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Uarbarisme nécessaire pour rendre l'idée de Lindblom

voir de percevoir cette taxe, si ce n'est par suite de la stupidité' d'âne des buUs eux-mêmes. Nous ne nous contentons pas de payer du magasinage aux bears de notre pays, mais nous le payons aux bears en Angleterre, France. Argentine^ Inde et Russie qui vendent du court terme ici et n'ont aucune idée de délivrer du blé à Chicago, et 1800 membres du bureau de commerce de Chicago appellent cela des affaires et s'étonnent de voir les bulls tués par degrés et les affaires disparaître. L'étonnant, c'est qu'il y ait encore quelques affaires, aucun autre négoce ne pouvant survivre à de pareilles organisations défectueuses. Le remède est simple. Ce qui est de sens commun pour un homme seul est de sens commun pour plusieurs : payer le magasinage pour le grain qui est en magasin et pas plus. Laissez les propriétaires d'élévateurs remplir leurs docks, délivrer des reçus et les tenir comme des marchandises ou les vendre pour de l'argent comptant et puis percevoir leurs droits de magasinage quand le blé est embarqué. Ceci est le retour aux anciens principes. On ne permettrait pas au propriétaire d'élévateurs, comme maintenant, de rester le maître du blé s'il l'a déjà vendu, parce que cela ne lui appartient pas. D'après les règles du sens commun il ne devrait être qu'un entrepositaire et le blé devrait être gouverné par les bulls qui l'ont acheté, et puisque les acheteurs de l'intérieur trouveraient leur intérêt à embarquer les grains ici, les propriétaires d'élévateurs ne seraient pas poussés à lutter avec les réceptionnaires en apportant leurs blés ici. D'après ma proposition, toutes les transactions seront grain comptant sur place. Chaque acte de commerce sera légal, au dessus de toute question, parce qu'il impliquera une livraison actuelle, et nous redeviendrons des marchands de grains au lieu de marionnettes dans les mains de prêteurs sur gages {à'usujno's). Comment faire cela? — La mise en scène compliquée du magasinage, des intérêts et des assurances et les risques de la manutention du grain ont été un obstacle sur le chemin de tout projet de négocier en grains actuels; mais avec mon plan la solution est simple. Organisons une autre Chambre de liquidation, ou Compagnie du commerce des grains, ou Banque de la Bourse de commerce, avec un capital modéré et l'objectif de faire des arrangements avec les banques et les individus pour le transport des grains. En agissant ainsi, nous ne nous portons pas en antagonistes des banques ou des capitalistes qui maintenant transportent ces grains. La nouvelle Chambre de liquidation assurera le grain pour de longs termes à des primes plus faibles et fixera un terme mathématiquement débarrassé de toute charge arbitraire pour l'assurance, l'intérêt ou le magasinage. Cette chargea pleins tarifs pour le magasinage et à 5 pour 100 d'intérêt serait de 1 doU. 75 cents par jour pour 5,000 bushels. Ces droits pourraient être payés hebdomadairement ou mensuellement à la Chambre de liquidation.

Voyons maintenant comment cela fonctionnera. Au mois de mars, nous serons organisés et nous donnerons avis au monde que le 1" mai prochain nous serons rets à payer tout le grain dans Chicago au prix actuel à ses propriétaires (les ongs termes). Nous conviendrons avec les transporteurs actuels du grain pour qu'ils continuent à les transporter, en nous donnant une description de leurs récépissés de magasin ou nous prêterons de l'argent à New- York ou en Europe à long terme à un taux modéré, comme le font actuellement les transporteurs. Au 30 avril, les courtiers d'achats en mai remettront à la Chambre de liquidation la liste du grain qu'ils ont à recevoir ou le recevront eux-mêmes et le rendront ensuite à la Chambre de liquidation, et comme une grande proportion de ce grain sera transportée à l'endroit où il se trouve actuellement, ce transport ne sera qu'un simple jeu d'écritures.

