SUR LES EAUX RÉSIDUAIRES
personnellement, que les poissons, mis dans l'eau de la source Badoit, y meurent au hout de trois minutes?
Un récent arrêt d'une Cour d'appel, confirmant un jugement de première instance qui a, par une heureuse exception, épargné un fabricant de sucre, mentionne : « que trois poissons placés dans un seau contenant 7 à 8 litres d'eau puisés dans la rivière, à deux mètres seulement du déversoir des fossés de décantation, y ont séjourné plus de vingt-quatre heures sans être enivrés ni détruits, d'où il suit que le poisson de la rivière, libre de se mouvoir et de se déplacer, n'est pas menacé de destruction. »
L'arrêt ajoute : « Que la question n'est pas de savoir si le poisson peut vivre dans les fossés de' décantation, mais si ces eaux, jetées dans la rivière, sont de nature à enivrer ou détruire le poisson, aux termes de l'article 5i5 de la loi du 15 avril 1829. «
La question paraît ici résolue, messieurs : oui, le poisson peutmourir s'il est mis directement dans une eau minérale excellente, ou dans l'eau industrielle épurée ; mais vous pouvez jeter ces eaux à la rivière, sans risquer de tuer le poisson!
Au surplus, supposons le cas où, même avec une bonne épuration, les eaux résiduaires causeraient néanmoins la destruction de quelques poissons ; devraiton recourir alors à la loi de 1829? Non, assurément. Dans l'espèce, il n'y aurait qu'à se référer à l'article 1382 du Gode civil qui porte que :
« Tout fait quelconque de l'homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »
Le cadre forcément restreint de ce rapport ne me permet pas de passer en revue tous les moyens d'épuration pratiqués jusqu'ici ! Vous les connaissez d'ailleurs. 11 me suffira donc de jeter un dernier coup d'oeil sur les dispositions légales actuellement en vigueur. — L'article 19 de la loi du 10 août 1875 dit que :
a Des arrêtés préfectoraux, rendus sur les avis des Conseils de salubrité et des ingénieurs, déterminent... les mesures à observer pour l'évacuation, dans les cours d'eau, des matières et résidus susceptibles de nuire au poisson, et provenant des fabriques et établissements industriels quelconques. »
Mais les arrêtés pris en vertu de l'article qui précède sont souvent dissemblables, quelquefois même contradictoires.
Ainsi tel arrêté impose l'irrigation ; tel autre l'absorption, ou les bassins de décantation qui seront en plus ou moins grand nombre, qui auront des dimensions plus ou moins grandes. On peut même citer un document officiel dans lequel il est dit que les bassins de décantation doivent être alternativement remplis et curés pendant le cours de la fabrication.
Comment l'industriel peut-il se reconnaître?
Il est donc de toute nécessité de provoquer une formule praticable pour tous; une formule assez large pour que chacun puisse y trouver les données qui lui serviront à se mettre en règle.
En ce qui concerne les eaux résiduaires qui seront débarrassées, tout d'abord, des détritus organiques qu'elles contiennent, il faut que l'usinier ne soit pas astreint à exécuter de véritables travaux d'art fort coûteux ; il faut qu'il ait la faculté, suivant les conditions inhérentes à son établissement, de traiter les eaux-vannes, soit par décantation, soit par absorption, soit encore par irrigation, lorsque la disposition et la nature du terrain, ainsi que la température la rendront possible. Il faut enfin lui laisser le choix des agents chimiques destinés ù parfaire l'épuration.
Mais si, après avoir mis en usage les divers moyens en son pouvoir, le fabricant ne parvient pas à rendre absolument inoffensives les eaux qui s'échappent de son usine ; si, de ce fait, il cause un préjudice à autrui, nous adniettrons qu'il puisse être appelé par la voie amiable et à défaut nar une action civile, à réparer ce préjudice lorsque les intéressés en auront élanli l'existence; mais nous proclamerons tous avec force que jamais, en aucun cas, le fabricant ne doit être l'objet d'une poursuite correctionnelle.
