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TRAITEMENTS CONTRE LE MILDIOU ET L'OÏDIUM

L'application de tous ces traitements ne nécessite pas l'emploi d'appareils spéciaux. Elle demande seulenient, pour produire tout son efYet, que les pulvérisateurs employés répandent les bouillies sous forme d'une pluie aussi fine que possible surtout pour le premier traitement, c'est-à-dire pour le traitement préventif. Enfin cette application doit être faite autant que possible en l'absence du soleil ou tout au moins d'un soleil trop ardent, de préférence le mutin ou le soir.

Les prix de revient sont peu élevés, et ils le sont d'autant moins que les traitements employés sont susceptibles de produire un double effet en combattant le mildiou et l'oïdium.

Le prix de revient du traitement le plus énergique, c'est-à-dire de celui renfermant 1 kil. 500 de sulfate de cuivre, peut être établi comme suit :

Sulfate de cuivre, 1 kilog. 500, 0 fr. 70; carbonate de soude, 0 kil. 500, 0 fr. 10; sulfure de sodium, 1 kilog. 200, 1 fr. 20; soit pour 1 00 litres, 2 fr.

En comptant 300 litres pour traiter un hectare, c'est une dépense maximum de 6 fr. pour chaque application. P. Hoc,

Professeur d'agriculture à Charlieu (Loire).

Séance du 14 juin 1893. — Présidence de M. Tisserand.

M. le Ministre de l'agriculture transmet ampliation du décret approuvant l'élection de M. le marquis de Vogue, comme membre associé national dans la section de grande culture. 11 est donné lecture de ce décret. M. de Vogue qui est présent à la séance prend place parmi ses confrères.

M. Quantin, chimiste du laboratoire agricole d'Orléans, adresse quelques renseignements sur la falsification des graines de trèfle au moyen de sable coloré. Il s'agit des fraudes signalées par la récente circulaire de M. le Ministre de l'agriculture.

M. Baltet, correspondant envoie des feuilles de Polygonum sacchalinense qu'on peut utiliser pour la nourriture de l'espèce bovine. Cette plante est très robuste et drageonne abondamment ; elle pourrait fournir plusieurs coupes. Ses pousses dépassent 3 mètres et fleurissent à la fin de l'été. Il offre d'en envoyer aux écoles d'agriculture pour l'essayer.

M. Heuzé appelle l'attention sur la nécessité de faire des labours profonds. Dans cette année de sécheresse, on constate des différencs considérables entre les terres labourées profondément et celles qui ne l'ont été que superficiellement.

Le Syndicat agricole du pays de Montbéliard demande à la Société de saisir le Parlement d'une demande en diminution du droit d'entrée des denrées destinées à l'alimentation du bétail et particulièrement une diminution importante sur ceux qui frappent actuellement le maïs.

La correspondance imprimée renferme les ouvrages suivants : Sur la terre et par la terre, par M. G. Eugène Simon ; — de l'utilisation pour Valimentation du bétail des résidus provenant des fabriques d'absinthe, par M. Ch. Cornevin.

M. Lavalard rend compte du concours hippique qui vient de se tenir à Arras ; il signale tout spécialement la magnifique collection de race boulonnaise présentée. Nous publierons in extenso cette communication.

M. Le Gler fournit des renseignements sur l'état des récoltes des polders de Bonin (Vendée) ; les blés sont très beaux.

La Société, sur le rapport de la section de sylviculture émet le vœu suivant qui sera transmis au Ministre de l'agriculture :

« La Société nationale d'agriculture de France, après avoir entendu le rapport présenté par la section de sylviculture, émet le vœu que les formalités à remplir pour l'obtention des dégrèvements stipulés en faveur des propriétaires qui effectuent des reboisements par les lois des 3 frimaire an VII et 18 juin 1859, soient fixées par un règlement d'administration publique.

La Société, sur le rapport de sa section d'économie, de statistique et de législation agricoles donne son approbation au rapport de M. de Luçay sur le remplacement de la contribution des portes et fenêtres et protestant contre la manière dont sont traitées dans le projet déposé, les populations rurales.

Il est ensuite procédé à l'élection d'un correspondant dans la section de sylviculture. La section présentait : en première ligne, M. Briot ; en seconde ligne, M. Lamey. M. Briot est élu par 37 voix contre une à M. Lamey. La Société se forme ensuite en comité secret pour préparer sa séance publique annuelle qui aura lieu le mercredi 5 juillet.

Georges Marsais.

REVUE GOMMERGL^LE ET PRIX-GOURANT DES DENRÉES AGRIGOLES

(17 JUIN 1893) I. — Situation générait.

La reprise du temps sec fait accentuer les plantes au sujet de la nouvelle récolte

Î)Our les céréales. Malgré cela, la situation commerciale ne s'améliore pas pour es blés; l'orge et l'avoine tendent encore à la hausse. Les fourrages sont naturellement de plus en plus chers. Rien n'est changé pour les vins ; les sucres et spiritueux sont plus calmes et en légère baisse. Les laines se vendent aujourd'hui moins couramment. Les cocons conservent de hauts prix. Les fruits et légumes ont une bonne vente.

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