L'AGRICULTEUR ET LA MAIN-D'ŒUVRE
Sous le titre qu'on vient de lire, M. Marcel Vacher, secrétaire de la Société d'agriculture de l'Aillier, a publié récemment, dans une intéressante brochure (librairie de G. Masson, à Paris), un mémoire important qui lui a valu un prix agronomique de la Société des agriculteurs de France.
Dans ce travail, il examine la situation de l'ouvrier agricole dans le passé et dans le présent, les causes de diverses natures qui influent sur cette situation, et les procédés qui permettraient de parer à la crise aiguë de la main-d'œuvre. L'agriculteur a beaucoup à faire, suivant lui, pour iOnjurer les effets de cette crise. « Il nous faut essayer ce de rapprocher les partis, dit-il, et, sans attendre que l'ouvrier « vienne à nous, aller à lui, vivre sur nos propriétés, lui donner le bon « exemple, le moraliser, l'assister, l'intéresser [à notre exploitation. » M. Vacher conseille aux agriculteurs de s'intéresser de plus en plus
1. Ceci était écrit avant les chutes abondantes de neige du commencement de celte semaine.