II. — Marchés du jeudi 2 Janvier
L — Cours de la viande à fabaltoir {par 50 kilog.)
Veaux.
Moutons
quai.
2* quai.
2* quai.
3* quaJ.
1 ' quai.
2' quai.
3" quai
fr.
fr.
fr.
Ir.
fr.
fr.
fr.
fr.
Ir.
Cours de la charcuterie.
lité, 64 à 67 fr.; 2% 62 à 63
— On vend à la Villette par 50 kilog. fr.; poids vif, 42 à 47 fr.
qua-
MarcI
é du bétail
sur pied.
Poids moyen général.
Cours
officiels.
Commissionnaires
en bestiaux
Animauî
Prix
amenés.
invendus
kil.
quai.
quai.
quai.
extrêmes.
quai.
quai.
quai.
extrêmes.
Bœufs
Vaches ....
Taureaux . .
Veaux
Porcs gras .
— maigres.
JO
Vente moyenne sur
toutes les
espèces.
PRÉVISIONS MÊTÉOROLOaiQUES (6-12 janvier)
La température continue à se relever le 6 janvier avec pluies ou neiges probables; puis elle tend à se maintenir sans grande variation jusquau 9 janvier, où des pluies ou neiges sont encore probables; ensuite la température tend à s'abaisser légèrement autour du 1 1 janvier. Albert Berthot.
BOITE AUX LETTRES
J.-A cVO., clE. {Portugal). — Vous avez envoyé une boîte renfermant plusieurs échantillons d'insectes qui, dans vos environs, rongent les feuilles du chêne-vert, en demandant des indications sur les noms de ces insectes et sur les moyens de les détruire. Ces chenilles ont été déterminées comme vous le verrez plus haut (p. 33) ; ces '
espèces paraissent polyphages, c'est-àdire s'attaquer à des espèces de végétaux assez variées. Il ne paraît pas exister d'autre moyen de les détruire que de procéder à la chasse directe des chenilles. M., à P. {Charente-Inférieure). — Vous demandez à quelle distance un taillis doit se trouver du terrain nu d'un voisin. La question est résolue par la
^oi du 20 août 1881, qui a modifié comme il suit l'art. 671 du Gode civil : « Il n'est permis d'avoir des arbres, arbrisseaux et arbustes près de la limite de la propriété voisine qu'à la distance prescrite par les règlements particuliers actuellement existants, ou par desusages constants et reconnus, et, à défaut de règlements et usages, qu'à la dislance de 2 mètres de la ligne séparative des deux héritages pour les plantations dont la hauteur dépasse 2 mètres, et à la distance d'un demi-mètre pour les autres plantations. » A moins de règlement ou d'usage dans le cas dont vous parlez, le taillis doit se trouver à la distance de 2 mètres du terrain voisin ; il n'y a pas à tenir compte de ce que ce terrain soit nu ou non.
L. L., à V. [Allier). — C'est de Cusset qu'il s'agit dans l'article du 7 décembre dont vous parlez; le nom a été mal imprimé par suite d'une erreur.
G., à B. (Isère). — Vous demandez si un syndicat agricole peut créer entre ses membres une caisse de secours contre la mortalité du bétail, et si cette caisse de secours doit être considérée comme une société d'assurance mutuelle.
Un syndicat peut créer l'un et l'autre type d'association. Dans le deuxième cas, c'est-à-dire s'il crée une société d'assurance mutuelle, certe société est régie par la loi du 24 juillet 1867.
Mais, dans le premier cas, c'est-à-dire dans celui d'une caisse mutuelle, il est affranchi des formalités administratives, mais la caisse n'a pas la capacité civile, et ses opérations doivent se faire au comptant. Cette organisation est donc beaucoup plus simple que la première. Vous pouvez avoir d'ailleurs des renseigneaients positifs sur le fonctionnement de ce type de caisses, en vous adressant au Syndicat agricole libre de la Marne, dont le président est M. Ponsard, qui a organisé une caisse de ce genre depuis plusieurs années. Quant à la question de savoir si les contrats entre les assurés et la caisse doivent être passibles des droits de timbre et d'enregistrement, nous ne saurions répondre affirmativement d'une manière certaine.
