foin, 20 à 22 fr.; luzerne, 18 à 20 fr.; paille, 10 à 10 fr. 50; Blois, foin, 20 à 28 fr.; luzerne et trèfle, 17 à 18 fr.; paille, 9 fr. à 10 fr. 80; Bar-le-Duc, foin, 21 à 24 fr.; paille, 9 à 11 fr.; Sens, foin, 16 à 17 fr.; luzerne, 15 à 16 fr.; paille, 8 fr. à 8 fr. 50; Nevers, foin, 20 fr.; paille, 10 fr.; Rodez, foin, 12 à 13 fr.; paille, 8 à 9 fr. ; Toulouse, foin, 13 à 15 fr.; paille, 5 fr. 50 à 6 fr. 50.
Y. — Fruits. — Légumes — Pommes de terre. Fruits frais. — Les pêches de Perpignan ont paru à la halle au prix de 2 à 4 fr. la caisse et 140 à 160 fr. les 100 kilog. Les abricots d'Espagne se terminent; ceux de France commencent; on cote les abricots d"Espagne, 90 fr. les 100 kil. et pour les autres fruits : amandes du Midi, 80 à 90 fr. ; prunes d'Afrique, 80 fr.; abricots de Lyon, 60 à 100 fr.; cerises de Paris, 20 à 25 fr.; de Valence, 30 fr.; de Bourgogne, 25à35 fr.; Reine Hortensc, 90 fr.; de SoUiès-Pont, 60 à 100 fr.; bigarreaux, 50 à 90 fr.; guignes noires de Châtellerault, 20 à 25 fr.; blanches, 18 à 20 fr.; fraises d'Hyères, 1 à 2 fr. la corbeille; de Paris, 20 fr. les 100 kilog. Légumes frais. — H y a abondance de haricots verts du Midi à la halle ; ceux du Centre et de l'Ouest ne vont pas tarder à paraître.. On cote : haricots verts d'Aramon et de Marseille, 50 fr. les 100 kilog.; d'Hyères et de Barbentane, fins, 90 à 110 fr.; moyens, 70 à 80 fr.; gros, 40 à 50 fr.; pois verts, 40 à 45 fr.;
tomates de Marseille, 100 à 110 fr.; d'Avignon, 90 à 100 fr.; asperges de Bourgogne, 7 à 11 fr. les 12 bottes; de Blois, 5 à 11 fr.; choux, 5 à 16 ir. le cent; choux-fleurs, 30 à 35 fr.; artichauts de Bretagne, 16 fr.; d'Hyères, 7 à 12 fr.; de Gavaillon, 12 fr.; carottes, 20 à 50 fr. les 100 bottes; navets, 20 à 40 fr.; poireaux, 40 à 60 fr. ; cresson, 1 fr. 50 à 13 fr. le panier de 20 douzaines.
Pommes de terre. — ■ Les nouvelles longues de toutes provenances valent 15 fr. les 100 kilog.; les rondes, 12 à 15 fr.; les vieilles se vendent 5 à 8 fr.
VI. — Vins. — Spiritueux. — Vinaigres. — Cidres. Vi7is. — Les apparences de la récolte future sont toujours très belles, malgré quelques gelées qui ont fait des dégâts heureusement restreints. Quant aux affaires, elles conservent un bon courant dans le Midi, surtout pour les bons vins qui sont recherchés et rares chez le producteur. Les prix varient de 13 à 17 fr., pour les vins rouges, les blancs se payent facilement de 20 à 22 fr.; ceux de distillerie, 0 fr. 90 à 1 fr. le degré. — En Armagnac, les bonnes qualités de vins i)lancs de 1892, se payent 5 fr. 50 le degré par 228 litres pris à la propriété. — Dans le Bordelais, renchérissement de la futaille donne des facilités aux acheteurs sur souches qui ont des fûts disponibles; il s'est traité d'assez importantes affaires en ce genre à 200 fr. le tonneau, sans logement. Les vins de 1892, encore nombreux au vignoble, donnent lieu à un courant d'achats un peu plus régulier; aux cours de 300 à 400 fr. le tonneau logé. — Dans le Nantais, les prix des muscadets vieux se maintiennent plutôt nominaux de 125 à 130 fr. la barrique de 230 litres pour les qualités de choix; les nouveaux en premier choix valent de 120 à 125 fr. logés en fùls neufs.
septem ,
46 fr. pour la livraison de ce jour à août prochain et 41 à 42 fr. pour les quatre dernières mois. — Les prix sont faiblement tenus sur les marchés du Midi. A Bordeaux, le trois-six Nord est coté 52 fr. en disponible, et 47 fr. pour les époques éloignées à partir de septembre. A Cette, les esprits bon goiàt valent de 105 à 110 fr.; le trois-six Nord, 48 fr.; l'eau-de-vie de marc, 90 fr. — A Aigrefeuille (Charente), on cote les eaux-de vie de 1892, 225 à 240 fr. l'hectolitre; les vieilles, 245 à 325 fr.i à Ars (Ile de Ré), les Ré 1892 se tiennent à 215 fr.; les Oléron, à 190 fr. — Les eaux-de-vie de marc nature sont en hausse à Issoire, au prix de 90 à 100 fr. l'hectolitre à 51 degrés.
Matières tartriques. — Les transactions sont plus actives à Bordeaux ; on cote lie sèche, 1 fr. 05 le degré; cristaux d'alambic, 1 fr. 20; lie, 20 à 25 pour 100 acidité totale, 1 fr. 32; cristaux 90 pour 100 1 fr. 45; tartre brut, 1 fr. 25 crème de tartre, 170 à 175 fr. les 100 kilog.; acide tartrique, 245 fr. VII. Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Houblons. Sucres. — Le marché des sucres s'est sensiblement relevé à Paris depuis la semaine dernière. A la Bourse du 6 juin, on cotait : sucres roux, 88 degrés, 49 fr. 50 à 49 fr. 75 les 100 kilog. , blancs, n" 3 disponibles, 52 fr. 75 à 53 fr.; juillet et août, 53 fr. 25 à 53 fr. 50; quatre mois d.'octohre, 48 fr. à 43 fr. 25. Par suite de cette fermeté, la raffinerie a relevé ses prix de 50 centimes, et a porté les sucres raffinés en pains pour la consommation à 119 fr. 50 et 120 fr. les 100 kilog.; pour l'exportation à 53 fr. — Au marché de Valenciennes, les cours sont fermes avec demande pour les sucres roux de 47 fr. 75 à 48 fr.; mais la marchandise fait défaut. — A Lille, la cote commerciale du sucre roux est de 48 fr. les 100 kilog. — Les sucres roux de la nouvelle campagne à livrer sur les 3 mois d'octobre, sont demandés de 39 fr. à 39 fr. 25; mais les acheteurs refusent la vente.
Fécules. — Demande régulière avec prix en hausse comme suit : fécules première grains Paris 28 à 29 fr. les 100 kilog.; Auvergne, 28 fr.; Oise, Vosges et Loire, 27 à 28 fr.; fécule blutée choix, 28 à 29 fr. suivant provenance ; fécule seconde, 19 à 26 fr. t. i • i
Houblons. — Tous les marchés houblonniers sont fermes. En Belgique les perspectives de la récolte restent favorables; les houblons d'Alost se vendent 90 fr. les 50 kilog.; pour les 1892. On offre sans succès 82 fr. à 82 fr. 50 pour ceux de 1893.