Votre Commission, messieurs, et c'est là notre conclusion, s'applique à s'entourer de tous les renseignements de nature à lui permettre de traduire la formule dont il s'agit. Elle demandera ensuite au bureau du Syndicat de solliciter de M. le Ministre des travaux publics une réglementation nouvelle en vue d'arriver à la sauvegarde de tous les intérêts. Mazuriez,
Ancien président du Syndical.
Malgré le retard apporté au concours général, rarement ce concours fut plus brillant. Je n'ai pas à relater la statistique des lots présentés, car elle a déjà été publiée partout. Mais il convient de remarquer que les craintes des engraisseurs ne se sont pas réalisées et que la vente des animaux gras s'est effectuée dans des conditions assez bonnes, surtout pour les bovins. Il convient surtout de noter la prédominance de plus en plus grande prise par le concours des reproducteurs. Ce qui fut, au début, l'accessoire est maintenant devenu le principal. Nous ne songeons nullement à nous en plaindre.
Le retard apporté dans la tenue du concours devrait amener une réforme vivement désirée par les éleveurs, j'entends les vrais éleveurs qui sont nombreux et non les éleveurs marchands qui sont rares. Nous voulons parler des bêtes ovines reproductrices qui devraient être amenées fraîchement tondues. Il est impossible aux jurés, aux éleveurs, aux acheteurs, de se rendre compte de la conformation réelle des animaux, couverts d'une toison presque toujours artistement travaillée. Il y a là matière incessante, je ne dis pas à des fraudes, mais à des erreurs; il y a là une raison bien justiliée de l'abstention des acheteurs. Le concours ne comporte plus l'enseignement certain que recherchent les éleveurs et qu'ils ne sauraient y trouver dans ces conditions. Pourquoi donc persister, à l'avenir, dans ces vieux errements que rien ne justifie plus?
D'autre part, nous souhaitons bien vivement qu'un local plus vaste soit mis à la disposition du commissaire général du concours. On ne sait comment sortir les animaux pour les juger. Nous avons vu trente jeunes taureaux sortis à la fois dans une étroite allée. Quel était l'embarras du jury appelé à classer ces animaux sans pouvoir, en quelque sorte, les faire marcher et les juger de profil! Quant aux éleveurs qui sont là pour examiner les résultats obtenus par leurs concurrents, les comparer avec ceux qu'ils ont pu obtenir et rechercher, dans l'examen de détail et d'ensemble, s'ils ne trouveront pas dans le lot un reproducteur d'élite, ils ne voient presque rien et ne sauraient se déclarer satisfaits.
J'ai lu, avec étonnement, dans le compte rendu d'une séance de la Société nationale d'agriculture, que plusieurs membres de cette Société avaient émis le vœu, contrairement à l'opinion de notre excellent collègue M. Gréa, que le jury fonctionnât à huis clos. Nous avons l'intime conviction qu'il n'y avait aucun éleveur parmi ces distingués agronomes et qu'aucun d'entre eux n'avait jamais vu la belle et intéressante installation des rings en Angleterre.
Les animaux à juger sont tous là en marche dans un vaste rectangle autour duquel sont les éleveurs et les amateurs. Le jury examine tranquillement les animaux et le public suit ses opérations avec un intérêt soutenu. Que d'enseignements on puise là!
Pourquoi le huis clos? Serait-ce la peur du public? Les jurés craindraient-ils de se laisser influencer ou impressionner? Peut-on les juger inférieurs à ce point? Il convient de ne pas rétrograder, mais au contraire de marcher en avant vers une installation meilleure.
Toutefois, il serait injuste de méconnaître que le distingué commissaire général du concours, M. Vassillière, a su tirer tout le parti possible de l'emplacement défectueux qu'il avait à sa disposition. Avec ses coudées plus franches, il saurait faire, à Paris, aussi bien qu'il a fait, plus d'une fois, dans les concours régionaux.
