VI. — Nécrologie
Nous avons le regret d'annoncer la mort de M. Louis des Hours, ancien président de la Société d'agriculture de l'Hérault, décédé subitement le 6 mars, à Paris, où il était venu participer à l'organisation de l'exposition collective devins faite au concours général agricole. M. des Hours était universellement estimé tant pour ses qualités personnelles que pour l'habileté qu'il avait déployée dans la reconstitution de son vignoble de Mézouls, près Mauguio; il avait été un des premiers viticulteurs dont les exemples ont été si profitables à toute la région.
VIL — Sucres et betteraves.
Le Syndicat des fabricants de sucre a tenu son quatrième congrès annuel les 2 et 3 mars, sous la présidence de M. Stanislas Têtard. Un grand nombre de fabricants et de chimistes y ont pris part. Nous avons indiqué, dans un précédent numéro, les principales questions inscrites à l'ordre du jour. Parmi ces questions, il en est une sur laquelle nous croyons utile de revenir. M. Fernand Têtard a fait connaître les résultats obtenus à la sucrerie de Gonesse, avec le procédé Manoury pour la fabrication exclusive du sucre blanc, et la suppression des deuxièmes et troisièmes jets, ainsi que de toutes les complications qu'ils comportent. L'application de ce procédé pendant la presque totalité de la campagne à Gonesse a permis de réaliser une économie de 3 fr. 32 par tonne de betterave par rapport aux procédés usuels de fabrication. C'est un résultat dont limportance ne saurait échapper, tant pour le fabricant de sucre que pour le cultivateur qui lui livre des betteraves.
Au banquet qui a suivi le congrès, M. Viger, ministre de l'agriculture, a insisté sur les liens intimes qui unissent la sucrerie et l'agriculture, et sur les excellents résultats que le régime de la protection a donnés pour l'une et pour l'autre. De son côté, M. Doumer, ministre
des finances, après avoir bien voulu reconnaître que « l'agriculture et l'industrie ont atteint la limite des sacrifices qu'elles peuvent supporter, « a ajouté que le Gouvernement suivait d'un œil jaloux les tentatives qui pourraient les atteindre et qu'on pouvait avoir confiance en lui pour savoir y parer. Cette allusion aux menaces de relèvement des primes à l'exportation des sucres allemands a été accueillie et soulignée comme un engagement pris par le Gouvernement de prendre, si cette menace se réalise, les mesures rendues nécessaires par ces nouvelles circonstances.
VIII. — La construction des machines agricoles. La Chambre syndicale des constructeurs de machines agricoles a tenu, le 4 mars, son assemblée générale au Palais de l'Industrie, au milieu même du concours agricole, dont son exposition forme une des parties les plus intéressantes. Le soir, a eu lieu, au restaurant Marguery, le banquet annuel, sous la présidence de M. Gautreau, président de la Chambre syndicale. Au premier rang des invités se trouvaient M. Viger, ministre de l'agriculture; M. Méline, député; M. Tisserand, directeur de l'agriculture; M. Plichon, président de la Chambre syndicale des mécaniciens-fondeurs. Le bureau de la Chambre syndicale était représenté par M\L Paupier, Egrot, Bajac, vice-présidents; Senet, Bariat, secrétaires. Une grande cordialité réunissait les constructeurs et leurs invités. — Au dessert, des toasts très applaudis ont été portés par M. Gautreau, M. Viger, M. Méline et M. Grandeau. M. Méline a félicité vivement les constructeurs de machines agricoles pour les grands progrès réalisés par leur industrie, progrès qui sont d'une utilité de jour en jour plus appréciée par les cultivateurs.