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V. — Ecole nationale d'agriculture de Montpellier

Voici la liste des élèves sortis de l'Ecole nationale d'agriculture de Montpellier à la suite des derniers examens et qui ont été proposés pour recevoir le diplôme des écoles nationales d'agriculture :

1, Bounnet. — 2, S. Dussert. — 3, P. Dussert. — 4, Hatot. — 5, Granier. — 6, Ducros. — 7, Bonnier. — 8, Bernes. — 9, Ricôme. — 10, V. Robert. — 11, Guigon. — 12, Quet. — 13, De Cerner. — 14, Ambroise. — 15, Boutinet. — 16, Labouchère. — 17, Gourtot. — '18, Saret. — 19, Branger. — 20, Bobovitsch.

— 21, Turc. — 22, Achard. — 23, Planés. — 24, Groustonopoulos. — 25, Topolsky. — 26, Pinon. — 27, Garon. — 28, Monnier. — 29, Brunet. — 30, Soriano. — 31, Blin. — 32, Revillon. — 33, Pugens. — 34, Reboul. — 35, Gouladès. — 36, Desmartin. — 37, Sprecher. — 38, Silvy. — 39, Rocbette. — 40, Gastaing. — 41, Gordonnier. — 42, Bérard. — 43, Régnier. — 44, Jauzion.

— 45, Simon. — ■ 46, Salmaslian. — 47, Gombescure. — 48, Poulain. — 49, Liart. — 50, Bourjaillat et Lacroix. — 52, Bonnel. — 53, Dandrieu. — 54, Laffile. — 55, Salles.

Nous devons répéter pour l'école de Montpellier ce que nous disions récemment pour celle de Grignon. Cette école soutient avec honneur la grande et légitime réputation qu'elle a conquise depuis vingt-cinq ans; les services qu'elle a rendus et qu'elle rend journellement sont hautement appréciés par les viticulteurs, qui aiment à y chercher les renseignements et les conseils qu'on ne leur refuse jamais. Ils voudraient la voir se développer encore, et ils applaudissent avec ardeur quand on lui rend la justice qu'elle mérite. Cette union intime entre les agriculteurs de la région méridionale et leur Ecole de Montpellier va trouver une nouvelle manifestation dans le concours régional qui se tiendra la semaine prochaine à Montpellier.

VL — Chaires départementales d'agriculture.

Le Journal officiel publie la note suivante :

« En exécution de la loi du 16 juin 1879 et du décret du 9 juin 1880 sur l'enseignement départemental et communal de l'agriculture, un concours est ouvert à Saint-Brieuc, le lundi 6 juillet 1896, pour la nomination d'un professeur départemental d'agriculture des Gotes-du-Nord.

« Les candidats devront être âgés de vingt-cinq ans au moins. Ils adresseront leur demande au Ministère de l'agriculture par l'intermédiaire du préfet de leur département, un mois avant la date fixée pour l'ouverture du concours. Les demandes devront être rédigées sur papier timbré, à peine d'être considérées comme non avenues; elles seront accompagnées des pièces suivantes :

« 1« Extrait de l'acte de naissance (sur timbre), certificat de Lonnes vie et mœurs et certificat constatant que le candidat a satisfait à la loi sur le recrutement;

« 2° Note faisant connaître les antécédents du candidat, ainsi que les travaux auxquels il s'est plus particulièrement livré ;

« 3" Titres, diplômes et deux exemplaires des livres, mémoires, etc., publiés par le candidat. »

Le programme du concours sera délivré aux personnes qui en

feront la demande, soit au préfet dii département dont la chaire est mise au concours, soit au Ministère de l'agriculture (Direction de l'agriculture, i" bureau).

VIL — Ecole d'aviculture de Gambais.

Le deuxième cours pour 1 896 ouvrira à l'Ecole pratique d'aviculture de Gambais le 12 mai prochain. Le programme sera envoyé franco à toute personne qui en fera la demande à M. RouUier, directeur, à Gambais (Seine-et-Oise).

Vin. — Cours publics d'apiculture.

On nous annonce que l'ouverture du cours public et gratuit d'apiculture (culture des abeilles), professé au jardin du Luxembourg, à Paris, par MM. Sevalle et Saint-Pée, aura lieu le samedi 18 avril, à neuf heures du matin. Les leçons seront continuées les mardis et samedis suivants.

