‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 132 sur 737 · XVIII. — Uagriculture algérienne · texte numérisé non relu

XVIII. — Uagriculture algérienne

Aux nombreuses études faites sur les diverses branches de l'agriculture algérienne vient de s'en ajouter une nouvelle qui doit fixer l'attention par l'esprit d'observation qu'on y rencontre. C'est une étude sur l'agriculture dans le Sahara de Constantine, par M. Lucien Marcassin, ingénieur-agronome. La culture des oasis et l'exploitation des troupeaux constituent les deux parties principales de la production dans cette région ; M. Marcassin en analyse les conditions avec beaucoup de soin, et il donne des suggestions sur les améliorations à y apporter. Parmi ces observations, nous citerons une de celles qui se rapportent aux troupeaux de moutons. Après avoir constaté que les mérinos sont assez fréquents dans les troupeaux du sud de Constantine, il ajoute : « Ces mérinos, ou plutôt ces croisements mérinos (car les animaux de race pure ne semblent pas communs ici), s'accommodent très bien de ce climat très sec et résistent également bien aux périodes froides et pluvieuses qu'ils peuvent avoir à supporter durant l'hiver; leur viande ne vaut pas celle des moutons algériens, mais leur laine est plus fine; aussi méritent-ils d'être multipliés parallèlement à ceux-ci. » Voilà un nouveau document qui s'ajoute à ceux qu'on possède déjà sur l'éternel problème du mouton algérien, toujours posé, jamais résolu. Henry Sagnier.

ABANDON d'animaux

Le fait de laisser pacager des animaux sur le terrain d'autrui et sans surveillance constitue la contravention d'abandon d'animaux prévue par les art. 3 et 12, titre II, de la loi du 28 septembre 1791 , prescriptible par un mois(Trib. civ. Blaye, 6 février 1895, la Loi, 7 mai 1895. — Cf. Cass. cr., 11 janvier 1896, Gaz. Trib., 22 janvier 1896).

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