‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 643 sur 691 · XVI. — Syndicats agricoles · texte numérisé non relu

XVI. — Syndicats agricoles

Voici les dates des adjudications faites par plusieurs syndicats, qu'on nous prie d'annoncer : Syndicat des agriculteurs de la Mayenne, le 1*' juillet; Syndicat général de la Charente-Inférieure, le 20 juin; Syndicat de l'arrondissement de Chartres (Eure-et-Loir), le 8 juillet Syndicat des agriculteurs de l'arrondissement de Gien (Loiret), le 1" juillet. On peut en connaître les conditions en s'adressant aux présidents de ces associations.

XVII. — Les produits des droits de douane. A roccasion des produits des droits de douane, certains journaux politiques ont repris la campagne de dénigrement contre la réforme douanière. A cette occasion, un agriculteur très distingué, M. Dessaignes, nous transmet la note suivante :

« M. Méline dit avec raison que presque toute la presse parisienne est hostile aux nouveaux tarifs de douane.

« Le Figaro se met encore à dire, comme M. Leroy-Beaulieu, que voilà 11 millions de déficit dans les douanes imputable au protectionnisme.

« Celte diminution a-t-elle pour effet, comme une suite naturelle de l'introduction des produits étrangers, une notable augmentation dans le prix des produits du pays? C'est le contraire qui a lieu. La production française satisfait donc complètement aux besoins de la consommation intérieure et à des prix plus bas que jamais.

« On pourrait donc mettre en avant ce raisonnement : si les produits de la douane vont sans cesse en s'abaissant sur les objets de la production agricole française, s'ils venaient à être complètement annulés et que le bon marché de ces objets se maintint, c'est que l'agriculture satisfait à tous les besoins, que son travail en profite au lieu que ce profit aille comme autrefois à l'agriculture étrangère. Où est le mal? »

Il est évident que la conclusion de M. Dessaignes est absolument justifiée. Toutefois, il convient de toujours protester contre l'exagération évidente des évaluations budgétaires adoptées parle Parlement; c'est cette exagération qui donne un aliment à la mauvaise foi de nos adversaires.

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