‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 513 sur 737 · V.aches · texte numérisé non relu

V.aches

T-aureaux . .

Veaux

Moutons . . .

Porcs gras .

— maigres.

Vente moj

■enne.

BOITE AUX LETTRES

BOITE AUX LETTRES

R. G., à A. [Lot-et-Garonne). — Vous désirez qu'on vous donne des renseignements sur les meilleurs engrais à employer pour la tomate cultivée dans une terre silico-argileuse , la silice étant de beaucoup prédominante. Grénéralement, on recommande d'employer surtout le terreau pour la culture des tomates, surtout dans les terres légères analogues à celle que vous indiquez.

Toutefois, d'après les essais publiés par M. le marquis de Paris, président de la Société d'agriculture de Fontainebleau, on peut employer avec avantage, pour ces plantes, un mélange d'engrais minéraux préparé dans les proportions suivantes : 1 kilog. de nitrate de soude, 4 kilog. de superphosphate à 15 0/0, 2 kilog. de chlorure de potassium, 2 kilog. de sulfate de chaux et 2 kilog. de sulfate de fer. La quantité à employer est de 200 à 300 grammes du mélange par mètre carré. A la première dose, c'est-à-dire à raison de 200 gr. par mètre carré, on emploierait, pour 10 mètres, 180 gr. de nitrate de soude, 730 de superphosphate, 360 de chlorure de potassium, et autant de plâtre comme du sulfate de fer.

L. A., à D. [Haute-Marne). — Vous demandez s'il est exact que la plante fourragère désignée sous le nom de Lathyrus sy h es tris soit dangereuse pour le bétail. S'il s'agit de la variété de cette plante sélectionnée par Wagner, et qui a été connue surtout en France par les articles de M. du Pré- CoUot publiés dans le Journal, il y a quelques années, on peut vous répondre négativement sans craindre d'erreur ; elle n'est aucunement dangereuse pour le bétail. On peut même ajouter que cette plante est très estimée en Allemagne comme donnant un excellent fourrage ; elle est moins répandue en France, mais elle commence à être appréciée par ceux qui l'ont plantée ; seulement, il faut attendre deux ou trois ans avant qu'elle ait pris un développemeat avantageux.

A. M., à G. [Gers). — Vous demandez comment on doit employer le verdet pour le traitement des vignes contre le mildew. Nous rappelons ce qui a été dit sur ce sujet dans le Journal du 18 avril (p. 606). On emploie pour cet usage deux sortes de verdets.

le verdet gris et le verdet neutre : pour préparer la bouillie du traitement qu'on répand avec un pulvérisateur sur les vignes, on doit faire dissoudre 1 kilog. de verdet dans un hectolitre d'eau. S'il s'agit de verdet neutre, la dissolution se fait avec une très grande rapidité, mais on a constaté que la bouillie a moins d'adhérence sur les feuilles ; s'il s'agit de verdet gris, la dissolution est plus lente et plusieurs heures sont nécessaires pour l'obtenir, mais l'adhérence sur les feuilles est plus grande.

G. D., à S. [Aveyron). — Vous voulez semer des navets sur une vieille pâture retournée et qui n'a pas reçu de fumier depuis une vingtaine d'années au moins; vous demandez quels engrais commerciaux vous pouvez employer.

Dans ces conditions, il paraît que les superphosphates et le nitrate de soude vous donneront les meilleurs résultats; on vous recommanderait d'employer environ 500 à 600 kilog. de superphosphate et 250 kilog. de nitrate de soude, le tout par hectare.

L., à A. [Manche). — Vous demandez quelles sont les meilleures bases à adopter pour l'achat de guano qu'on vous offre. Il en est de cet engrais comme de tous les autres ; la seule mar ère est de le payer d'après les quantités d'éléments fertilisants qu'il renferme à l'état normal, c'est-à-dire à l'état sous lequel il est vendu. Ces éléments sont, comme vous savez, l'azote, l'acide phosphorique et la potasse. Les prix de ces éléments sont aujourd'hui environ de 1 fr. 25 à 1 fr. 30 pour l'azote par unité, de 40 à 42 centimes pour la potasse et de 45 à 48 centimes pour l'acide phosphorique soluble.

G. y à p. [Oise). — Vous demandez quand on peut faire saillir une vache.

Etant donné, bien entendu, que les chaleurs se manifestent, la meilleure période est celle des trois à quatre mois qui suivent le vêlage ; c'est ainsi qu'on obtient la plus grande proportion de lait que la bête peut donner entre deux vêlages.

Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres, doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture, 2, carrefour de la Croix- Rouge, à Paris.

Le Gérant : A. Bouché.

CHRONIQUE AGRICOLE (y mai is.g,.

Les conditions météorologiques du printemps. — Caractères spéciaux de la saison. — ■ La sécheresse dans la plupart des régions. — Conséquences pour la région méridionale. — Désastres provoqués par la sécheresse en Espagne. — Manifestations en faveur du nouveau ministère. — Adresses envoyées par le Comice agricole de Saint-Quentin et par le Syndicat de^ fabricants de sucre. — Lcltre de M. Yermoloff, ministre de l'agriculture en Russie. — Quelques notes à propos de M. Vigcr, ancien ministre de l'agriculture. — L'invasion phylioxérique dans le canlon de Genève. — La lutte contre les maladies cryptogamiques de la vigne. — Lettre de M. Frédéric Vassillière. — Organisation d'une exposition de raisins frais à l'exposition municipale de Montpellier. — Assemblée générale de la Société française de viticulture. — Les admissions temporaires de blé. — Note de M. Lejosne. — Vœux du Comice de Chàteau-Tliierry. — Vente de béliers southdown à La Manderie. — Concours de la race berrichonne à Bourges. — Projet de concours de la race mulassiére à Niort. — Lettre de M. Eug. Sagot. — Le congrès du Syndicat des fabricants de sucre. — Conclusions du rapport de M. Gaillot sur la destruction du silphe des bette raves. — Programme d'un concours d'arracheurs de betteraves en Hollande. — Les champsd'épuration des eaux d'égout à Gennevilliers. — Les expositions organisées en 1895 par la Société nationale d'horticulture. — Ventes publiques de laines de France à Paris.

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