IX. — Syndicat des éleveurs de la race de la Charmoise. Depuis quelques années, les éleveurs de la race ovine de la Charmoise ont pris une place nouvelle dans les concours agricoles. On a vu qu'au récent concours général agricole, ils ont remporté de brillants succès. C'est pour favoriser la propagation de cette race, faire connaître ses mérites et ses qualités, qu'un certain nombre d'éleveurs et d'agriculteurs se sont groupés pour former un Syndicat des éleveurs de la race Charmoise. Ce syndicat aura- pour objet d'établir des relations constantes entre tous ceux qui s'intéressent à cette race, de leur permettre d'étudier les questions ayant trait à son avenir et à sa prospérité et de lutter contre les attaques dont elle est encore l'objet en revendiquant pour elle la place importante qui lui est légitimement due dans les concours. Les adhésions au syndicat seront reçues par M. de Bodard, à Pont-Levoy (Loir-et-Cher), qui pourra donner, à ce sujet, tous les renseignements désirables.

Le concours spécial d'animaux reproducteurs de la race ovine berrichonne se tiendra cette année à Bourges du 2 au 4 mai. Les éleveurs de cette race, à quelque département qu'ils appartiennent, peuvent prendre part au concours; ils doivent envoyer leurs déclarations à la préfecture du Cher, à Bourges. — A cette occasion, le Comice agricole de Bourges, composé des cantons de Bourges. Baugy, Chârost, Levet, Saint-Martin, les Aix-d'Angillon, de concert avec la Société d'agriculture du Cher, organise une vente aux enchères de béliers reproducteurs. Une commission désignée par le Comice et la Société d'agriculture procédera, le samedi 2 mai, à l'achat des animaux exposés, destinés à la vente aux enchères qui aura lieu à la Halle le lundi h mai.

XL — Société d'agricidture de l'Indre.

La Société d'agriculture de l'Indre tiendra un concours au Blanc, le 25 mai. A ce concours seront admis les animaux reproducteurs mâles et femelles des races chevalines, bovines, ovines et porcines appartenant à des agriculteurs du département. Les animaux étrangers au département pourront être exposés, mais seulement hors concours. Pour concourir au prix d'ensemble réservé à l'espèce che-

\aline ou bovine, moitié au moins des animaux composant les lots devront être nés et élevés chez Texposant. Les déclarations des exposants seront reçues au siège de la Société, à Châteauroux, jusqu'au 15 mai. XII. — Questions viticoîes.

Le retour de la végétation de la vigne amène les préoccupations des viticulteurs sur les traitements des maladies cryptogamiques. Nous avons déjà publié les premières décisions de la Commission régionale chargée par le Congrès de Bordeaux de poursuivre de nouvelles expériences sur le traitement des vignes contre le black-rot. Dans une circulaire récente, adressée aux associations correspondantes par son secrétaire M. Frédéric Vassillière, le programme des expériences communes à effectuer a été exposé comme il suit :

« l^e série. — Badigeonnage à l'acide sulfurique avant le débourrage; solution à 5, 10, 15 et 20 pour 100 sur 10 ceps seuls, puis sur 10 ceps et leurs échalas.

« 2*= série. — • Pulvérisation à la bouillie bordelaise, acide, neutre et basique; dans chacune de ces subdivisions on emploiera des doses de 1, 2, 3 pour 100 de sel de cuivre et chacun de ces dosages sera essayé sur 10 ceps : 1" au débourrage; 2" quand la pousse aura 5 centimètres de long; 3° quinze jours après le deuxième traitement; 4<* quinze jours après le troisième traitement; 5° du 20 au 31 juillet; 6° du 20 au 31 août.

« L'acidité, la neutralité et la basicité des bouillies seront déterminées à l'aide du papier de tournesol.

a 3e série. — Pulvérisation à la bouillie bourguignonne ; mêmes subdivisions que pour la deuxième série.

ce k'' série. — Pulvérisation à l'hydrocarbonate de cuivre gélatineux; mêmes subdivisions.

« b'^ série. — Pulvérisation au verdet; mêmes subdivisions.

a Dans chaque subdivision de chaque série et pour chacune des doses qu'elle comporte, on laissera, après chaque traitement, la moitié des ceps, soit 5, sans traitement ultérieur jusqu'à l'apparition du black-rot, afin de pouvoir juger de la durée de protection de chacun de ces traitements.

« Après l'apparition de la maladie, chacune des commissions départementales emploiera tel procédé curatif qu'elle croira pratique.

