‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 319 sur 737 · LE MAÏS DE SZÉKELY · texte numérisé non relu

LE MAÏS DE SZÉKELY

en même temps que productive, soit que Ion se trouve obligé de semer tard ou que l'on cultive des terres où les mais ordinaires ne mûrissent pas régulièrement. Je ne recommande donc pas le maïs de Székely parce qu'il peut donner deux récoltes dans une même année, mais parce qu'il peut se contenter d'un temps assez court pour donner son grain ou s'accommoder d'un climat où aucune autre variété ne donne des produits satisfaisants.

M. Séverin a renouvelé, lui aussi, ses essais à Fontet, près LaRéole^ et voici résumés, les résultats de sa culture.

Dans un premier semis efïectué le 13 avril, la floraison a eu lieu à partir du 8 juin, soit cinquante-six jours après l'ensemencement; elle était terminée, et l'écimage a été pratiqué le 25 juin. Le 15 juillet déjà, quelques épis étaient mûrs etla récolte, commencée le 20 juillet, a été interrompue par la pluie et achevée le 24. Toutes les phases de la végétation, du semis à la récolte, s'étaient donc accomplies en quatrevingts jours. Le rendement, assez beau, s'est élevé à 3,500 kilog. de grain sec par hectare, et cependant, dit M. Séverin, cette première récolte a eu à souffrir très sensiblement des attaques d'une noctuelle qui a détruit beaucoup d'épis en voie de formation.

Une deuxième culture a été ensemencée par M. Séverin le 24 juillet. La floraison a eu lieu après vingt-six jours, à partir du 19 août. L'écimage a été pratiqué le 30 août, la maturation a commencé le 10 septembre et la récolte a pu être faite cinquante-quatre jours après le semis. Il faut dire que cette dernière culture s'est faite par une sécheresse excessive, dont M. Séverin a heureusement combattu les effets par des binages répétés, au début de la végétation et effectués avec soin. Aussi, malgré cette sécheresse, le rendement s'est-il élevé à 65 kilog. de grain sec pour 2 ares moyens, soit par hectare 3,250 kil.

Une autre culture assez importante a été faite à Nozay (Loire-Inférieure), c'est-à-dire dans une région à 200 kilomètres plus au nord que les pays du littoral où l'on cultive le mais pour son grain.

J'ai semé sur 7 ares, en terre siliceuse plutôt maigre, sur une culture de choux et après un labour. Comme fumure, j'ai employé environ 15,000 kilog. de fumier à l'hectare avec 60 kilog. d'acide phosphorique sous la forme de superphosphates et, après la levée, comme les plantes manquaient de vigueur, environ 160 kilog. par hectare de nitrate de soude. Le semis a été effectué le 6 et le 7 mai, par un temps un peu sec. La levée a été retardée par la sécheresse et n'a commencé que vers le 14 mai. Les grains avaient été disposés en lignes espacées de 0 m. 35, suivant les instructions fournies par M. de Saint- Kirally et après éclaircissage, les plants se trouvaient sur les lignes, en moyenne, à 0 m. 25 de distance à peu près. La température, en mai, a été un peu sèche et le développement n'a pas été aussi rapide qu'il l'eût été dans une année ordinaire. Néanmoins, la floraison s'est produite à partir du 25 juin, par un temps très pluvieux et l'écimage a eu lieu du 10 au 15 août. Le mois de septembre a été très sec, et déjà la maturation était complète le 15 septembre. Sur les 7 ares^ j'ai obtenu 225 kilog. de grain sec, ce qui correspond à un rendement de 3,200 kilog. à l'hectare. C'est un produit élevé, surtout pour la région où il a été obtenu, et encore dois-je noter qu'il aurait été plus

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