SITUATION DANS LES DEUX-SEVRES
rade qui n'est pas à prévoir, ils dureront encore longtemps. Cette abondance de vert permettra de ménager les autres ressources fourragères et d'attendre patiemment les fourrages de printemps, sans être obligé de diminuer les rations.
Aussi, le prix du bétail se maintient à un taux rémunérateur. Le cultivateur peut, à cause de cela, faire quelques affaires et joindre les deux bouts. Au contraire, si la baisse du bétail s'était accentuée, comme on le craignait, et en proportion de la baisse des blés, la ruine de notre agriculture serait aujourd'hui un fait accompli. C'est le prix rémunérateur actuel qui empêche le cultivateur de désespérer, et lui donne l'espoir de voir le prix des céréales se relever, ce qui lui permettrait de se refaire à la longue et de boucher les trous énormes creusés dans sa bourse, depuis longtemps.
Verrons-nous bientôt le relèvement du prix des blés? La confiance s'en va à la longue, et l'on désespère à force d'espérer toujours.
En somme, tout serait bien pour le moment si ce n'étaient les craintes en l'avenir, car le cultivateur ne pourrait subir pendant longtemps encore, sans succomber, cette dépréciation exagérée des céréales. Florent Chassant.