« La commission de la Gironde essaiera en outre;

« 1° L'enlèvement des organes ou parties d'organes malades; 2" l'ammoniaque, en solutions variées jusqu'à provocation de brûlures; 3" l'ammoniuro de cuivre, dans les mêmes conditions; 4" le carbonate d'ammoniaque; 5° le nitrate d'ammoniaque; 6" le lysol dans les mêmes conditions; 7" les bouillies des deuxième et troisième séries, à doses massives de sulfate d'oxyde de cuivre; S'^ la bouillie au tannate de cuivre; 9" les poudres diverses anticryptogamiques. »

On devrait connaître partout les procédés à suivre pour combattre le mildew; mais l'expérience des dernières années a montré que leur application est parfois négligée. C'est pourquoi nous reproduisons les instructions rédigées par M. Barbut, professeur départemental d'agriculture de l'Aude, et qui ont été affichées dans toutes les communes du département ; en voici le texte :

C'est uniquement au mildiou qu'est due la perte de la majeure partie de la récolte de 1895. Ce mildiou est d'abord apparu sur les jeunes grappes dès leur formation, puis sur les feuilles, enfin sur les raisins aux approches de la véraison.

Afin d'en empêcher autant que possible le développement en 1896, il importe de se mettre dès maintenant en mesure de procéder à des traitements métuodiques. Si le temps, en effet, devenait humide et chaud à la fois, le mal pourrait se montrer dès la fin du mois d'avril ainsi qu'il l'a fait l'an dernier sur quelques points.

Pour obtenir une préservation à peu près absolue, il convient de se conformer aux prescriptions suivantes :

1" Traiter très préventivement^ avant toute manifestation du onal, afin d'empèchor la germination des semences du mildiou et l'invasion des organes verts delà vigne; les sels de cuivre préservent et ne guérissent pas;

2" Pulvériser la jjartie supérieure des feuilles et chercher avec soin à atteindre les raisins de façon à ce qu'ils soient aussi complètement que possible imprégnés de cuivre;

3° La végétation de la vigne étant très rapide, il faut rapprocJter assez les premiers traitements pour cuivrer les rameaux et les feuilles peu après leur développement ;

4" Ces premiers traitements ayant une importance capitale^ ne pas craindre de les exécuter avant ou même pendant la pluie. C'est pour avoir attendu le retour du beau temps que nombre de vignobles ont été dévastés l'an dernier;

5" Employer assez de solution pour que toutes les parties vertes de la vigne — feuilles., fruits., vrilles., sarments non aoûiés — soient recouverts de taches cupriques:,

6° Sulfater avec des solutions liquides aux époques ci-après :

Une première fois aussitôt que les bourgeons ont de 8 à 10 centimètres de long ;

Une seconde fois immédiatement après la floraison^ au moment précis où le capuchon qui recouvre les jeunes grains commence à tomber. Dans ce traitement viser surtout les grappes, sans pour cela négliger les feuilles.

Ces deux sidfatages sont les plus importants.

Un troisième traitement sera fait vingt ou vingt-cinq jours après le second. Si la persistance des pluies ou l'abondance des brouillards et des rosées favorisaient la multiplication du mildiou, il pourrait devenir nécessaire d'exécuter un quatrième sulfatage dans le courant d'août.

7" Se bien garder de faire un usage exclusif des poudres cupriques dont les effets sont insuffisants; mais alterner les traitements liquides avec ceux aux poudres.

Pour ne pas accroître inutilement les frais de main-d'œuvre, il serait bon de n'employer contre l'oïdium que du soufre contenant du sulfate de cuivre dans la proportion de 5 pour 100 au maximum au début de Ja végétation, de 8 à 10 pour 100 aux soufrages suivants.

8" Ces poudrages deviennent surtout indispensables en août, alors que la végétation ayant atteint son complet développement les pulvérisations ne peuvent que difficilement arriver aux raisins.

Employer alors les poudres cupriques non avec la boîte à soufrer, mais avec les soufflets qui forment sous les souches des nuages de poussière enveloppant tous les fruits et les préservant des rots et de la pourriture.

Solutions à employer. — Toutes les solutions cupriques sont bonnes crui sont bien préparées. Nous n'indiquons ici que celles que l'on doit préférer, les classant d'après leur efficacité relative dans l'ordre suivant :

Verdet gris en grains. — 1 kilog. par hectolitre d'eau.

Il faut plusieurs heures pour obtenir la dissolution du verdet, mais il suffît de préparer à l'avance une solution concentrée en mettant à macérer dans un fût de 500 litres, 50 kilog. de verdet, ou 20 kilog. dans un fût de 200 litres. Au moment des sulfatages, 10 litres de cette solution," additionnés de 90 litres d'eau, donneront la bouillie à 1 pour 100 prête à employer.

