II. — Marché du bétail sur pied
s* quai, fr.
qualité
Animaui amenés. Invendus.
Bœufs 2,729 616
Vaches 1,412 296
Taureaux... 285 80
Veaux 2,160 779
Moutons.... 18,178 3,208
Porcs gras,. 6,334 319
— maigres, .s »
Vente mauvaise.
Cours des
commissionoaires
moyen général
Ce 2*
)ur8 ofGciels
en
bestiaux
3* Prix
Prix
kil.
quai.
quai.
quai, extrêmes.
quai, quai
''usl.
extrêmes.
BOITE AUX LETTRES
jL., à D. {Oise). — Voici les conditions pour les examens d'admission, cette année, aux écoles nationales d'agriculture. Il y aura, contrairement à ce qui s'est passé en 1892, deux séries d'épreuves, les épreuves écrites et les épreuves orales. Les épreuves écrites, consistent en compositions de français, de mathématiques, de physique et chimie, de sciences naturelles, auront lieu les 3 et 4 juillet dans les villes suivantes : Paris, Amiens, Bordeaux, Gler-
mont-Ferrand, Dijon, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Rennes.
Toulouse, Tours et Alger. Quand aux épreuves orales, elles auront lieu, pour les candidats reconnus admissibles et à une date qui leur sera indiquée, dans une des quatre villes suivantes, à leur choix : Paris, Angers, Toulouse et Lyon. Les demandes d'admission des candidats doivent parvenir sans retard au Ministère de l'agriculture, à Paris.
B. B. (Saône-et-Loire). — Vous
BOITE AUX LETTRES
avez une certaine quantité de sciure de Lois, et vous voulez l'utiliser comme litière, en raison de la pénurie de paille. Les sciures ont un pouvoir absorbant plus élevé que celui de la paille, et elles donnent une couche excellente aux animaux. Celles que Ton peut utiliser sans aucune crainte, ni pour les animaux, ni pour les terres, sont celles de sapin, de pin, d'épicéa, de châtaigner, de peuplier; mais les sciures de chêne ou de hêtre donnent de mauvais résultats. Pour la litière d'un cheval ou d'un bœuf, il convient de mettre d'abord environ 10 kilog. de sciures, qui font environ 1 hectolitre, et donnent une couche de 20 à 25 centimètres d'épaisseur ; on en enlève chaque jour une petite couche, avec les excréments des animaux; on la remplace par une quantité de 2 kilog. de sciure. Au bout d'un certain temps, la litière, saturée de liquide, tend à s'échauffer; il convient alors de la remplacer, ou mieux de la remplacer quand ou prévoit que ce moment va arriver. L'expérience faite à diverses reprises dans ces conditions a toujours donné des bons résultats, tant pour la santé des animaux que pour la qualité du fumier qui en provient. La composition des sciures, au point de vue de la richesse en princij)es utiles, est la même que celle des bois dont elles proviennent. Le fumier de sciure est toujours plus compact que celui de paille.
Z>'' P., à V. (Aveyron). — Voici la détermination des plantes dont vous nous avez envoyé des échantillons, — Le n° 1 est le Phalaris roseau [Plialaris Arundinacea); c'est une grammée vivace, à souche traçante, à feuilles longues et rudes, qui est assez commune dans les marais. Le bétail mange assez volontiers celte plante quand elle est jeune et peu développée; mais elle donne un foin grossier ; elle diminue la valeur des foins dans lesquels elle entre en gr-mde proportion. — Le n" 2 est le Mélilot jaune officinal [Melilotits of/icinalis); c'est une légumineuse qui communique au foin un parfum agréable; elle n'est pas sans valeur comme plante fourragère, mais elle donne un produit assez médiocre en quantité; et sous ce rapport elle est notablement inférieure à l'espèce suivante. — Le n" 3 est le Mélilot blanc de Sibérie (Melilotiis albv,!^): c'est une
légumineuse dont la valeur fourragère est appréciée depuis longtemps; mais elle présente un inconvénient, c'est que les tiges deviennent, après le développement des fleurs, si dures, que le bétail refuse de les manger; dans plusieurs circonstances, on en a fait des cultures dans les terrains légers et frais, et on en a obtenu d'excellents résultats ; on pratique la première coupe de bonne heure, avant le développement des fleurs, et on peut en faire ensuite une seconde coupe. — Le n" 4 est une espèce de luzerne sauvage, la Luzerne rustique [Medicago falcato-sativa] ; c'est une luzerne indigène en France, dont la culture a été conseillée à diverses reprises, parce qu'elle pousse avec vigueur, mais on lui reproche de ne donner, après fanage, qu'un fourrage médiocre, à cause de la dureté de ses tiges; c'est pour cette raison qu'on lui préfère la luzerne cultivée, quoi qu'elle puisse venir avec force dans les sols secs et pierreux.