Trerite taureaux de race durham, de six mois à un an, se sont disputé les six prix du programme. L'embarras du jury a dû être grand, car la moyenne était excellente si les animaux de premier ordre étaient rares. Arminio Barmpton Rose à M. Mac-Ail ister a remporté le premier prix et M. Petiot a eu le second prix avec Ténor ^ taureau séduisant, péchant seulement un peu par le développement. Après ces deux animaux, bien classés à mon sens, la tâche devenait très délicate, car il est rare de voir douze à quinze animaux aussi près les uns des autres qu'étaient les meilleurs taureaux de cette catégorie. Aussi on ne saurait élever aucune critique sérieuse sur le classement opéré, de même qu'un classement un peu différent n'aurait pu en susciter beaucoup.
Parmi les animaux non primés, nous avons surtout remarqué un tout jeune veau de 6 mois, Noë-Gvynne, à Mme Grollier. Il est probable que ce taureau restera un peu petit, mais il est très bien conformé ; sa cuisse et son dessus sont remarquables. Aussi nous pensons que M. Petiot, en l'acquérant, s'est assuré de grosses chances de réussite, s'il s'en sert avec des vaches développées.
La seconde catégorie des taureaux renfermait quelques animaux d'élite. Nous citerons parmi les meilleurs, Nicolas, à MM. Signoret, qui a obtenu le 1" prix; Océan, à M. de Clercq, lauréat du 3' prix et René, à M. Huot. Bien que ce dernier taureau ait été classé au cinquième rang, nous avouons qu'il nous a paru un des meilleurs du lot. Nous ne serions pasétonné de le voir, l'année prochaine, en appeler avec succès de cette défaite relative, d'autant mieux qu'il est en de bonnes mains.
Parmi les vieux taureaux, deux animaux — vraiment hors pair — écrasaient leurs concurrents; et il a fallu à Dite Lily des qualités rares pour enlever, sans trop de difficultés, le 1" prix à Rhingrave. Non content de ce premier succès, le beau taureau rouan de M. Auclerc a obtenu, à l'unanimité, le prix d'honneur pour les races étrangères. Ce triomphe a été ratifié partons les éleveurs, car Duc Lily est vraiment un animal remarquable à tous les points de vue. Sa conformation est irréprochable, et le seul défaut qu'on pourrait lui reprocher est si peu certain que je ne veux pas le relever. J'ai entendu des connaisseurs, éleveurs dans dautres races, proclamer que c'était le plus beau taureau du concours. Cet hommage rendu par des concurrents, en même temps qu'il fait leur éloge, est tout à la louange du volumineux vainqueur.
Les femelles présentaient un ensemble remarquable. La section des vaches m'a paru inférieure aux deux autres, mais il ne faut pas s'en étonner, car nombre d'éleveurs préfèrent conserver pour la reproduction leurs meilleures femelles, sans leur faire courir les risques d'un déplacement et d'un engraissement intensif.
La seconde section — génisses de 2 à 3 ans — était la plus séduisante, compensant son petTt nombre par de rares qualités, car tous les animaux exposés étaient bons. Les trois premiers prix surtout compre-
liaient des femelles superbes. Après Salade^ dont il ne m'appartient pas de faire l'éloge, j'aurais volontiers classé seconde le troisième prix, Arboga-Catharine à M. Mac-Allister à cause de son impeccable ligne de rein, de son ampleur et de sa distinction, mais sans me dissimuler que ISéophite^ à M. le comte de Blois, donnait elle aussi, les plus belles espérances.
Nous avons fait sortir, pour les présenter à un éleveur étranger, les trois premiers prix des femelles, soit — avec Salade — Déesse, à M. Petiot et Nubienne, à Mme GroUier. C'était vraiment un superbe ensemble et nous avons pu dire, en pleine conviction, à cet éleveur que les trois animaux sauraient lutter pour leur rang dans les grands concours d'Angleterre.