Dans ces dernières années, il ne s'est jamais présenté une fois que la réunion de toutes les négociations à longs termes en blé n'a pas été deux fois aussi considérable que tout le blé en stock; souvent ce total a été vingt fois plus important. Prenons que le total de tous les marchés à long terme, en avril, sur le blé reversé à la Chambre de liquidation, soit seulement de 100 millions de boisseaux et le total du blé dans les docks de 25 millions, il n'y aurait aucun danger d'annoncer que les charges pour le mois de mai seront réduites au quart des charges ordinaires, ou même en chargeant les engagements à court terme d'une certaine taxe par jour, on pourrait annoncer qu'il n'y aurait plus du tout de charge à payer, et ce prix d'intérêt pourrait être réglé de semaine à semaine suivant que les stocks monteraient ou décroîtraient. Ce serait une belle chose que

de laisser les bulls et les bears (acheteurs et vendeurs) payer chacun la moitié du coût du transport des stocks actuels en grains. Ce serait une belle opération toute ronde. Cest ainsi que cela se passe dans Vall streetK Les bulls payent les intérêts et les shorts payent les dividendes et ils possèdent ainsi une solide base de spéculation, sans aucune de ces culbutes périodiques qui se produisent lorsque l'on ne considère rien que les charges de transport; le marché n'a pas à souffrir d'interruption, excepté que tantôt les ours et tantôt les bulls donnent de l'argent pour le privilège d'avoir des intérêts dans ces marchés et la fluctuation de ces charges est la cloche d'alarme qui aunonce les manigances et rend les « corners 3) impossibles.

La proposition d'opérer à trois ou six jours n'atteint pas la racine de ce chancre. Pour ces termes, comme pour de plus longs, les charges de transports seraient payées comme elles le sont maintenant sur un total plusieurs fois plus considérable que les existences en magasin et je crains qu'elles ne soient plus lourdes que maintenant. En outre, cette proposition est sujette à objection par le motif qu'elle essaie d'obtenir des résultats par le moyen d'une loi. Et rien n'est plus évident que l'impossibilité de faire réussir tout projet qui force les gens à agir contre leurs intérêts. Pour moi, je ne veux faire appel qu'à l'intérêt de préservation de chaque individu. Je ne m'attends à ce qu'il soit adopté que s'il est conforme aux intérêts de tous et je ne réclame aucune loi nouvelle.

La Constitution des Etats-Unis passe généralement pour un document habilement conçu et cependant elle a été amendée seize fois pour pouvoir s'adapter aux exigences de nouvelles industries et chacun n'admet pas qu'elle soit à son dernier degré de perfection. Avec un tel précédent, je ne me hasarde pas à me présumer capable de dire au juste ce qu'il faudrait faire dans toutes les circonstances, mais si le principe est correct on pourra y ajuster les détails nécessaires.

Votre respectueux et bien soumis, Robert Lindblom.

Chicagu, 8 novembre 1895. N° 7. Board of Trade.

Pour copie conforme : P. Du Pré-Collot.

UiNE ORGE DE BRASSERIE A ESSAYER

l'orge précoce de hanna-

Au printemps dernier, les représentants d'une grande maison hongroise, à Paris, mettaient gracieusement à la disposition du Ministère de Tagriculture 2,000 kilog. d'une orge industrielle très recherchée en Autriche-Hongrie, ïOrge précoce de Hanna.

M. Tisserand qui, depuis plusieurs années, se préoccupe de développer et d'améliorer la production de l'orge de brasserie en France, confia à la Station le soin d'opérer la distribution de ces semences, en réservant la plus grande partie aux cultivateurs de la Champagne, de la Beauce et de l'Auvergne, les trois régions qui, chez nous, fournissent au commerce la presque totalité des orges de belle qualité.

