‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 324 sur 737 · SUR LA TUBERCULOSE DES BETES BOVINES · texte numérisé non relu

SUR LA TUBERCULOSE DES BETES BOVINES

Lettre à M. le Ministre de l'agriculture.

Nevcrs, le 29 février 1896.

Monsieur le Ministre, la Société d'agriculture de la Nièvre, pays d'élevage, s'est préoccupée depuis longtemps des découvertes nouvelles de la médecine vétérinaire, de leurs conséquences au point de vue législatif et notamment du projet de loi déposé sur le bureau de la Chambre par votre prédécesseur sur la maladie dite tuberculose.

Sachant que vous accueillez toujours avec une bienveillance studieuse toutes les observations émanant des sociétés agricoles, elle a l'honneur de vous demander :

r Que l'article V du projet de loi sur la tuberculose soit rédigé

SUR LA TaBERGULOSE DES BÊTES BOVINES. 433

dans un sens moins impératif, et notamment qu'il vise l'article 8 de la loi du 21 juillet 1881 (qu'il serait même bon de reproduire textuellement), afin qu'il soit bien spécifié que la visite contradictoire sera de droit dans tous les cas visés par la loi : abatage immédiat, surveillance, abatage après surveillance;

2° Que les termes du premier paragraphe de l'article 3 soient modifiés et rendus moins vagues en spécifiant que la cohabitation est limitée à la même étable;

3° Qu'il soit dit aussi dans la loi que les frais d'inoculation prévus par ledit article 3 seront supportés par le département;

4° Que les indemnités mentionnées à l'article 4 soient augmentées et portées à 50 pour 100 au lieu de 25 pour 100 dans le premier cas, et à 66 pour 100 au lieu de 50 pour 100 dans le second cas ;

5" Que pour encourager l'emploi de la tuberculine, le principe de l'indemnité soit appliqué à tous les animaux munis d'un certificat d'inoculation et saisis ensuite, quoique n'ayant pas été soumis à la surveillance, et ce pendant le délai de six mois après l'opération.

Veuillez agréer, etc. Vicomte de Salnt-Salveur,

Président de la Société departemeotale d'agriculture de la Nièvre.

ÉTAT DES RÉCOLTES DANS LA DORDOGNE

Saint-Jean-d'Ataux, le 6 mars 1896.

Durant le mois de février, l'hiver qui avait été jusqu'à présent assez débonnaire s'est réveillé avec seize jours de fortes gelées, trois de gelées blanches, atteignant une moyenne de + 4°. 43 avec des minimas de — 10*^. Il a plu fort peu : trois jours (42""". 25); enfin il a neigé; écarts de phases météorologiques qu'on n'est pas habitué à relever à cette époque.

Que résultera-t-il de tout cela? Si les proverbes sont l'esprit des nations : neige de février vaut dit fumier, il y aurait lieu de s'en réjouir, ce qui serait fort à désirer sous tous les rapports. E. de Lentilhac.

Séance du 11 mars 1896. — Présidence de M. Pdsler.

La correspondance imprimée renferme les ouvrages suivants : Compte rendu sur les champs d'expériences du Grand -Duché de Luxembourg^ résultats obtenus en mars 1 887 ; — Deuxième compte rendu sur les champs d'expériences du Grand-Duché de Luxembourg^ résultats obtenus au printemps 1888, automne 1888-1889, printemps 1889; — Considérations zootechniifues agricoles concernant l'amélioration de nos espèces chevaline, bovine et porcine ; — L'exposition agricole de Cologne (juillet 1895), par M. Fiscber; — Deuxième rapport annuel de la station expérimentale d'agriculture de F Université de Wisconsin; — Compte rendu de la Ferme-Ecole du Montât (année 1895), par M. Dufaure; — Le prix du blé et les marchés fictifs, par M. Faisant; — J^os sociétés 7mrales de secours mutuels, par M. de Goye.

M. Yermoloff, élu membre étranger dans la section hors cadre, remercie la Société de sa nomination.

M. Maurin pose sa candidature à une place de correspondant dans la Section d'économie des animaux.

M. Cannon pose sa candidature à une place d'associé étranger dans la Section de sylviculture.

M. Gréa offre, de la part de MM. Pallas et Lalesque, une brochure intitulée : La perméabilité de Valros

M. Gréa parle ensuite du concours général de Paris dont il constate le succès sans cesse croissant. 11 attribue ce succès à l'époque plus tardive de l'ouverture de l'exposition; il désirerait cependant voir retarder encore cette date ; il trouve que le jury devrait opérer devant tout le monde et non à huis-clos. MM. Doniol, Lavalard, Trasbot, protestent contre celte manière de voir; ils pensent que le jury doit opérer en l'absence du public et non devant tous les éleveurs et les intéressés.

M. Gréa voudrait un espace plus considérable; le Palais de l'Industrie devient insulfisant.

M. de Vilmorin voudrait voir retarder l'admission des plantes fleuries, des légumes forcés et voir le jury des produits fonctionner le samedi comme celui des animaux.

M. Bouquet de la Grye présente, de la part de M. Chargueraud, un ouvrage intitulé : Traité des plantations d'alignement sur les routes et les avenues. M. Bouquet de la Grye donne ensuite lecture d'une note sur les dégrèvements d'impôts des terrains déboisés.

M. Magnien, professeur départemental d'agriculture delà Côte-d'Or, présente un type de carte géologique qu'il a établi pour son département. Cette carte parfaitement établie servira certainement de modèle pour les cartes qu'on établira à l'avenir.

La Société se forme ensuite en comité secret pour entendre la lecture des rapports sur les titres des candidats à une place de correspondant national vacante dans la Section de mécanique agricole et des irrigations. La Section présente en première ligne : M. Bouvier; en deuxième ligne, M. Maridor. L'élection aura lieu le 18 mars 1896.

Georges Mars aïs.

Page 1