L'ensemble du concours pour la race durham était des plus encourageants pour les éleveurs. Une centaine de reproducteurs exposés parmi lesquels on n'aurait pu trouver dix médiocres constituaient un ensemble lait pour fortifier les éleveurs dans leur lutte de chaque jour vers le mieux.
Ce n'est pas que les encouragements qui nous viennent des théoriciens soient bien nombreux. Mais nous n'ignorons pas que la mode entraîne derrière elle le troupeau de Panurge — immense aujourd'hui comme hier. Il y a quelques années, la faveur était aux races anglaises; aujourd'hui, quiconque se respecte doit patronner les races françaises pures. Question de mode plus que question de mesure. Pour nous, tout effort vers le progrès, vers le beau, mérite d'être encouragé; et il y a place au soleil de France pour toutes les initiatives.
Dans les critiques qui nous sont adressées, retenons surtout ce qu'il peut y avoir de juste pour en profiter. Pour le surplus, nous attendons tranquillement les événements.
Les affaires avec l'Amérique semblent devoir reprendre, de nombreux achats faits au concours nous en sont le meilleur garant. D'autre part, l'unanimité avec laquelle notre Syndicat a reconstitué son bureau décimé, en affirmant notre union, est la meilleure preuve de notre vitalité.
Ceux qui ont à remplacer les grands éleveurs disparus qui furent Léopold Grollier, Alphonse Tiersonnier et Auguste Massé, ont assumé une tâche bien lourde. Mais ils comptent, à bon droit, sur le dévoué concours de chacun d'entre nous. Quelle impulsion plus grande et plus féconde pourrait prendre encore cette branche si intéressante de notre élevage si chacun de nous veut s'inspirer, sans cesse, de cette forte devise d'union : « un pour tous, tous pour un. »
A. Le Bourgeois.
A roccasion du concours général agricole de Paris, par décret rendu sur la proposition du Ministre de l'agriculture et par arrêté du Ministre de l'agriculture, en date du 17 mars 1896, la décoration du Mérite agricole a été conférée aux personnes ci-après désignées :
1" Grade d'officier :
M. Desmoulins (Maximilien-Arthur), rédacteur au Moniteur vinicole à Paris : membre da jury dans diveises expositions en France et à l'étranger et aux concours généraux agricoles de Paris. Ciievalier du 30 décembre 1888.
2° Grade de chevalier :
MM. AucLERC fils (Honslant), agriculteur à Bruères-Allichamps ((^lier) : prix d'honneur des taureaux de races étrangères. Nombieuv prix dans les concours gcinéraux et régionaux
Bariat (Julien), constructeur de machines agricoles à Uresles (Oise) : exposant du concours général agricole. Trésorier de la cliatubre syndicale des constructeurs de machines et instruments d'agriculture et d'horticulture do France.
Bertaux (Vuguste-Marie); négociant en grains et fourrages à Paris. Expert-arbitre-syndic de la granelerie de Paris.
Buisson (Henri), cultivateur à Montreuil-sous-Bois (Seine) : médaille d'or. Nombreuses récompenses pour ses légumes forcés.
Caillaod (Achille), agriculteur, maire du Châtenet-en-Dognon (Haule-Vienne) : prix d'honneur des taureaux dos races françaises non laitières. Nombreuses récompenses, dont plusieurs prix d'honneur dans les concours. 20 ans de pratique agricole.
Chapelle, professeur départemental d'agriculture du Var. Sous-commissaire au concours général agricole de Paris.
Chevalier (Edmond), cultivateur à Braux-Sainte-Cohière (Marne) : 2 prix d'honneur (espèce ovine). Nombreux prix d'honneur dafts les concours régionaux. 20 ans de pratique agricole.
Choquet (François), éleveur de volailles à bailleul (Sarlhe). Nombreuses récompenses dans les concours régionaux et au concours général agricole de Paris.
Colas (Gabriel-Alphonse), agriculteur à Saint- Jean-aux-Amognes (Nièvre) : deux prix d'honneur pour l'espèce ovine. l'Iusieurs prix d'honneur dans les concours précédents.