//. M., à Saint-L. {Charente-Inférieure). — Vous dites que, dans votre commune, le Conseil municipal a pris une délibération pour suspendre momentanément, en raison de la sécheresse, le droit de vaine pâture sur les prairies où elle est exercée de temps immémorial. Voici la réponse à vos questions. l"Le Conseil municipal est, à cet égard, dans son droit, car desarrêts de la Cour de cassation ont décidé que les terrains où se pratique la vaine pâture sont soumis, pour l'exercice du pâturage, à la réglementation municipale (voir le Journal du 3 septembre 1890, page 438). 2" La suppression totale et continue du parcours peut-elle être obtenue? Aux termes de ia loi du 22 juin 1890, modifiant l'art. 12 de la loi du 9 juillet 1889, un propriétaire peut s'affranchir de la vaine pâture, soit moyennant une indemnité fixée à dire d'experts, soit par voie de cantonnement.
3° Le Conseil municipal a le droit de limiter la durée du parcours ; c'est ce qui résulte de la réponse à la première de vos questions.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture^ 2, carrefour de la Croix-Rouerë, à Paris.
Le Gérant : A. Bouche.
CHRONIQUE AGRICOLE (i7 juin 1893).
Ouverture du Congrès viticole de Montpellier. — Situation agricole dans le Midi. — Récolte du blé. — Espérances que donne la vigne. — Promesses que donnent les éducations de versa soie. — Dépréciation du bétail par suite du manque de fourrage. — Conseils donnés par les professeurs d'agriculture pour combattre la pénurie des fourrages. — Proposition de loi présentée par M. d'.\bbans tendant à suspendre temporairement les droits sur l'importation du maïs destiné à l'alimentation du bétail. — Surveillance à établir pour éviter la fraude. — Organisation de l'Association de l'industrie et de l'agricullure française. — Adhésion d^s associations agricoles. — Vœux émis dans les concours régionaux sur le maintien du nombre des concours régionaux. — Vœux concernant l'organisation des concours spéciaux de bétail. — Décorations dans l'ordre du Mérite agricole au sujet des concours d'Arras et de Besançon et de l'exposition de la Société nationale d'horticulture. — Concours ouverts pour l'admissibilité à l'emploi de professeur d'agriculture. — Date de l'examen pour l'admission à l'Ecole d'agriculture de Beaune. — Publication de l'Annuaire pour 1893, de la Société des anciens élèves de Grand- Jouan. — Souscription ouverte par la Société d'agriculture de Caen pour l'érection d'un monument à Isidore Pierre. — Continuation de la discussion au Sénat de la loi sur le régime des boissons. — Changement de la date du concours de la race bazadaise. — Date du concours de la Société d'agriculture de la Sarthe, du concours départemental de la Mayenne, de la Société agricole de la Haute-Loire, du Comice de l'arrondissement de Saintes. — Dates des adjudications faites par les Syndicats de la Mayenne, Charente-Inférieure, Chartres, Gien. — Campagne ouverte par la presse politique contre la réforme douanière. — Etudes sur l'agriculture hollandaise. — Note sur le tanin dans les pommes à cidre, publiée par M. Durel.