Nous avons accompagné chaque envoi d'instructions sommaires que nous croyons utile de reproduire ici :

Les brasseurs, estiment qu'une orge de bonne qualité doit présenter les caractères suivants : grains arrondis, à écorce mince, de grosseur uniforme et de coloration jaune paille, à cassure farineuse indiquant une faible teneur en matières azotées. Ils achètent volontiers à un prix supérieur les orges qui remplissent ces conditions; l'agriculteur a donc intérêt à en poursuivre la production. Il résulte d'expériences nombreuses faites en Alsace notamment, qu'il peut les obtenir :

1" En consacrant à la culture de l'orge un sol sain, préparé comme pour la betterave, c'est-à-dire parfaitement ameubli. Après betteraves ou pommes de terre, l'orge réussit très bien. Sensible à la verse, l'orge ne doit être faite ni sur fumure directe, ni en terres trop riches ; si l'on applique du fumier de ferme, il faut l'employer bien décomposé, en faible quantité et l'enfouir à l'automne;

1. Allusion à un genre de niaiche a Cliicagu. qui nou.« est inconnu.

2. Voir l'étude de M. Emmanuel de Proskowetz, sur ce sujet, dans le Journal du 16 et du ly décembre 1891.

2« En ]

exécutant les semailles aussitôt que possible ;

3» En faisant des semis plutôt denses que clairs pour prévenir un tallage excessif qui entraînerait une inégale maturité des grains et les livrerait de grosseur différente;

4" En rapprochant les lignes à 10-13 centimètres pour éviter un éclairement trop intense qui favoriserait la production de grains vitreux ;

5" En appliquant au printemps, une faible quantité de nitrate de soude aux cultures : 100 kilog. au plus dans les bonnes terres;

6" En évitant, lors de la récolte, que le grain se trouve mouillé, car il prendrait alors une coloration foncée. Si l'orge est mise en moyettes, ne pas mélanger le chapeau aux autres gerbes; sans celte précaution, le grain ne présenterait pas l'uniformité de couleur si recherchée par les brasseurs ;

7" En battant l'orge avec une machine dont le batteur ne soit pas animé d'un mouvement de rotation trop rapide; autrement les grains seraient mutilés et se comporteraient mal lors de la germination ;

8" En criblant soigneusement la récolte, de façon à obtenir des lots renfermant des grains de grosseur uniforme.

Les froids prolongés des premiers mois de 1895 ayant retardé les expéditions, les semailles ne purent être effectuées que dans le courant d'avril, c'està-dire au moins un mois trop tard. Pendant la première période de développement de la plante, des alternatives de sécheresse et de froid se produisirent presque partout; sur un certain nombre de points, la grêle ravagea les parcelles d'expériences.

Tontes ces circonstances réduisirent notablement la récolte; les chiffres de rendement que nous rapportons plus loin, sont donc ceux d'une mauvaise année ; mais les essais ayant été effectués partout, concurremment entre l'orge de Hanna et les orges de pays, il nous sera possible cependant de formuler une opinion certaine sur les mérites de la première variété.

Dans la présente communication, nous retiendrons seulement les essais effectués en Champagne, en Brie et en Auvergne où Ion s'intéresse tout spécialement à la production de l'orge de brasserie ; nous la compléterons prochainement par la publication des résultats obtenus dans d'autres régions où la culture de l'orge est tout à fait secondaire.

I. — En Champagne, les essais furent exclusivement poursuivis en terre calcaire plus ou moins crayeuse. L'orge succédant à un blé fumé, ou bien le sol n'a reçu aucun engrais, ou bien on a répandu des engrais chimiques. Presque partout, la nature et la qualité des engrais employés a été la même : 200-300 kiL de superphosphate à l'hectare; 100 kil. de chlorure de potassium; 100 kilog. de nitrate de soude appliqués au printemps.

— Epi d'orge Hanna.

Les comptes rendus d'expériences qui nous sont parvenus sont fort intéressants pour la plupart; nous nous bornerons cependant à signaler ici les rendements fournis par les différentes variétés mises en comparaison et à reproduire les appréciations de nos correspondants sur la valeur et l'avenir probable de l'orge de Hanna.

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