Collin-Roudier, vice-président du syndicat des viticulteurs de Libourne (Gironde).
CoRET (Théophile-Louis-Joseph), contrôleur des mines : cours gratuits de machines à vapeur et de mécanique pratique Nonibr uses conférences pour la conduite des machines agricoles.
Crémieux (Gaston) dit Wiallard, publiciste à Paris : nombreux articles sur les questions relatives à l'agriculture, et notamment sur les concours agricoles.
D'Alzat-d'Arsac (Gaston), publiciste à Paris : auteur de nombreux articles sur les questions relatives à l'agriculture, et notamment sur les concours agricoles.
Gaucher-Besnard, viticulteur à Montlouis (Indre-et-Loire) : membre du jury au concours général agricole de Paris. Importants travaux agricoles.
GuiLLAUMiN (Alexis), agriculteur à Pouzy (Allier) : prix d'honneur des porcs. Nombreux prix d'honneur aux concours généraux et régionaux. 35 ans de pratique agricole.
Jamme (Marie-Guillaume-Auguste-Charles), propriétaire agriculteur à Montpellier (Hérault) : président de la Société d'agriculture de l'Hérault. Membre du jury. Organise depuis plusieurs années l'exposition des vins de l'Hérault. 2f) ans de pratique agricole.
Lafaye (Guillaume), maire de Marsac (Dordogne) : membre du jury des concours régionaux et départementaux. Nombreuses médailles aux expositions et concours de bestiaux.
Lemarié (Cliarles), publiciste agricole à Paris : auteur de nombreux articles sur les questions agricoles.
Mac-Avoy (Maurice Ferdinand-Remy), à Paris : services rendus dans les expositions et au concours général agricole. Organisation et installation d'expositions horticoles dans de nombreux concours.
Massé (Auguste flls), agriculteur à Germigny-l'Exempt (Cher) : deux prix d'honneur pour l'espèce ovine.
Paillart (Stanislas), éleveur à Quesnoy-le-Montaut (Somme) : agriculteur-éleveur. Plusieurs récompenses, dont une médaille d'or au concours général agricole de Paris. Nombreux prenîiers prix et prix d'honneur dans les concours régionaux.
Simon fils (Albert-Eugène), constructeur de machines agricoles à Cherbourg (Manche) : nombreuses récompenses dans les concours agricoles.
Par arrêté du Ministre de l'agriculture en date du 20 mars 1896, la décoration du Mérite agricole a été conférée aux personnes dont les noms suivent :
MM. De Clercq (Henri-Stéphane), vice-consul de France à Dusseldorf (Allemagne) : rapporta et publications intéressant l'agriculture.
DussAC (Félix-Benoît), fabricant de sucre à Santiago de Cuba.
Héritier, négociant à Johannesbourg (Transvaal) : a contribué à l'ouverture et au développement des relations commerciales entre la France et le Transvaal.
PÉRiCHOL, ingénieur de la Daïra-Sanieh à Rodah (Haute-Egypte).
Schneiner (Georges), chef de culture, président de la société française d horticulture de Londres.
Denis (Louis-Auguste-Gustave), négociant en grains et fourrages à Levallois-Perret : fou'ilateur et secrétaire de la chambre syndicale des grains et fourrages. Arbitre au tribunal de commerce.
(28 MARS 1896) L — Situation générale.
La végétation est très avancée et les apparences de la récolte prochaine sont belles. Les grains ont des cours sans variation; les affaires sont toujours des plus calmes. Les autres grosses denrées agricoles ne changent pas de prix non plus. Les verdures et légumes de primeurs commencent à se vendre couramment. Le bétail est en baisse.
IL — Grains.
Les tableaux suivants résument les cours des céréales, par QUINTAL MÉTRIQUE, sur les principaux marchés de la France et de l'étranger :
Blé. Seigle. Orge. Avoine
fr.
fr.