Le Verdet neutre, vendu sous forme de poudre verte, se dissout instantanément; mais, à cause même de cette propriété, son adhérence est moindre et les eaux météoriques peuvent l'entraîner plus facilement que le précédent.

En aucun cas il nen faut employer moins de 1 kilog. par hectolitre d'eau (se tenir en garde contre les indications contraires).

La bouillie au carbonate de soude se prépare comme suit. — Premier traitement : 2 kil. de sulfate de cuivre, 1 kil. de carbonate de soude, 100 litres d'eau.

Traitements suivants : 3 kilog. de sultate de cuivre, 1 kil. 500 de carbonate de soude, 100 litres d'eau.

Exiger du carbonate de soude raffiné à 90-92 degrés de pureté. Au cas où il serait fait usage des cristaux de soude qui se trouvent chez tous les épiciers, il conviendrait d'en mettre deux fois et demi plus que de carbonate raffiné.

Ne préparer chaque jour que la quantité de bouillie pouvant être employée.

La bouillie bordelaise ordinaire se compose, pour le premier traitement, de 2 kilog. de sulfate de cuivre, 1 kilog. de chaux, 100 litres d'eau.

Pour le deuxième traitement, de 3 kilog. de sulfate de cuivre, 1 kil. 500 de cliaux, 100 litres d'eau.

Verser le lait de chaux dans la solution de sulfate de cuivre et ne pas faire l'inverse.

Eviter avec soin : P les bouillies acides (manquant de chaux) qui provoquent des brûlures parfois très graves ;

2" Les bouillies alcalines (contenant trop de chaux) qui sont moins adhérentes aux feuilles, plus difficiles à répandre, plus lentes à agir.

Le mieux est d'avoir un papier de tournesol bleu que l'on plonge dans la bouillie à mesure que se fait le mélange de chaux et de cuivre : tant que ce papier rougit, il faut ajouter de la chaux, on cesse d'en mettre aussitôt quil reprend sa couleur bleue.

On peut encore plonger dans la bouillie une aiguille à tricoter en acier : il conviendra de mettre de la chaux jusqu'à ce que cette aiguille cesse de se recouvrir de cuivre rougeâtre pour reprendre le poli éclatant de l'acier.

La bouillie neutre ainsi préparée ne peut point brûler, est plus adhérente et agit peu après son emploi, tandis qu'il faut parfois huit jours à la bouillie trop riche en chaux.

Les solutions simples de sulfate de cuivre sont souvent caustiques et brûlent, ne marquent pas sur les feuilles et sont trop facilement entraînées par les pluies. Leur usage n'est point à conseiller. Dans tous les cas, il convient de ne jamais employer plus de 300 à 400 grammes de sulfate de cuivre jjar hectolitre d'eau.

Les viticulteurs auront toujours intérêt à préparer eux-mêmes leurs bouillies, ne serait-ce qu'au point de vue économique et pour éviter les fraudes pouvant se produire dans la vente des jd réparations cupriques.

Ils doivent toujours, au moment de faire leurs achats, exiger des vendeurs la garantie sur facture que les produits livrés ont la composition suivante :

a) Le sulfate de cuivre doit contenir de 98 à 99 pour 100 de sulfate de cuivre pur, ce qui correspond à une teneur en cuivre de 25 pour 100 environ;

b) Le verdet gris extra sec en grains doit renfermer de 34 à 35 pour 100 de cuivre métal; c) tandis que le verdet neutre doit contenir de 31 à 32 pour 100 de cuivre métal;

d) Le carbonate de soude raffiné 4oit être à 90-92 pour 100 de pureté;

é] Les poudres cupriques n'ont de valeur que par le cuivre qu'elles contiennent. Exiger toujours l'indication de la quantité de sulfate de cuivre se trouvant dans 100 kilog. de poudre quelle qu'elle soit. Gr. Barbut,

Professeur départemental d'agriculture.

Pour les maladies cryptogamiques plus récentes, comme naguère

pour roïdium, on ne doit pas se lasser de répéter que les traitements

doivent être préventifs. Si l'on attend que la maladie se soit montrée,

il est trop tard pour que l'efficacité de ces traitements soit complète.

XIIL — Société vétérinaire de la Marne.

La Société vétérinaire de la Marne, fondée en 1 846, et présidée par M. A. Collard, célébrera le cinquantenaire de sa fondation le samedi 25 avril, dans une réunion solennelle à Chàlons-sur-Marne. A cette occasion, M. Nocard, professeur à l'Ecole vétérinaire d'Alfort et membre de l'Académie de médecine, fera une conférence sur la tuberculose et la tuberculine, qui attirera certainement une nombreuse affluence de cultivateurs.

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