‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 523 sur 737 · à 16,000 — — Thiry (Meurthe-et-Moselle · texte numérisé non relu

à 16,000 — — Thiry (Meurthe-et-Moselle

C'est à la sécheresse excessive des mois d'août et de septembre 1895, que, sans hésitation, ces diminutions de rondement, si considérables en quelques cas, doivent être attribuées. En 1894, chez ces cultivateurs, les pluies de l'été n'ont eu ni la même fréquence, ni la même intensité que dans d'autres régions, et la

d'août, la végétation pouvait être considérée comme suspendue.

Les différences de rendement qui, de sens contraire, se sont traduites par des augmentations de rendement en 1895, sont beaucoup moins nombreuses ; j'en citerai six qui sont remarquables; elles se sont traduites chez les cultivateurs dont les noms figurent au tableau ci-dessous par les chiffres suivants :

ISyi. 1895.

15,500 à 31,000 kilo-, chez M. Béguin (Allier)

15,000 à 26,000 — — Blin (Orne)

9,360 à 30.000 — — Chauvin (Corrèze)

13,000 à 21,400 — — d'Havrincourt (Pas-de-Calais)

13,200 cà 31,000 — — Moutard (Eure)

10,000 à 30,000 — — Touzard (llle-et-Vilaine)

C'est à des causes diverses que doivent être attribuées dans ce cas, les augmentations constatées eu 1895, ou, pour parler plus justement, les infériorités constatées en 1894 par rapport aux rendements normaux.

Chez MM. Béguin et Chauvin, comme aussi chez M. Touzard dans les grèves du Mont-Saint-Michel, la plantation en 1894, avait été au début, fortement affectée par la sécheresse du printemps, la levée avait été mauvaise et des manques s'étaient produits.

Chez M. Blin, dans un terrain sablo-argileux reposant sur un sous-sol imperméable, les pluies de 1894 avaient exercé une influence désastreuse.

Chez M. d'Havrincourt, et par suite d'une erreur, la plantation faite sur une prairie retournée n'avait reçu aucun engrais.

Chez M. Moutard enfin, et malgré les ordres les plus précis, le chef de culture avait néghgé de sulfater et, sous l'influence de la maladie, la récolte a baissé de moitié.

D'une manière générale, en un mot, c'est aux conditions météorologiques si fâcheuses de ces deux années, à la sécheresse qui, au printemps de 1895, a compromis la levée du plant, aux pluies qui, cette môme année, ont terminé la campagne, c'est à la sécheresse et à la chaleur d'août et septembre qu'est due l'infériorité relative que je viens d'exposer.

On ne saurait l'attribuer à des fautes professionnelles, l'importance de celles-ci est presque nulle aujourd'hui; les procédés rationnels que j'ai fait connaître sont dès maintenant admis et pratiqués par la culture et lui assurent, lorsque les conditions météorologiques sont normales, de magnifiques récoltes.

C'est à peine si, en parcourant les comptes rendus que m'ont adressés mes collaborateurs, on y découvre quelques rares erreurs.

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