Cflii'arfos. Bayeus 18.70
— Falaise 17.25
— C.-3.-Noireau .... 16.00 C .-du-Nord. Portrieux. 17.40 Finis<cce. Landerneau.. 16.75
— Moi'laix 17.25
— Quimper 16. DO
/«e-eU'il. Rennes 17 00
Manche. Saint-Lô 19.20
— Avrancheb 15.75
tlayenne. Laval 16.15
— Mayenne 15.00
— • Evron 16.40
Morbihan. Lorienl 16.00
— Vannes 16.75
Orne. Mortagne 16.50
— Bellème 16.25
Sarthe. Le Mans 17.00
Prix moyens 16.1)9
2* RÉGIO.N. — NORD,
Aisne. Soissons 17.00 10.25
— Laon 18.25
— Château-Thierry.. 17.25 Eure. Evreux 17.55
— Le Neubourg 17.25
— Couches 17.90
Eure-et-L. Chartres.... 17.20
— Bonneva'i 17.50
— Auneau 17.25
iVord. Cambrai 18.25
— Bergues 17.25
— Lille 13.90
Oise. Beauvais 17.00
— Compiègne 16.50
— Clermont 17.60
Pas-de-Calais. Arras... 17. So
— Calais 17.50
Seine. Paris 18.10
S.-el-Oise. Versailles.. 17.90
— Elampes 17.50
— Houdan 17.00
S.-ei-Mar)!e. Meaux.... 18.10
— Montereau '.8.00
— Provins 18.00 »
Semé-/)»/". Bouen 17.40 10.85
— St-Romaiû 17.10 »
— Neufchâtel 17.20
Sonijne. Amiens 17.25
— Montdidier 17.00
— Poix 17.00
Prix moyens 17.52
3* RÉGION. — NORD-EST Arde7ines. Sedan 17.40 11.15
— Vouziers 17.50
Aube. Troyes P. 75
— Ârcis-sur-Aube.. 17.60
— Dar-sur-Aube.. .. 17.60 Marne. P.eims 1 7 . 40
— Epernay 17.50
— Sezaiiue 17.50
H. -Marne. Chaumont.. 17.90
— Laiigres 17.40
Meurthe-et-Mos. Nauc^. 17.75
— Luneville 18.25
AfeMse. Bar-le-Duc 17.90
— Verdun 17.50
Hle-Saône. Gray 18.25
Kosge.s. Mirecourt 17.25
Prix moyens 17.65
C/iareu/e. Angoulême.. 17.70 »
C/i« >'.-/'»/". Marans 16.75 »
Deux-Sèvres. K\orl..., 17.00 9.75 l.-et-L. Haye-Descartes. 17.25 »
— Chàteaurenault.. . 17.30
— Loches 16.75
Loire-Zn/^. Nantes 17. £0
M. -e<-Z,Oiî-e. Angers.. . . 17.15
— Saumur 17.40
— Cliolet 16.60
Fendée. Luçoû 17.00
— Ste-Hermine 17.10
Fienne. Poitiers 17.10
Hle-Vienne. Limoges... i7.6'i
Prix moyens 17. ib
fr.
fr.
16.00 14.15 16.25 15.65 14. 10 15.60 15.00 l-i.OO 14.25 13.50 14.50
15.25 15.00 14.25 13.90 14.00 15.00 15.75 14.15 !3.75 13.40 14 50 14.25 14.50 14.75 U.OO 13.25 14.35
— CENTRE
Blé. Seigle. Orge. AToinc
fr. fr. fr. fr.
^ nier. La Palisse 18.40 10 40
— Gannat 19.10 »
C/ier. Bourges I7.i0
— Vierzon 18.25
— Sancerre 16.90
Crewse. Aubusson 16.90
/ndre. Châteauroux 17.35
— Issoudun 17.30
— La Châtre 17.25
Loiret. Orléans 17.70
— Pithiviers 17.90
— Montargis 17.90