J . M., à M. (Basses-Pyrénées) . — Vous vous plaignez que la cochylis ait fait, cette année, de grands ravages dans les vignobles de votre région, et vous demandez qu'on vous indique quelque moyen efficace et économique de dé-
BOITE AUX LETTRES
truire l'insecte, ceux indiqués jusqu'ici n'ayant pas donné de résultats suffisants. On ne saurait répudier l'efficacité, au moins partielle, des méthodes qui ont pour objet d'enlever pendant l'hiver les vieilles écorces sous lesquelles les chrysalides se cachent. Quant aux procédés de destruction directe, celui qui a été employé avec succès par M. Dufour, en Suisse, paraît jusqu'ici le plus efficace. Il consiste à pulvériser sur les larves, quand elles sont encore jeunes, une infusion de poudre de pyrèthre dans de l'eau savonneuse. On dissout 5 kilog.
de savon noir mou dans 10 litres d'eau chaude, on y fait dissoudre 1 kilog. à 1 kil. 200 de poudre de pyrèthre pure, puis on ajoute 80 litres d'eau. La solution s'applique avec un pulvérisateur.
— En ce qui concerne la destruction du black-rot, voyez les numéros du 14, du 21 et du 2*^ décembre; on fera connaître les travaux de la commission nommée par le Congrès de Bordeaux.
M., à C. (Vienne). — Vous envoyez l'analyse du sol d'une prairie sur laquelle vous avez employé avec un égal insuccès plusieurs formules d'engrais, et vous demandez d'où cet insuccès peut provenir. D'après l'examen de cette analyse, il paraît que la principale cause de cet insuccès doit se trouver dans l'extrême pauvreté du sol en chaux.
Votre premier soin devrait être, à notre avis, de procéder sans retard à un chaulage, en apportant, par exemple, 2000 kilog. de chaux par hectare; le chaulage serait suivi d'un vigoureux hersage qui aérerait la partie superficielle du sol, et provoquerait la nitrification d'un excès de matières organiques. Il ne paraît pas douteux que, dès la première année et sans autre engrais, vous obtiendrez un résultat très appréciable.
L., à D. (Corrèze). — On vous donnera très prochainement ici les renseignements que vous désirez avoir sur la maladie des châtaigniers.
S., à S. (Jura). — Voyez ce qui a été dit dans le Journal du 30 novembre (p. 858) relativement au livre de M. Dehérain sur les engrais et sur les ferments du sol.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres, doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture, 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (u janvier i896).
La procliaine renlrée des Chambres. — Engagement du Gouvernement relatif à la discussion du projet de loi sur le régime des amidons et des glucoses. — Discussion à venir devant la Chambre des députés et le Sénat. — La Banque de France et le crédit agricole. — Mesure prise par la succursale de la lîanque à Sedan. — Les syndicats agricoles et les assurances contre la morlalité du bétail. — (organisation de Sociétés d'assurances mutuelles dans le département delaMavenne. — Concours pour la production du blé ouverts par la Société des agriculteurs de France. — Projet de concours provincial àSaint-Hrieuc en 1896. — Session de l'Union des associations agricoles du Sud-Ouest. — Vœux émis dans cette réunion. — Observations de M. de Capèlesur le régime des successions. — La reconstitution des vignes dans les terrains calcaires. — La multiplication du Berlandieri. — Résultats des recherches de iMM. Viala et Mazade sur ce sujet. — Intérêt de ses recherches. — Nécrologie. — Mort de M. Pointelet. — Etude de M. Barbut sur l'amélioration du bétail bovin dans le département de l'Aude. — Conclusions présentées à la Société d'agriculture de l'Aude. — Monographie de la race d'Aubrac par M. Marre. — Le bétail du canton de Vaud en Suisse. — Date de l'exposition générale d'horticulture de Paris en IS96. — Programme du Congrès d'horticulture. — Bureau de la Société nationale d'horticulture. — Publication de l'almanach agricole du Bourbonnais pour 1896. — Les vins salés de provenance espagnole et ceux de provenance d'Algérie. — Opérations du Syndicat des agriculteurs de la Mayenne.